T. I, p. 17 et
3. Je parle des manuscrits anciens et importants, non des mannscrits modernes et des éditions, où ces fautes ont été généralement corrigées.
4. Une autre épilaphe du même musée commence par ces mots : Bene tit tibi qui j'acis (pour jaces) intus. — Un exemple frappant de cette confusion de voyelles se trouve dans une pièce qui a l'avantage de porter une date. C'e«t une Instruction de Dagobert {Dagoberti régit Prœceptum) de l'an 632. Elle n'a que seize lignes, et Ton y voit réunis tous les mots suivants : alequaniolum, cognomenate, addicionebus, basileca, coîisistentebus, ttabiletcUe, tempO' rébus, firmetatem. (Cf. Mabill., De re diplomatica, p. 465.)
supposer que Basileus n'est que le nom grec prononcé à la manière latine, Basile^us; car les Romains, quand ils n'ont pas conservé poétiquement pour ces noms la déclinaison grecque, c'est-à-dire la troisième (JOrpheos^ Orphea\ les ont fait de la seconde {Orphei, Orpheo). D'où est venue naturellement la fausse prononciation du nominatif. Tous les poètes qui méritent quelque estime ont toujours fait Orpheus de deux syllabes; mais dans les âges de décadence on voit apparaître Orpheus avec la quantité d'un dactyle. Ainsi dans le Culex (v. 416 et 268) :
Naîadum cœtu, tantum non Orpheus Hebnim
Pœnaque respectus, et nune manet Orpheus in te.
Yoilà un argument sans réplique pour décharger Virgile de la responsabilité de ce petit poème.
4. Ce vers est assez obscur. Il me semble signifier : a Pour que tu voies le fond de mon cœur, que je vais t'ouvrir dans ces vers. »
5. Voici une construction bien peu régulière : omata gouvernant le génitif! « £lle fut ornée de toutes les vertus, pour le bonheur des siens. »
6. Ce vers a un demi-pied de trop. Il faut lire, en corrigeant Tétourderie du copiste :
Innocua, simplex, numquam servavit dolum.
Le quœ a pu être ajouté dans la transcription, à cause de la répétition du même mot dans le vers suivant.
Il n'est pas rare que des fautes de copie se soient glissées dans les inscriptions. J'en citerai un seul exemple, qu'on voit dans l'épitaphe célèbre du poète Pacuvius. Jacques Mazzocchi^ donne ainsi le premier vers, d'après le monument :
Adolescens, tametsi properas, hoc te saxum rogat.
On sait que la même épitaphe est rapportée par Aulu-Gelle (I, 24). Les éditions de cet auteur n'offrent de différence que tamen etsij au lieu de tametsi (ou mieux tam etsi^ car tam est élidé) : ce qui fait un sénaire de sept pieds I II y a dans ce premier vers une faute manifeste : au lieu de hoc tej il faut peut-être lire te hoc, pour que le vers n'ait pas une syllabe de trop :
Adolescens, tam etsi properas, te hoc saxum rogat.
C'est ainsi que Bothe, grand connaisseur en fait de métrique, a édité ce vers K On pourrait aussi supposer l'addition fautive du mot hoc, qui n'est pas indispensable.
7. Cette ligne n'est pas un vers. Il n'est pas rare qu'une pareille indication soit donnée à la fin d'une épitaphe versifiée ; mais il est gauche de