Voy. Ribbeck^ Comicorum latinorum reliquiœ, p
J'avais bien des fois ruminé ce passage, et toujours le même vice de raisonnement me frappait Tesprit. On croira sans peine que j'ai trouvé avec un vif plaisir un philologue qui a soulevé, il y a deux siècles et demi, la même objection. C'est Scioppius (Gaspard Schopp), homme dont le caractère peu honorable a fait tort à sa réputation de savant. Yoici comment il formule sa critique contre les vers d'Afranius tels qu'on les lit dans les éditions de Nonius^ :
« Elégantes sunt Afranii versus apud Nonium Marcellum in Senium^ ubi ostendit Malam œtatem pro senectute dici. In iis rationem reddit Afranius cur aniculœ amatores^ invenire nequeant, hoc modo : Si postent hamines^ etc.
c( Malum logicum fuisse A&anium scilicet. Yersu enim postremo ait senectutem nulla habere delenimenta, quibus amatores conciliare possit* Unde effici debebat vetulas amatoribus carere. At versu primo ait, si homines delenimentis in amorem illici possent, omnes vetulas amatores habituras. Quod deridiculum et perabsurdum est. Quare, ut sensus constet, primo versu legendum : Ni possent homines, etc.
a Hoc enim vult : Nisi homines delenimentis caperentur, etiam vetulœ amari solerent. Nunc autem senectus nulla delenimenta habet (nec enim habet corpus tenerum, morigeros modes, etc.) ; quare nec amatores habet.
c( Ni homines possent capi, pro nisi caperentur. Sicut Yirgil. 7. iEneid.
Nil linquere inausum Quœ potui infelix.
a Et 12. iËneid.
Quam propter tantos potui perferre labores. »
Si j'applaudis au diagnostic du médecin reconnaissant au juste la maladie, je n'approuve pas également le remède qu'il propose. Les deux conjonctions si et ni ne semblent pas pouvoir être facilement confondues^ La négative nisi, dans le premier membre de la phrase, présente une construction forcée. Enfm je ne trouve pas concluante l'assimilation faite avec les passages cités de Virgile , et je voudrais ni caperentur, au lieu de ni possent capi.
Nous différons complètement d'avis sur le sens du passage. Le poète dit, selon Scioppius, que les vieilles fenmies n'ont pas de delenimenta, et moi je prétends qu'il dit le contraire. Mais ces delenimenta ^ de l'âge mûr
!• Verisimilium Ga^paris Scioppii, Franci, lib. II, cap. xx.
2. J'igoute que ni est un mot bien rare dans les manuscrits. Ils portent presque toujours nUi dans les passages ou ni est réclamé pour la quantité. Je parle des Comiques et des poètes qui n'ont pas écrit en yers hexamètres.
3. J'entends par ce mot « les artifices de la coquetterie. » L*âge de oelles qu'on appelle anu9 ne permet guère de supposer autre chose.
sont tout dififérents des avantages de la jeunesse, que Tauteur a énnmérés {œtas et corpus tenerum et morigeratid). Il s'agit donc d'affirmer dans le dernier vers, comme dans le premier, que les vieilles courtisanes ont aussi leur genre de séductions : ce qui peut se faire en substituant mnlta à nulla :
Mala œtas multa dclcnimcnta invenit.
Cette erreur de copiste me paraît s'expliquer plus facilement que celle que Scioppius a supposée.
Je crois cette faute trog-ancienne, et je ne l'imputerais pas à Nonius ou h ceux qui l'ont transcrit. Elle a pu exister dans plus d'un exemplaire d'Afranius. Elle provient, à mon avis, de l'impertinente prétention de cette vieille, qui s'attribue les charmes de la jeunesse, ou plus exactement des attraits rivaux. Le dernier vers, tel qu'on le lit, porte avec lui un sens simple et naturel, si on l'isole : « La vieillesse ne possède aucune séduc* tioh. )) Ce sens ne devient inadmissible que dans l'ensemble. Il faut ici un paradoxe, et ce paradoxe a été pris pour une erreur : il a disparu par le fait d'une correction maladroite.
(Revue de Vlnstruction publique, 2 avril 1863.) .
Quelques mois après , la Revue de V Instruction publique publia une lettre, datée de Tunis, dans laquelle M. Nonce Rocca, homme de lettres, désapprouvait ma conjecture. La place me manque pour insérer les différentes lettres dans lesquelles mon opinion a été combattue : il y en a de très-longues, et qui forment des brochures. Notre correspondant trouve qu'il n'y a nulle contradiction dans les vers d'Afranius : on en jugera. Voici sa traduction : « Si les hommes pouvaient être pris par les séductions, toutes les vieilles femmes auraient maintenant des amants. L'âge, la délicatesse de corps, la complaisance, tels sont les charmes des belles femmes : la vieillesse ne trouve pas de séductions. »
Je répondis à cette lettre, qui n'éclaircissait guère la question, les quelques lignes qu'on va lire.
Mes réflexions sur le précédent passage d'Afranius m'ont valu des suffrages et attiré des objections. Celles-ci ne m'étonnent pas : j'ai proposé cette correction plutôt comme une solution désespérée que comme une restitution dont l'évidence devait entraîner l'assentiment général. Un changement dans le texte, même dans un texte donné par un recueil que l'on sait être singulièrement corrompu, est toujours une chose grave, et l'on a raison de chercher à échapper à cette nécessité. Je suis bien aise que ma tentative ait trouvé de l'intérêt jusque sur les rivages lointains de l'Afrique.
La Revue accueille avec empressement la réfutation envoyée par M. Rocca ; et quelle que soit la conclusion de nos lecteurs, ils nous sauront
gré de leur avoir fait connaître le plaidoyer de mon spirituel contradicteur. Maintenant je ne sais si c'est la suite d'une invincible préoccupation, mais j'avoue n'avoir pas été frappé de ses arguments, et je crois en découvrir le faible, caché sous une forme spécieuse. Ce qu'il y a de plus singulier, c'est que j'accepte sa traduction des cinq vers, et je ne vois pas qu'il ait réussi à faire disparaître la contradiction.
J'avoue qu'il y a un moyen, et ce moyen est sans doute celui dont M. Rocca use dans son esprit : c'est de donner un sens différent aux deux delenimenta. Il n'est pas le premier qui fasse ce jeu de mots. Diiker ^ trouve quelque part cette interprétation, et il la rejette. Ainsi, d'un côté c'est V avantage qu'on possède, de 1 autre c'est V action qu'on exerce; dans le premier vers il s'agirait de la qualité du svjet, dans le cinquième de l'impression de l'objet. Voilà ce que je ne saurais acceptera aucun prix.
Notre mot séductions^ qui en général rend bien delenimenta^ a ici le tort de pouvoir s'appliquer aux vieilles comme aux jeunes. Mais Tintention du poète latin est tout autre : pour les jeunes il a employé un mot désobligeant, venena, enchantements, philtres, c'est-à-dire séductions de mauvais aloi, moyen déloyal de plaire. C'est le monde retourné.
Je vais tâcher de faire sentir cette différence, en donnant de ce passage une traduction que je chargerai un peu, à dessein :
(( Si les hommes étaient sensibles aux véritables séductions, ils auraient tous des vieilles pour maîtresses. Leur âge, un corps délicat, les tendres faiblesses, tels sont les ensorcellements dont se servent les jeunes beautés. Les véritables séductions (multa) sont le privilège des vieilles, n
Avec la leçon ordinaire {nulla)^ le dernier vers doit se traduire ainsi : (( Les vieilles ne sauraient trouver les véritables séductions, n
Ce qui donne toujours le même raisonnement que Schopp a combattu avant moi.
{Revue de V Instruction publique^ 21 mai 1863.)
Dûbner voulut aussi intervenir dans la discussion, et il adressa à la Revue de rinstruction publique la lettre suivante :
a Au rédacteur en chef de la Revue.
(( Monsieur, (( Admettriez-vous encore quelques lignes sur le fragment d'Afraniug traité par M. Quicherat avec cette maturité qui est le cachet de tous ses travaux? Je crois l'ancienne leçon exacte, mais nullement parce que c'est
i. Ad Liv. XXXIX, H t « Aotiquos delenimenta vocasse cpia Grnci 9^YT)Tpa dicant; eoque etiam Domine Tenire Toneflcia, venena, pocula amatoria. Utramqae signiflcatioDem probat veraibas Afranii, quorum posterior est in versu primo, prior in uUxmo. ^
la leçon des manuscrits, et qu'elle n'exige point le changement très-léger de nulla en multa. Ceux que toute correction du texte met mal à l'aise, et qui prononcent gravement : « La correction est ingénieuse, mais les ma- « nuscrits ne la confîrment pas , » font preuve de faibles études. S*ils avaient lu des manuscrits fort anciens, et contemporains ou à peu près des auteurs, ils sauraient ce qui se passe quelquefois dans les copies, môme les premières, et n'asserviraient pas leur jugement à la main des copistes. La bibliothèque impériale possède la copie d'un manuscrit des Chiliades de Tzetzès revu par Tzetzès lui-même une quinzaine d'années après la composition de l'ouvrage : il faut voir comme il apostrophe, dans des scholies en partie écrites en vers, ce pauvre o calligraphe » ; il lui dit, par exemple :
c M. Rocca me semble se tromper en disant que « le cinquième vers « condense et réforme tout ce qui précède, et qu'il présente, sous une « forme affirmative, la même idée que le premier vers sous la forme cona ditionnelle. » Je le crois dit selon ou dans l'esprit de ces hommes sur lesquels les séductions des vieilles n'ont pas de prise, voici comment : « Si les « hommes pouvaient être pris par les séductions, toutes les vieilles auraient u maintenant des amants *. » L'âge, la délicatesse du corps, la complaisance, tels sont les philtres que leur appliquent les belles femmes : (selon eux) « l'âge mauvais » ne saurait trouver de séductions. « La femme est-elle « vieille, le procès est jugé : elle ne saurait nous delinire^ » et ils n'y regardent pas même. Je crois aussi le formosarum emprunté par la vieille au langage de ces hommes et dit avec un accent de dépit. Dans les deux cas, j'entends a Vaction exercée sur les hommes, » et non pas « l'avantage « qu'on possède, » d'accord avec M. Quicherat sur la distinction qu'il oppose à l'interprétation de M. Rocca.
c( Dirai-je que dans sa traduction n chargée à dessein #> M. Quicherat a écrit par pure distraction du moment : « les hommes auraient tous des vieilles pour maîtresses, » lui qui connaît si bien le : Quid heri Chrysidem habuitf
a Veuillez agréer, etc.
Fréd, DiJBiNER.
« Montreuil-sous-Bois, le 22 mai 1863. »
J'ai voulu citer intégralement la lettre de Dubner, pour que chaque lecteur puisse en tirer sa conclusion. Quant à moi, je trouve qu'elle ne tranche nullement la difficulté, et je crois qu'il ne s'agit nullement ici « de
4 . La phrase est amphibologique, et permet ce sens. Mai» il est bien plus naturel de considérer amatorea comme sijg'et, ainsi que omnes, qui ne peut se rapporter qu'à ce mot. Anus n'y peut prétendre. D^ailleurs ce mot, sur lequel pèse toute la phrase, a été mis en saillie à la fin du Ters.
ces hommes sur lesquels les séductions des vieilles n'ont aucune prise. » A mon avis, c'est le contraire. Bien entendu, ce sont des séductions opérées par l'esprit, non par les avantages physiques.
Quant à la dernière objection que m'adresse un peu durement mon savant contradicteur, je crois que le vers de Térence n'a nul rapport avec le fragment d'Afranius ; il n'a rapport qu'à un fait passager, tandis que les vieilles qui recherchent des adorateurs ont l'intention de les garder longtemps. Habere amatores signifie ici tout simplement avoir des amants, <E être en possession d'un amant. » Le vers de Térence désigne la courtisane banale, tandis que la vieille coquette d'Afranius prétend à une inclination. D'ailleurs le mot que nous voyons dans Térence, habuit^ appartient au langage des hommes et non à celui des femmes.
Dans le numéro de la Revue de V Instruction publique du 2 avril 1863, j'ai essayé d'interpréter^ en changeant quelques lettres d'un mot, un passage d'Afranius, qui me paraît, ainsi qu'à d'autres, présenter un vice de raisonnement. M. Theil, professeur au lycée Saint-Louis, vient, dans le Journal général de l'Instruction publique (6 janvier 1864), de s'élever contre ma conclusion. Permis à M. Theil de rejeter ma conjecture. Je ne l'ai pas donnée pour une certitude, et j'ai été bien aise que M. Nonce Rocca soulevât des objections dans un numéro de ce recueil. Mais M. Theil n'avait pas écrit une lettre pour exprimer seulement son dissentiment. Il a trouvé une explication que personne n'avait entrevue. Avec la lumière qu'il jette sur ce passage, il espère mettre d'accord toutes les opinions.
Dans les vers d'Afranius se trouve l'expression mala œtaSy que j'expliquais, comme tout le monde, par vieillesse. J'avoue que je n'ai pas cherché à justifier ce sens : il est des choses qu'il faut supposer connues du lecteur, si l'on ne veut lui manquer de respect. C'est cette confiance qui nous a perdus, M. Rocca et moi, aux yeux de M. Theil. Nous nous trompions du tout au tout. « 11 (recueil inaperçu) est dans la périphrase mala œtaSf où l'on croit voir, je ne sais par quelle préoccupation d'esprit*, la désignation de la vieillesse, tandis que c'est le contraire... Le mauvais âge, aux yeux de la vieille coquette, c'est la jeunesse. » Et finalement M. Theil traduit ainsi le dernier vers (Mala œtas nulla delenimenta invenit) : Mais des séductions, cet âge détestable n'en sait pas trouver, » ajoutant au texte un mot considérable, quoique bien petit, l'adjectif démonstratif cetj dont l'équivalent serait indispensable en latin, si son explication était fondée.
Mala œtas n'est pas une expression qui ne se trouve qu'une fois dans la
i. Notez bien cette incise : elle montre combien M. Theil est préparé à traiter oea qoettioDS.
latinité : le seul Plaute en fournit deux exemples. Dans les Ménechmes (Yi 2, 6), un yieillard se plaint du poids des années :
ut sBtas mala merx mala est tergo !
VAululaire (I, i, 4) offre un passage encore plus frappant. Eoclion, grondant la vieille servante Staphyla, lui dit :
Àtque ut te dignam, mala, malam œtatem cxigas.
Ici| malam œtatem forme comme un seul substantif (len^dtilem), pouvant prendre une épithète. Nous dirions d'une manière analogue : o Le jeune âge imprudent. »
Ces exemples sont-ils uniques? Point du tout; et je puis dire à mon tour : Je ne sais par quelle préoccupation M. Theil croit que le sens de cotte locution latine est encore à trouver, et qu'il est libre d'en imaginer un pour le besoin de sa thèse. Quand un grammairien latin a pris la peine d'expliquer une ancienne locution, tombée en désuétude, pour qu'elle fût comprise de son siècle, nous acceptons avec empressement et reconnaissance ce commentaire, et la locution dont il s'agit est mise par cela même hors de discussion. C'est précisément ce qui a lieu pour mala œtas. Nonius Marcellus, à la première page de son livre, et en tête de son premier chapitre, qui traite de la Propriété des motfy fait observer que les anciens disaient mala œtas comme périphrase desenectus, et il cite à l'appui diverses autorités, Plaute, Turpilius, Pacuvius, Afranius. Cette richesse d'exemples est presque du luxé*; mais nous n'avons garde de nous plaindre d'une curiosité qui nous a conservé de précieux fragments. Je renvoie a ce passage bien connu non pas le lecteur, mais mon contradicteur*.
Une chose met le comble à mon étonnement. M. Theil a traduit ou plutôt imité deux fois, en deux formats différents, le Dictionnaire latinallemand de M. Freund. Or M. Frcund cite deux fois (à i£TAS et à malus) les exemples de Plaute ^ et quoiqu'il ne les traduise pas, leur sens est suffisamment éclairci par leur place et leur entourage. M. Theil a donc bien peu de mémoire I
Que dis-je? M. Theil oublie non-seulement ce qu'a dit M. Freund, mais ce qu'il a écrit lui-même I Dans son dictionnaire in-octavo, au mot MALUS, on lit : « Mala œtas, i. e. senectus. Plan t. Men. 5, 3, 6, l'âge im^ portun de la vieillesse. » Et dans l'in-quarto, au mot ^etas, noua voyons : c( Mala œtas , le mauvais dge , c'est-à-dire de la vieillesse , Plaute , Men. 5, 3, 6. »
i. Noniot ig'oute qae le contraire de mola xtas est bona «tas, employé par Cioéroa. J^appelle ratteotion de M. Theil sur ces mots bona œtas : voilà ane locution qui réclame auiti un nouveau commentaire. Je n'ose dire qu'il la traduirait par vieillesse : il le devrait toutefois, pour être conséquent.
2. Il est presque superflu de dire que Forcellini donne également mala setas^ et cela d'une mauite ezpticite.
Après cela, je ne crains plus les traits de M. Theil, puisqu'il me prête un bouclier fabriqué de sa main.
{Revue de l'Instruction publique^ 21 janvier 1864.)
J'étais loin de m'attendre à ce que Topinion que j'ai émise sur un passage d'Âfranîus soulèverait tant de discussions. Non-seulement un profes* seur de Paris, M. Theil, est revenu plusieurs fois à la charge, et le savant M. Diibner a donné son avis; mais le même problème a occupé M. Nonce Rocca, à Tunis ; et voilà que plusieurs professeurs de Madrid nous envoient aussi leur solution. On voit avec plaisir l'Espagne régénérée prendre part au mouvement intellectuel de l'Europe savante. M. Raimundo Miguel, professeur de rhétorique, et M. le marquis de Morante, ancien professeur de droit-canon, ont consacré à un nouvel examen de la question une brochure qui n'a pas moins de soixante pages, et ils m'ont fait l'honneur de me l'adresser.
Je croyais le débat terminé, et j'étais bien résolu à ne pas le rouvrir; mais cette nouvelle publication me force d'ajouter quelques mots à l'appui de ma thèse, ou plutôt d'une partie de ma thèse. Je ne combattrai pas avec un nouveau plaidoyer mes honorables contradicteurs, et cela pour deux raisons : d'abord parce que leur interprétation a déjà été proposée, ensuite parce que ce n'est plus moi qu'ils attaquent^ mais le granmoiairien que j'ai invoqué comme autorité.
MM. Raimundo Miguel et le marquis de Morante, sans connaître le travail de M. Theil, sont arrivés à la même conclusion, à savoir que, dans le passage du comique latin, mala œtas signifie non pas vieillesse^ mais jeu^ nesse (âge détestable, âge maudit).
M. Theil se félicite avec raison de rencontrer de tels auxiliaires, et il traduit le passage suivant, dans lequel il trouve l'expression de ses propres idées * : « Mala œtas ne désigne pas la vieillesse, mais la jeunesse. Il est vrai que dans une* des comédies de Plaute {Men. V, 2, 6), mala œtas se prend évidemment pour la vieillesse, comme dans un autre passage du même auteur (Aul. I, i, 4), il signifie une existence pénible^ , une vie malheureuse {mala vida), c'est-à-dire une vie pleine d'amertume, de douleurs, etc.; mais dans l'un et l'autre endroit, la locution prend ce sens non en vertu de l'adjectif Y/ia/a, mais en raison de la signification élastique du mot œtas, qui, selon le contexte de la phrase et la pensée qui y domine,