VIE
nouvel ouvrage sur la philosophie chrétienne (Die christhiche Philo-
sophie, t. 1, Gœttingue, 1858), rectifié et complété d'après mes articles plusieurs détails importants concernant Al-Gazäli, Ibn-Bâdja et Ibn-Roschd, ct qui, dans son grand ouvrage sur l'Histoire de Ja philosophie, avaient été présentés d'une manière inexacte et incomplète. En outre, M. Ritter a cru devoir consacrer ici un paragraphe spécial à la philosophie des Juifs au moyen âge, en mettant à profit mon travail sur Avicebron. — J'ai dà être plus sensible encore aux paroles flatteuses d'un orientaliste distingué, M. Ernest Renan, qui, dans la préface de son excellente monographie sur Averroës el l’Averroisme, a bien voulu mentionner mes articles parmi les écrits dont il a pu tirer profit. — Je ne me cache pas cependant, et j'en ai déjà fait l'aveu (pag. 338), que mes essais, tout en se présentant ici sous une forme plus développée, sont bien loin d'épuiser une matière qui, à divers titres, mériterait encore d'être l'objet de recherches nouvelles et de développements nouveaux. Mes esquisses peuvent être complétées çà et là par certains détails que j'ai pu exposer dans les notes jointes au premier volume du Guide des Égarés de Maïmonide et auxquelles j'ai eu soin de renvoyer le lecteur ; d'autres détails encore trouveront place, je l'espère, dans les volumes suivants du Guide et dans les Prolégomènes.
Dans l'Appendice, j'ai donné, outre le texte arabe de deux passages traduits dans le cours de cet ouvrage, une note sur l'astronome Alpetragius (cité dans quelques passages de ce volume et sur lequel on ne trouve nulle part d'indication exacte), et j'y ai reproduit aussi l'article que, dans le Dictionnaire des sciences philosophiques, j'avais consacré à Léon Hébreu, auteur des Dialogues d'amour.
Tels qu'ils sont, ces Mélanges, j'ose l’espèrer, seront accueillis avec bienveillance, grâce aux documents inédits el peu accessibles qui y ont été mis à profit et à la nouveauté de la plupart des faits que j'ai eu l'occasion d'y faire connaître.