‹ Melanges de poésie et de litterature (volume 2)Chapitre 27 sur 66 · I46 LÉOCADIE · texte numérisé non relu

I46 LÉOCADIE

rappela tous les malheurs qu'il avait causés , ajoutant qu'il n'avait jamais demandé au ciel que de trouver une épouse sage et belle dont il pût faire la fortune , et près de laquelle il trouvât le bonheur.

Don Diègue, dissimulant sa joie , feignait de combattre l'avis de son fils , quand on annonça Léoradie , sa mère et le petit Louis, qui venaient souper chez don Biègue.

Jamais Léoeadie n'avait été si belle :

il semblait que , par une permission divine , sa grâce et sa beauté fussent dans tout leur éclat. Elle éblouit les yeux de Rodolphe, qui demande avec empressement quelle est cette charmante personne. Son père ne fait pas semblant de l'entendre , court aux deux dames , et s'aperçoit avec douleur que le visage de Léocadie se couvrait d'une pâleur mortelle , que ses mains tremblaient dans les siennes , et que la vue de Rodolphe allait lui oter l'usage de ses sens. Malgré ses

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