OBSERVATIONS SUR LES FASCIES
Les monstruosités végétales, connues sous le nom de faseres, affectent les tiges et les rameaux ; au lieu de conserver leur forme cylindrique, ces axes végétaux s’amincissent dans un sens efse dilatent dans le sens opposé, comme si elles avaient été fortement comprimées. Si la tige ou les rameaux ont par là considérablement changé de forme, ils n’ont pas changé de nature; leurs éléments anatomiques sont les mêmes ; ils conservent leurs dispositions relatives, soit que la fascie appartienne à une plante dicotylédonée, soit à une plante monocotylédone.
Les fascies ne sont pas extrêmement rares : Moquin Tandon (4), qui énumére, en 4841, tous les exemples indiqués jusque-là par les auteurs, en compte 63. Depuis une vingtaine d'années que je les recherche avec soin, j'en ai recueil 43; j'ai cru utile de les décrire et d'apporter ainsi mon contingent à l’histoire de ces monstruosités.