‹ Mélanges égyptologiques (volume 2)Chapitre 15 sur 64 · UU F · texte numérisé non relu

UU F

Thiney t 16,7.

M. Devéria a cité les Abous de la boticherie , de la paneterie , du cellier des boissons \ Ces litres se trouvent sur une stèle du Musée du Louvre , inédite comme toutes les autres. J'ai relevé moi-même sur une stèle de la Galerie de Bologne la légende suivante :

Hiérogrammate de la table du roi , Abou des pains,

gardien de l'aire de S. M., premier lieutenant du roi, etc. Le personnage qui portait ces titres se nommait Perinefer {Banne-apparence) ; il était au service de Ramsès II ; nul doute que sa fonction d'Abou des pains ne correspondît exactement à celle que la Bible rend parCS^SSn Htt^, le Sar des boulangers , dans l'histoire du patriarche Joseph *. On voit, par son dernier titre de premier lieutenant du roi, que c'était un personnage considérable. En définitive , l'Âbou ne mettait pas plus les pains au four qu'il ne tuait les bœufs ; mais il inspectait et contrôlai! les différents services de la Maison royale, et notammeni ceux de la demeure privée du pharaon ; si les rois eussent eu un harem , ce n'est pas dans ce département que les Abous on inspecteurs eussent été employés, même quand ils auraient été eunuques. Mais les textes originaux ne nous ont encore fait reconnaître d'une manière certaine ni harems ni eunuques chez les Égyptiens ; il est fort inutile de se créer à ce propos des difficultés qu'on est obli-

i Le Papyrus Judiciaire^ p. 167.

s Genèse , ch. 40 , 1.

!/jf^^?-T*^:

lever ensuite en imaginant des eunuques non privés IHté.

itre de poroor nous embarrasse fort heureusement 1 moins que les autres. Ce sont des experts, des %teurs. Le rôle qu'ils remplissent dans l'inspection mbes est tellement net et significatif que le texte pyrus Abbott suffirait à lui seul pour faire adopte traduction. Ce sont ces officiers qui , à l'exclule tous les autres , examinent comme hommes de es monuments inspectés , et qui prononcent seuls question de savoir si ces monuments sont iptacts rtent des traces de spoliation, s nous n'en sommes pas réduits à ce seul docu- ; ce passage des grandes inscriptions de Thothmès [(arnak n'est pas moins concluant :

furent les terres du canton vérifiées par les

'ificateurs du roi.

texte continue ainsi : On fit achever leurs mois- Compte de la moisson rapportée par S. M. de la de Maketa :

Froment : quadruples mesures W8W0.

dore nous raconte que les inondations du Nil dent chaque année les limites des terres , de nom-

»sius, Denkmlll, 32, 31.

VOLS DANS LES HYPOGÉES. i7i

breuses contestations s'élevaient entre les propriétaires voisins. Ces contestations étaient vidées par des géomètres-experts ; aussi les Égyptiens exerçaient-ils leurs enfants à Tétude de la géométrie et de l'arithmétique. Les vérificateurs-experts devaient être en assez grand nombre. Thothmés en avait emmené avec lui pour la reconnaissance des terres dont le fisc égyptien trouverait convenable de s'emparer dans les pays conquis.

Toas les pharaons avaient à leur service particulier un certain nombre de ces utiles agents pour l'inspection et l'entretien des terres ou des édifices de leurs domaines ; tels étaient les six Rotoous du Pa-Khent de Ramsès III , lesquels se trouvèrent compromis dans la conspiration qui donna lieu aux poursuites relatées dans le Papyrus Judiciaire de Turin. A la vérité, on ne voit pas trop ce que ces experts-vérificateurs pouvaient avoir affaire dans un harem. Mais , encore une fois , il n'y a ni eunuques ni harem dans le Papyrus Judiciaire.

Lorsque les Xv V y ^^^1 fonctionnaient officiellement, le résultat de leurs constatations était exprimé par le verbe /i/^^^^,,^ » trouver. Les exemples de ce fait abondent dans le Papyrus Abbott. Les Magistrats prononçaient la sentence ou prenaient une décision d'après les faits trouvés reconnus, constatés par les Vérificateurs.

Dans certains cas , les questions pouvaient se trouver réglées par les constatations des Vérificateurs sans qu'il fût besoin de faire statuer par la justice ; l'opération des

poToor est alors exprimée par le verbe "ysi "^ 1 1 ,

présente habituellement Pacte da juge *• as toutefois que les Rotoous fussent spécialètres ou des architectes ; ils s'occupaient ifices et des terres ; je les ai appelés Vééviter une spécialisation trop étroite, inctions mentionnées au Papyrus Abbott particulièrement intéressant au point de tion de ce document judiciaire. Nous ne ons pas. L'index , que je me propose de ent volume Ae Mélanges, contiendra les ditionnelles dont je pourrais reconnaître

Page 1