‹ Mélanges égyptologiques (volume 2)Chapitre 17 sur 64 · TEUR · texte numérisé non relu

TEUR

d livre * du Her-

lef-ouvrier Nefer étira (chez lui)*,

[1 pourrait y ayoir ei s ce cas , pour retrou \ groupes altérés Kam

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étermioatif <=»^. Le \e , dont le carnet flna

\ux. La forme la plu ou simplement f=9

, Mf comme il rentra

de la pierre ; puis il fut à dire: il n'y en a point \ On passa

10. un mois à le chercher, il Tavait emporté et jeté derrière une grosse pierre.

11. Il lui arriva d'aller au lieu de sépulture de la reine Honma-Ra ; il vola une pierre dure*.

12. Il fit un Vie du Seigneur Royal! en disant: Elle n'est pas chez moi , alors qu'elle fut trouvée dans sa demeure.

13. Il arriva qu'il me fit jurer sur la chambre de mon père et de ma mère ,

14. en disant : Je n'y suis pas entré. Il fit aller l'ouvrier Peshetou ; il lui arriva d'appeler

15. la ville en disant: Ne faites pas attention 'à l'homme de la famille* du chef-ouvrier Nebnefer.

16. Il alla aux oblations d'Âmmon , ses. ..." avec lui ; puis les hommes allèrent aux oblations *

17 peur. Il gâta' de

i Nous avons été tentés de traduire: Cen*e8t pas lui; mais ii faudrait: ce n'est pas moi. Un peu plus bas, l'expression BM GOT se rapporte bien à l'objet dans la pbrase BU cor uta^a , il n'est pas chez moi.

QQQ. Ce doit être la mêmecbose que D ûi

*!^^in-fl 1 ^- ^® 8®"* famille, proposé par M. Brugscb, 4'après des documents inédits, se justifie par notre texte.

5 Mot illisible.

6 Lacune qui se continue jusqu'au milieu de la ligne 17. f Voyez la note 1, p. 186, ci-devant.

a tué le^ gens pour qu'ils ne puissent pâs donner des avis au pharaon.

Vois ! je fais connaître au Gouverneur ce qu'il a fait.

Le document dont nous venons de donner la traduction nous offre la forme des plaintes en matière criminelle à l'époque des Ramessides. C'est, jusqu'à présent, la seule pièce de ce genre que l'on ait reconnue. Malgré ses lacunes et l'état d'indéchiffrabilité de quelques groupes, on y trouvera beaucoup de renseignements utiles à l'étude des formalités judiciaires aux temps pharaoni* ques. Nous allons examiner successivemeat les points les plus intéressants.

1 . Date du document. La date ne se trouve exprimée dans aucune des parties du texte qui nous restent. Mais, s'il ne nous est plus possible d'arriver à la précision sous ce rapport, nous serons du moins autorisés à placer la rédaction de la plainte dans le cours du règne de Séti II , petit-fils du glorieux Ramsés II (XIV* siècle avant notre ère).

En effet, le seul souverain dont it soit fait mention

dans le papyrus porte le nom de T w( ( o m K

Séti'Ménephtah. Le cartouche de. ce pharaon revient à plusieurs reprises. On le trouve notamment à la ligne 13 de la pagel, recto ^ où il est question d'une statue royale élevée à ce monarque, et qui fut enlevée. Cette circonstance ne démontrerait pas qu'il s'agissait du roi alors régnant ; mais, à la page 2, recto , lig. 5 , il est question de travaux du roi Séti-Ménephtab en cours d'exécution,

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finden, aver luogo, haber lugar , et en latin locm esse, dare locum. La même ex[\ression existe d'ailleurs en

copie : uA.ux , dare locum (-^^ remplace souvent jl p^). A la ligne 14, le texte nous rapporte qu'un scribe nommé Kenbikhopeshef avait rédigé procès-verbal des délits commis par Panéba dans le temple de Ptab. Nous savons par le Papyrus Abbott que certains scribes avaient la mission de consigner par écrit les dénonciations relatives aux faits criminels. Ces pièces officielles servaient ensuite dans le procès fait aux accusés. Panéba devait donc être poursuivi à propos de ces délits^ qui furent d'ailleurs suivis de vols sacrilèges. Cependant, encore une fois, le plaignant constate qu'il échappa au châtiment :

Et non après il mourut.

Continuant son système de corruption , Panéba avait fait des présents au scribe Kenbikhopeshef, et ce fonctionnaire vénal le sauva '.

Dans cet endroit du texte il n'existe pas de lacunes , et la traduction, qui n'exige aucune hypothèse, vient en aide à l'explication que nous avons donnée du passage relatif au don des cinq serviteurs.

L'hypothèse de la parenté de Panéba avec le plaignant nous aidera encore à comprendre un passage qui sans cette circonstance serait très-embarrassant.

* Voyez ci-devant, p. 179, note 7.

VNGES ÉGYPTOLOGIQUES.

e la page I du revers , le ptaignaol lui a fait jurer , à propos de la chame sa mère , qu'il n'y était pas entré, i pas ce serment s'il oe s'agissait pas tat d'hostilité et se suspectantréciprobre du père et de la mère était le lille. Les objets les plus précieux de- 'vés ; celui des enfants qui y eùtpéné- Bconnaissance et le partage de ces vasoupçonné de chercher à s'en appros.

t par la suite immédiate du texte que accréditer le bruit de ses discussions )yen desquelles il espérait donner le I publique sur ses crimes multipliés, f qu'il dépêcha par la ville un de ses eshetou , qui disait partout : Ne faites wns de la famille du chef-ouvrier Nebiers qui s'entre-déchirent, sont aussi ille et la propriété.

i des Magistrats.

iciaire de Turin rapporte la condammagistrats , convaincus d'avoir négligé la suite à donner à des constatations rement faites. Ce document n'entre sur les faits de négligence reprochés à ais le Papyrus Abbott relate d'une aent circonstanciée le fait d'un haut >ant partie d'un tribunal , et qui fut pour avoir accueilli des accusations

mensongères , et provoqué des poursuites contre des individus dont rinnocence fut reconnue.

Au Papyrus Sait , nous trouvons des cas de corruption exercée sur des Magistrats investis de fonctions judiciaires. En premier lieu, Panéba donna cinq serviteurs de son père au gouverneur Phraemheb , et évita ainsi d'être poursuivi pour un assassinat qu'il avait commis ; en second lieu , il fit des présents au scribe rapporteur Kenhikhopesbef , qui avait constaté par écrit les méfaits du criminel dans le temple de Ptah , et qui , loin de le faire poursuivre, s'employa à le sauver.

Une autre fois^ Paneba ayant gâté des briques sur un mur en construction , il trouva encore le moyen d'échapper à toute répression, en prétendant qu'il n'avait fait qu'obéir au gouverneur Ran *.

Ce criminel devait être doué d'une grande habileté pour flatter les passions et servir les intérêts des gens qui pouvaient le protéger. Cependant, un autre gouverneur^ du nom d'Âmenmès , s'était apparemment montré inflexible ; il avait fait commencer des poursuites contre Panéba; peut-être même lui avait-il fait appliquer la bastonnade (j^jfj^^). Mais Panéba avait les bras longs; il réussit à intéressera lui un personnage nommé Mési, qui Parracha à l'autorité du Gouverneur. Ce Mési devait être, ainsi que nous l'avons déjà dit, un personnage de grand crédit, puisque Panéba lui adressa une plainte contre le Gouverneur^ qui était le magistrat principal et l'un des plus hauts fonctionnaires de l'Egypte.

i Revers, p. i. lig. 6.

particuliers de Thèbes. Ce documeot se termine par trois listes de voleurs dénoocés au roi et au gouverneur. On est étooné d'y voir figurer des fonctionnaires de tous ordres, prêtres, scribes et officiers militaires. Panéba lui-même volait dans les sépultures; mais le

texte du Papyrus Sait les désigne par le mot

^ f.^^rss^ cAUtTO, sépulture , enterrement , i^uAis que le Papyrus Abbott, document de date plus moderne , se sert constamment de Pexpression S>C2> fl"* paraît s'être de plus ea plus accréditée dans là pratique.

Un passage de notre manuscrit semble déméntrer que ce malfaiteur , ainsi que son fils qui était son complice habituel, faisaient partie de la population de la Nécropole. Lorsqu'il ne trouvait rien à emporter, il faisait au moins tout le mal possible. Ayant gâté de la brique au préjudice des gens qui la fournissaient , il évita d'être châtié

en invoquant l'autorité du gouverneur Ran : ^^^ o^^ J>^ ç li"^ ! » y g suis fait maçon, dit-il , et son fils fit de même'. Le texte ajoute qu'il l'emmena au dehors et ne le replaça pas dans le Kher.

Dans cette phrase , les rapports pronominaux laissent prise à discussion ; il peut être question du Gouverneur qui aurait fait sortir Panéba, ou de Panéba qui aurait fait sortir son fils ; mais dans l'un et Tautre cas nous comprenons que , trop compromis par leurs nombreux méfaits, les deux malfaiteurs avaient changé de quartier et de métier.

* Revifs, pi. 1,7.

00 MELANGES ËGYrTOLOGlQUES.

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