RÉCLAMATION D*OBJETS VOLÉS
Le plaignant ne fait connaitre ni son nom, ni sa fonction, et nous ne sommes pas mieux renseignés sur le
pei-sonnage qu'il appelle ^^OÛ^ ^^37^' mon Maître, ou mon Seigneur, S'il était prudent d'attribuer au déterminatif dieu sa valeur absolue, ce personnage serait le pharaon lui-même. Il est du reste assez vraisemblable que la pétition est adressée au roi.
Il ne s'agit pas dans tous les cas d'une plainte tendant à la répression judiciaire d'un méfait, ni même de la réclamation des objets volés eux-mêmes; la plupart de ces objets^ consistant en aliments et en breuvages, avaient été consommés ou gaspillés par les voleurs. Le plaignant sollicite une indemnité équivalente :
Fasse mon Seigneur donner à moi Vabus tout....
C'esl-à-dire : Que mon Seigneur me fasse donner tout ce dont il m'a été fait tort. On sait que -^K signifie violer , abuser , outre-passer , etc.
On ne voit pas sur quel motif se fonde le réclamant pour justifier la gratification c(u'il demande. Il explique tout simplement qu'il se trouvait chez son père lorsque
la liqueur ui^ S ^^^y®'' ^^' ^*wi*^- ^^ ^ Pl- 15, 3). Ce mé-
laDge gâta le breuvage ; Ce ne fut plus que de Veau : ^ ^ | (ce fut pour eau).
AAA/WV