LETTRE D^AFFAIRES
Les anciens Égyptiens étaient commerçants et manafacturiers ; ils exploitaient les productions naturelles de leur sol et se procuraient celles des contrées étrangères par la Méditerranée ou par la Mer-Rouge et les routes du désert arabique. Le Nil était alors comme aujourd'hui la grande artère commerciale du pays ; sur les rives de ce fleuve se trouvaient échelonnés des mouillages ou ports d'embarquement et de débarquement ( ,ç;-->QQ ^ » ♦wer t ; S^ 1 ô» *»^»«tt)- Un bon système de canaux faisait jouir tout le pays des bienfaits de la navigation et de l'irrigation.
Aussi les flottes commerciales de la batellerie niliaque étaient-elles considérables ; elles se composaient de bateaux parfaitement construits pour servir au transport des marchandises et même des voyageurs; il y avait des barques pontées , des barques-écuries , des barquesgreniers , etc.» pour l'installation commode des marchandises , du bétail , des grains , etc. Celles qui faisaient le service des propriétés des rois ou des grands personnages étaient aménagées et ornementées avec luxe.
Les peintures que nous ont conservées les monuments el surtout les hypogées nous ont mis sous les yeux un grand nombre de scènes dans lesquelles nous trouvons des renseignements très-détaillés , remontant jusqu'aux plus anciennes époques, non-seulement sur la forme et le gréement des barques, mais encore sur la manière dont le bétail et les marchandises étaient arrimés à leur bord.
Le transport des liquides s'opérait dans des vases de dimensions variées ; les marchandises solides étaient , suivant leur nature, emballées en caisses ou en ballots cordés , à peu près comme cela se pratique de nos jours; la cargaison d'une bari du Nil, a l'époque pharaonique, ne contrasterait pas autant qu'on pourrait le supposer à côté de celle d'un de nos transatlantiques.
Nous avons trouvé dans les débris des écritures de l'Egypte un certain nombre de documents qui se rapportent aux transports et à la navigation , et qui peuvent livrer aux investigateurs quelques notions utiles à recueillir au point de vue de l'histoire et de la philologie.
Celui dont je m'occupe ici fait partie de la collection des papyrus Anastasi acquise par le Musée britannique ; il porte le n° 8 dans la publication des Select Papyri , et se compose de trois longues pages et d'une quatrième écrite au revers de la troisième et dans le sens opposé '.
Ce papyrus contient une seule et môme lettre divisée en trois sections par la formule habituelle (j (j *^^\ ,
* Select Papyri, pi. 150, 151, 162 et revers.
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autre parole , autre affaire. La lettre est adressée par ud scribe nommé Ramessou à un autre scribe du nom de Thothemheb. Ces personnages ne portent pas d'autre titre que celui de scribe , qui ne nous apprend rien sur la nature de leurs fonctions ; mais , d'après le contenu de la lettre , on voit qu'ils sont chargés de diverses missiaos , dont quelques-unes regardent une demecTre , ^ , qui n'est pas qualiûée; il est peu probable qu'il s'agisse d'un domaine pharaonique ; ce doit être un temple ou la résidence de quelque haut fonctionnaire \ Toutefois nos scribes ont aussi à s'occuper d'objets concernant les intérêts du pharaon. La traduction du document nous permettra de tirer quelques inductions à ce sujet.
Malheureusement le papyrus est très-avarié ; toutes les pages sont criblées de lacunes plus ou moins considérables , et de plus l'écriture a été usée et effacée dans plusieurs endroits où la texture du papyrus ne paraît pas avoir été endommagée. Aussi s'explique-t-on aisément que la nature du document n'ait pu être reconnue lors de sa publication , en 4844. M. C. Wycliffe Goodwin, à l'époque où il jetait une si grande clarté sur la littérature hiératique , considérait encore le papyrus Anastasi YIll comme un texte sur lequel il n'était guère possible de faire autre chose que des conjectures *.
^ Les fonctionnaires , lorsqu'ils parlent de l'établissement dans lequel ils exercent leur charge , se servent habituellement de Texpression ^ D , cette demeuré.
s Hieratic papyri; Cambridge Essays, 1858, p. 365: It is so mutUated that the nature of ita contents ean be little more than guesied at.
Si je rappelle l'insuccès de ces premières teDtati?es » c'est que » daos la traduction que je publie aujourd'hui , il m^a fallu admettre parfois des hypothèses hardies pour compléter le texte dans les passages mutilés. Ma version, qui ne laisse sans interprétation que de minimes portions du manuscrit, servira de levier à d'autres traducteurs pour attaquer les difficultés que je n'ai pu surmonter et pour rectifier certaines de mes hypothèses. Si j'ai commis quelques erreurs dans cette tâche difiicile , je réclame par avance les circonstances atténuantes, qui appartiennent de droit au premier interprète d'un texte hiératique mutilé.
Dans la traduction qui suit , je ne justifierai par des notes philologiques que les passages dont le sens est suffisamment complet :
Page I.
Le scribe Ramessou parie au scribe Thothemheb. On te porte cet écrit , qui dit :
Que te reste-t-ii à faire des missions [qui t'ont été
données]* par lettre, à savoir : Porte le "
dans les locaux de l'argent \ avec les ballots ^ remplis de
i Les mots entre crochets , daos tout le cours de cette version, sont suppléés par hypothèse.
s Mot disparu.
J Le trésor , (1 p-, ' C^^ î lorsqu'il s'agit du trésor d'un monarque
ou du trésor public, la (orme ordinaire est Cl 4 Cl. On n'y plaçait pas seulement des métaux précieux , mais aussi des denrées de tout genre.
4 *75r I Q. , UACOTT , baUes , eoUs , destinés à être
J Al I I transportés. La suite du texte démontre cette valeur.
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laines '. Fais-les sortir par les capitaines de navire. Trois cents livres de crin* [seront pourTasage] du scribe Tbothembeb. Quant aux quantités qui sont chez toi » il est nécessaire que tu fasses en sorte de les mettre en ballots en un seul jour [sans faute].
De même, j'ai entendu dire que le marinier ' Ani , [compagnon] d'Aperaar, de la grande intendance de Ramsès-Mériamon » soleil de vérité, est mort ainsi que ses enfants; cela étant vrai..., comment se fera la fermeture des ballots de la demeure^? Si les laines du dieu qui est dans l'hypogée , Ramsès-Mériamon , sont sur le bord de l'eau ^ aujourd'hui , qui les mettra en ballots? N'est-il personne qu'on puisse faire partir pour les mettre en ballots? Comment les fera-t-on reconnaître* d'après les écritures qui sont aux mains des vérificateurs ' qui ont fait les emballages ?
i l^j^j |l| "tJX j , CApr, copte CApx , lana.
d'an poids détenniné ; les Anglais ont divers poids nommés stone , pierrt. A jj^j ^%ê , désigne le poil des animaux aussi bien que
les cbevenx humains. Ici , ce mot pourrait aussi représenter la laine en poil réservée pour la part du scribe eu exercice.
^ Voir la note 4, page précédente.
« "Tt^ 1 1 ^ , vérifier, recannaUre, apj^récier, juger. Excellent exemple. Voir ci-devant, p. 17. 19, 32, 33. 7V^ 28, poTOOT. Ce texte justifle complètement les
De même , les marchandises de la barque de pécheurs , que son capitaine seul en ail soin
J'enverrai pour le chargement deux hommes. Ayons des ballots et le compte de [ce qu'il faut] faire mettre en ballots. Si leurs mariniers venaient à mourir, avise...; qu'ils* ne restent pas à [ne rien faire] [Il faudra
Page IL
s'occuper] des ballots du dieu pour cette année.
De même, le scribe Thothemheb m'a mandé, à savoir:
Fais tenir prêt le chef d'atelier N... pour tout ce que tu lui as mandé de faire. A l'arrivée de la barque chargée [ tu feras exécuter mes] ordres. [ Tu les transmettras] à rhomme qui conduira la barque du pêcheur Salati.
Tu le feras partir avec le serviteur Huï. Ce qui
sera nécessaire dans le bateau (?) neuf, que ce soit prêt! (?), Eux partis et faisant route , tu feras amener des bois de cèdre [fournis] par le scribç Thothemheb; qu'ils soient de qualité excellente.
Tandis que tu seras à présider à l'exécution de mes ordres [d'une manière] régulière, tu viendras à Memphis ; je ferai [en sorte] d'y être jusqu'au 8 de paophi.
N'envoie pas à Ramessopolis. Si nous vivons , fais prendre le marinier Pashétou et le marinier Tanour, et qu'ils soient chargés de ballots à votre satisfaction , pour le lieu où ils doivent se rendre; qu'ils prennent...;
vues que j'ai exposées sur le rôle de ces fonclionnaires dans mon étude sur le papyrus AbboU (ci-devant, t. I , 170). i Le pronom ils représente ici les capitaines de barques. ^
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ne lenr fais pas doQner les ballots du scribe Pesar pour cette année; qu'ils agissent! qu'une barque soit nolisée par eux *. Car nous leur avons dit : Vous appareillerez celte année ; qu'il leur soit donné des ballots.
Vois ! je leur ai fait prendre des hommes pour manœuvriers , et je les remplirai , a plein , à plein.
Autre affaire.
Louable ton service ! véritablement excellent ton service M Tu as fait partir le transport le Taureau ', qui porte les laines , avec le voilier * Séli, et il a été à vide jusqu'à. Héliopolis ; et les six hommes qui étaient avec lui étaient de véritables mariniers Comme lu es un homme, à cette heure, [tel] qu'il faudrait' que tu meures pour faitde relâchement, tu as agi de telle sorte qu'il n'y a plus de feuilles de butome *. N'existant pas de marchandises prêtes', on
1 ^^^^^^K Y^r «. Ce verbe est en rapport avec le mot barque
dans les inscriptions du monument de Bakenkhons. Devéria : Mon,
Iriog. , 5 ; n sigoifle mettre une barque h l'eau , la noliseVy appareiller,
« Ces membres de phrase paraissent être des expressions ironiques.
^I^"^^^ Wk, l'homme de la voile, comme l'anglais
sailor, de sail, voile. Conf. Todtb. 99, 23.
5 MjT^^--^ paraît avoir conservé quelques-unes des valeurs du copte ^AY , utilis, bonus, decere, mensura^ et correspondre aussi à e^îf^ae , opportet
feuilles ou herbes de lou/l. C'éUit un fourrage très-estiraé chez les Égyptiens. Comparez le copte xoorq , butome, jonc fleun des marais , très-recherché du béuil et servant à tresser des paniers.
n'a pas chargé la barque. Mais qu'on ne la fasse pas partir à vide* ; au contraire, qu'on la charge de pains et de miches (kyllestis) de l'Âtour-aaS pour les envoyer selon leur usage régulièrement.
Pour l'affaire de son matelot, je l'amène pour le faire punir pour avoir dit : Le scribe Thothemheb m'a dit :
Qu'il y ait un chargement de la barque : FI me dit : on lui obéit dans la demeure ; je vais la charger de feuilles.
Et Thothemheb m'avait dit : il n'est pas utile (?) que tu mettes dans les barques de pécheurs du poisson; fais qu'elles chargent du bétail '.
La barque qui part pour OsormaraMa-ville, s'il y a des laines , qu'on ne la charge pas des marchandises et du butome qui sont à ta disposition '. Que soient installés les bateaux de Oh t qu'ils sont grands ; grée (?)
les barques de transport des pêcheurs ; tu t'en accommoderas •.
« (I ;;^ , nom de la branche principale du Ni! dans
la basse Egypte ou d'une localité située sur ses bords, dont les
pains ( <=>! 1 (I . voyez ma note sur quelques données des
papyrus Rollin, ZeiUchrift de Berlin, 1869, p. 87), étaient sans doute renommés.
s Le matelot avait feint d'avoir reçu de Thotbemheb des instructions différenles de celles du scribe Ramessou. Il voulait charger à son gré et selon la convenance de son navire.
« La ville de Ramsès, désignée par le prénom au lieu du nom royal.
5 Littéralement : devant M.
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Je D'ajoaterai rieD
Page IV (revers de la paye 5)
à ce qui est * ; ta ne seras pas incalpé pour ce que tu auras fait.
Allons! l'ensemble des commissions que je t'ai dites, exécute-les d'une manière parfaite;* c'est aller au-devant des témoignages d'approbation ' , et , si tu veux faire mieux \ demeure ferme dans tout ce qui t'est mandé.
Fais donc partir la grande barque qui. est vide ;
que ses matelots soient dedans en état parfait * ; chargela de paille du grand vallon. C'est [tout] ce que tu feras si tu ne trouves pas une autre barque pour la charger entièrement de butome.
Autre affaire.
Pour envoyer faire rapport de tout ce que tu as fait , ainsi que de tout ce qui est à toi et de ton compte au jour de Pordre qui va par la main du serviteur Oaa.
Et tu feras une lettre par sa main au moment où tu le feras partir. Sache cela t
I ?Sd 0*
dncUon de cette phrase est très-conjeeturale. Les deux derniers mots m'en sont inconnus.
' I^AA ci-=a Ô-^' "**^"*' • ^* ajomant bien,
* jS^ Jli ^ r ^*''^^*^*M»**'**'*^^ exeepUonneUement
Du 27 de Thoth.
Les deux scribes en correspondance sont attachés à la même administration et s'adressent réciproquement des instructions et des ordres écrits. On voit, par la circonstance du rendez-vous donné à Memphis , qu'ils avaient des entrevues pour leur service.
La date de la lettre est du 27 du premier mois de Tannée égyptienne (Thoth); mais l'année n'est pas indiquée. Nous trouvons un renseignement curieux dans les qualifications données à Ramsès II , le seul pharaoD qui soit nommé dans tout le document. Le texte le nomme tantôt le dieu, tantôt le dieu qui est dam le Kher , c'est-à-dire dans l'hypogée. Notre date doit conséquemment tomber très près de celle de la mort de Ramsès II , dont les propriétés n'avaient point encore à ce moment passé aux mains de son successeur. Les laines royales étaient restées sur le bord du Nil.
Notre papyrus apporte donc un témoignage de plus à Tappui des présomptions de troubles survenus en Egypte après la mort de ce puissant monarque , troubles que Méneptah-Baïenra put d'abord dominer, mais qui se développèrent même sous son règne et sous celui de ses successeurs, à tel point qu'à un instant l'Egypte vaincue fut occupée par un peuple asiatique *. J'ai déjà fait ressortir le ton d'inquiétnde et de préoccupation grave qui règne souvent dans la correspondance des scribes de cette époque : Nous allons bien aujourd'hui s disent les uns , mats qu'arrivera-t-il demain ? Dans la traduction
* Voir à ce sujet : Études sur V Antiquité , etc. , p. 192 et suivantes.
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précédente on remarquera aussi celte expression singulière : si nous vivons On voit qu'on n'ose pas
compter sur le lendemain. Cette prévision de mort est même étendue à de simples mariniers.
Nos deux scribes exerçaient leurs fonctions dans la basse Egypte ; leur correspondance cite Memphis , Héliopolis et Ramsès , la ville préférée de Ramsés II , ce qui vient encore à l'appui de mes vues en ce qui touche l'époque de la lettre.
Le scribe Ramessou demande compte à son collègue Tbotheofiheb des missions qu'il lui a confiées, et lui fait un rapport sur celles dont lui-même avait été chargé par Tbotbembeb. Leur affaire principale à l'un et à l'autre consiste à diriger l'envoi des marchandises de toute espèce, ainsi que des grains , du bétail et du poisson. En ce qui touche les marchandises , le texte explique qu'elles sont mises en "^^J^pr^;» ballots, par des ^^^W-o^î' vérificateurs, qui les notent sur des états écrits, p|^, , ,> dont on se sert ensuite pour
en faire la vérification , "'pt:^^]]!. Les choses ne se
passent pas autrement aujourd'hui.
La flotte commerciale du Nil se composait de barques de différentes formes. Notre texte cite les suivantes :
^ I , meneshou , navires de forte dimension
pouvant être appliqués à la navigation maritime ;
ââ£â, sans phonétique, correspondant probablement à ^û^^^û^' ^^' barque en général ;
U» T* i*ôfe > *^^' barque de pêche' ; \5^2^t fl» **^» transport pour le bétail • ;
* , khou, probablement le même que khet , barque de voyageurs ;
f @ ^d^' Aaott, barques pour le transport des marchandises.
Ce ne sont pas les seuls groupes qui nomment des barques en égyptien , mais les autres ne sont pas cités dans notre papyrus.
Quoique disposées pour leur destination spéciale , ces barques étaient » en cas d'urgence, affectées à des services différents , ainsi qu'on le voit dans le paragraphe qui prescrit d'employer au transport du bétail des barques de pêche» et d'autres espèces de barques de pêcheurs pour charger des marchandises et des fourrages. Les installations n'étaient pas propices pour de pareilles transformations ; aussi l'agent qui a l'ordre de s'en arranger reçoit-il l'assurance qu'il ne s'expose pas à des reproches pour mal-façon.
Les scribes Ramessou et Thothemheb exerçaient évidemment une autorité sur les patrons de barques ; ils surveillent et complètent au besoin leur équipage, déterminent leur chargement et tracent leur route. Ils agissent , en un mot , comme directeurs de la navigation.
On voit quelle abondance de renseignements utiles il
« Ce mot 86 rencontre avec la môme valeur au papyrus biérat. Leidel,346,8, 5, ) Voyez pap. Anastasi IV , 6 , dernière ligne.
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est possible de retirer de ces restes mutilés d'une correspondance familière. C'est en analysant avec le même soin tous les documents du même ordre que nous parviendrons à connaître les détails de la vie publique et privée des anciens Égyptiens aussi exactement que nous connaissons celle des Grecs et des Romains. On a vu , du reste , que , sous le rapport de l'intérêt philologique , ces sortes d'analyses étaient fécondes; la valeur de certains mots s'y révèle très-nettement; on s'y habitue aux règles du style familier , dont la connaissance est plus utile encore que celle des formules emphatiques des compositions religieuses ou des louanges des pharaons. Nous trouvons dans la lettre que nous venons de lire un nouvel exemple des tendances ironiques et de l'esprit vif des scribes d§ l'époque pharaonique *.
i Dans le passage: Louable ton service I etc.