‹ Mélanges égyptologiques (volume 2)Chapitre 42 sur 64 · W i-Za > Ha-sheta-khamer. Le premier · texte numérisé non relu

W i-Za > Ha-sheta-khamer. Le premier

titre n'est ici qu'une désignation honorifique ; le

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deuxième , celai du chacal , se trouve quelquefois isolé , souvent aussi lié à celui de kbamer, comme ici ; on le trouve de même associé à celui de prophète et même de premier prophète, et à celui de mer-no-dja ou poliarquegouverneur.

L'énumération donnée par le décret de Canope place, à la suite des prophètes, les prêtres nommés ^i^!

et 1^ j » que la traduction grecque réunit sous la désignation de prêtres entrant dans le sanctuaire. Sur une statuette du Musée britannique on trouve une invocation aux prêtres dans l'ordre suivant :

qui tend à prouver que le chacal debout, '^ff^^ ^ '^

même valeur que le chacal accroupi sur le pylône , ^i,

au moins dans le titre sacerdotal dont il s'agit ; la transcription sheta est fondée sur une des valeurs bien établies du signe du chacal accroupi » et même du chacal sur le pylône ' ; je la considère comme vraisemblable mais non comme sûre.

Cette fonction de sheta pourrait être rendue par prêtre de lo' sacristie. Ceux qui en étaient investis avaient en effet le droit de pénétrer dans les sanctuaires et d'y toucher les images divines , pour les parer selon les règles de la liturgie , soit pour les exposer dans leurs reposoirs, soit pour les sortir dans ieurs naos portatifs, lors des

1 Stiarpe : Bgypt. Insc, , 112 , 7.

s Dûmicben: ZiUschr. deBerUn, 1865, 3.

NOTE SUR LE TRANSPORT d'UN COLOSSE. 409

fêtes à exodes. Il y avait des sheta attachés à la personne des rois ou au palais '.

Par analogie, on peut croire que ces sheta rendaient aux souverains les mêmes soins intimes et familiers qu'aux effigies divines. C'est peut-être pour ce motif que Thotbhotep et Kaî remplissaient aussi les fonctions

de I ^ û ' "^^i^^^ à^ ^^^^ tunique, et de | , maitre des deux nas, c'est-à-dire des deux sièges de parade*. Noos savons que le roi et la reine avaient chacun un nas ; les fonctionnaires attachés à ces sièges étaient ceux de l'intimité, de la domesticité personnelle des souverains , et ceci nous explique le titre de nos deux personnages, que nous allons examiner sous le n* 9.

^â 1 I 1 fml^^'^^ ' supérieur des ouvrages du Khent\ c'est-à-dire de tout ce qui se fait dans l'appar-

^ Denkm. II, 72: Sbarpe: Egypt. Insc. II. 92, 6; Brugscb : Heeueil, I . pL 6,3, 2.

* , pbnnftt ^ -^ fias. D'après les textes, c'est un

endroit sur lequel on se plaçait , on s'instnilait, on s'asseyait. Les dieux placent les rois sur leur nas ; les rois placent les fils sur le noi de leurs pères; le dieu Soleil dans sa barque était sur un nas. Les défunts demandent le nas d'Osiris pour y reposer ; les âmes , après la mort, sont dans des nas. Il suit de là que le nas désigne à la lois le siège royal ou trône, le siège du maître dans l'appartement inUme et le local qui* contenait ces sièges. Le nas est le signe de la puissance pour les rois et celui de la propriété privée.

' Au papyrus iudiciaire de Turin , il est question du ^S. <=>

et du jèn du siège royal Ce sont aussi des fonctionnaires intimes

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lement intérieur du roi ; le droit d'approcher le roi , de le voir, de le suivre partout , constituait dans rancienne Egypte une très-haute prérogative.

Quant au titre de^^. khamer, qui était en usage dès l'époque des pyramides et que les Saïtes remirent en honneur, il semble se rapporter à une Tonction civile; il est souvent accompagné de l'indication de la Tille où la fonction est exercée , par exemple : khamer (THélûh polis, de Sais , de Tep , d'Edfou , etc. , etc. Mais le titre

de I ^, ou khamer divin , doit encore rentrer dans l'ordre sacerdotal.

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