KM IRI IRI-T HRU EN PSFA-T-U EM-RO-PU AL'-TU HI-TU-EK
Ne fais pas de jour de paresse , autrement tu seras frappé.
Ceci nous fournit l'explication de cette phrase non
moins claire: er en retu i'a-tu uà-tu amu ro-pu
nem-tu ek km retau en mut 1 [aie soin] d 1 amener les hommes un à un , ou tu seras trouvé coupable d'un crime capital.
Ailleurs, un scribeest prémuni contre l'écueil des plaisirs :
Em RTA HET-EK NE ARU KM-RO-PU Al-EK HA SH'a-C EM
t at-ek n'adonne pas ton cœur aux plaisirs , ou tu laisseras s'échapper les livres de ta main.
Dans le fragment malheureusement trop court et trop mutilé du papyrus Sallier 1 , relatif au roi pasteur Apapi , se trouve encore un exemple bon à citer. Apapi avait adressé un message au prince égyptien resté indépendant dans la Haute-Ëgypte. Avant d'y répondre , le prince en donne connaissance à ses conseillers pour avoir leur avis. Mais, dit le texte, ils restèrent silencieux' tous ensemble,
Ils ne surent pas lui répondre en bien ou en mal.
i Pap. Anast. V. pl. 8, I. 2. — 8 Pap. Anast. IV, pl. U, I. 6 — » Pap. Anast. V , pl. H , 12—4 Pap. Sali. I. pl. 3, I. 9 el 3. Il y a
liU» raU»m.'Dl : Ils se turent & *W d'une seule bouche.
NOTKS ANALYTIQUES.
Cette expression en bien ou en mal revient plusieurs fois dans les papyrus. On la rencontre notamment dans la lettre de reproches aiïectueux adressés par un fils à son père qui le laisse sans nouvelles :
« Tu ne m'as pas fait dire bon ou (em ro-pu) mauvais. 1 »
Dans cette formule, em ro-pu pouvait être supprimé, ainsi qu'on le voit par cette phrase : bu us'b-ek-ena nefer ban * , Tu ne me réponds pas bien, mal, pour: Tu ne me réponds ni bien ni mal.
M. Goodwin fait remarquer avec raison que la même phraséologie se retrouve en hébreu , par exemple dans la réponse de Laban et de Bethuel à Eliézer : La chose vient de Dieu ; nous ne pouvons te dire bon ou mauvais ' ; dans l'ordre de Dieu à Laban : Garde-toi de parler à Jacob ni en bien ni en mal * ; et dans le passage relatif à l'attitude gardée par Absalon à l'égard de son frère Ammon , après le crime dont ce dernier s'était rendu coupable : Absalon ne parla à son frère Ammon ni bien ni mal \
Les explications qui précédent nous rendent maîtres du sens de divers passages du Rituel jusqu'à présent considérés comme fort embarrassants. Je citerai surtout la recommandation de mystère qui concerne le chapitre 161 du Rituel :
AMMEN-EK SU HT RETlî NEB-T KM ATEF-EK EM SE-EK RO-PU
i Pap. Anast. V , pl. îl , I. 2. Voyez aussi Pap. Anast. I . pl. 11 , 1. 1.
* Pap. Anast. V.pl. 97 , I. 1 et 2.
3 Genèse , ch. 24 , v. 50.
* Ibid. , ch. 31 , v. 24.
8 Samuel II, ch. 13, v. 22.
l J8 NOTES ANALYTIQUES.
ap hi-ek t'esek ', Ne le fais pour aucune personne, pour ton père ni pour ton fils , seulement pour toi-même.
La litanie qui constitue le chapitre 444 devait se «lire à toutes les fêtes funéraires , par toute personne, er tef-ef mau-t-ef ro-pi 1 \ pour son père ou sa mère.
Citons enfin le chapitre 440, qui devait servir à consacrer un amulette consistant en un uta ou œil sacré , nte ii'rshet ma-t maka ro-pu de lapis vrai ou de pierre moka.
i Todtb. , ch. 161 ,1.11, 12 a Ibid. . ch. 141 , titre.
3 Ibid. , ch. 140. I 11.
I)K giJKI.nl'KS SlNiil LAKITKS nimiociKAI'IlIQUKS.
Dans son intéressant mémoire sur la stèle de Thothmès ill ', récemment mise au jour parles fouilles «le M. Mariette,
M. S. Birch a émis l'opinion que les deux formes fl*,