‹ Mélanges égyptologiques (volume 3)Chapitre 19 sur 27 · I III · texte numérisé non relu

I III

stu, et » SM • pronom de la troisième personne

plurielle , se prononçaient seulement sr , les signes i el n n'ayant pas d'emploi phonétique dans ces groupes «le signification identique.

Admettant l'équivalence signalée par M. Brngsch des

groupes y<mÇ «j^» et *~p*^^' 1 éniment é OT lo,,J gue les transcrit l'un cl l'autre d'après les éléments hiératiques Jyj^ ^ jjç ' , à l'exemple des scrihes décorateurs du cercueil de la reine Onknesraneferhet , sous la forme ^ ^] t: j^*j , » RENK-Tl-U.

< On a new hisl. etc. , p. 13

a Ibid. , p, ;> . »;.

iOO NOTES ANALYTIQUES.

J'avais signalé celte transcription comme une erreur 1 ; c'est dans tous les cas Tunique exemple qu'on en connaisse jusqu'à présent, la forme hiéroglyphique la plus constante étant le groupe de la flèche traversant le but , qu'il s'agisse du nom géographique cité , ou des autres mots de la même orthographe Le plus souvent les éléments s, n, k du groupe hiératique sont traversés d'un trait qui probablement est destiné à en modifier la lecture ; d'un autre côté, les formes hiératiques du même mot, dans d'autres manuscrits , ne sont pas favorables à la décomposition du premier groupe en snk \ Mais il faut reconnaître aussi que le trait distinctif manque quelquefois, et que, dans ce cas, la transcription snk semble certaine.

Quoi qu'il en soit de ce point obscur, M. Birch , malgré ses vues sur la transcription snk , lit comme moi sate le mot en question , et regarde comme non phonétiques les éléments nk.

Une telle opinion a pu paraître singulière, mais je ne doute pas que mon savant ami ne soit en mesure de l'appuyer sur des observations qui n'ont pu trouver place dans son mémoire. J'en ai fait moi-même quelques-unes que je crois assez significatives pour déterminer des recherches sur ce coin encore inexploré de la langue hiéroglyphique.

Que les scribes aient capricieusement enrichi certains mots de lettres et même de syllabes surabondantes , c'est

* Pap. mag. Harris , p. 50.

* Ces mots sont le nom de la déesse Satt, les rayons (comme ceux «lu soleil ) i le verbe lancer la flèche , sagittnre . uni- espèce de douleur, les élancements , elc.

3 Pap. Sali. Il, pl. 3, I 1 . Pap. Sali. III , pl. 3, I. 8 et 10.

ce qu'on nu peut nier aujourd'hui. Je citerai de ce fait un exemple bien frappant , que j'emprunte à une lettre par laquelle un fonctionnaire donne à des subordonnés l'ordre de choisir, pour la réparation d'un navire , parmi des pièces de bois de cèdre :

Quanti vous aurez choisi 4 poutres parmi elles, etc. On voit que l'écrivain a ajouté dans le corps du groupe

tiennent aux prénoms des rois de la famille des Ramessides, sous l'un desquels la lettre a été écrite. Ces prénoms contiennent presque tous la formule setp-en-ra , choisi par le Soleil.

Il est impossible d'attribuer à un lapsus-calami cette singularité difficile à comprendre par les personnes étrangères à la langue égyptienne; le groupe, au pluriel , écrit en orthographe double , est différent de celui des cartouches. Le scribe ne l'a point écrit machinalement ; mais il s'est trouvé sans doute autorisé par l'usage à glisser dans son orthographe des signes surabondants , qui pouvaient passer pour une flatterie à l'adresse du monarque et n'étaient , dans tous les cas , pas de nature à embarrasser ses lecteurs.

Une bizarrerie qui se rencontre moins rarement, consistait à allonger d'une finale le pronom de la seconde personne

EMTU TEN STP(NRA)pU-U 4 ASAU

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