‹ Mélanges égyptologiques (volume 3)Chapitre 23 sur 27 · TOS'UF RE3 ER AP TO KHENTANNEFER K.ER SNATT-K · texte numérisé non relu

TOS'UF RE3 ER AP TO KHENTANNEFER K.ER SNATT-K

M. Brugsch traduit: Sa limite sud est à Ap-to dont Khentanne fer contient les fondements. Or, le sens est évidemment : Sa limite sud est à Ap-to; Khentanne fer est sous sa crainte 1 , et il n'y a pas la moindre indication topographique à tirer de ce texte pour la situation relative de

Khentannefer et de Ap-to.

• C'est-à-dire sous la U'rreur qu'inspire !«' pharaon Ann'nophis III.

K N CO U K A (i E M ENTS A L'ÉTUDE.

Ces trieurs de détail n'empêchent pas que le livre dans lequel je les relève ne soit une œuvre de très-grand mérite. J'ai moi-même ouvertement confessé mes propres erreurs et ne ferai aucune difficulté de compléter, à l'occasion , cette confession. Tous les travailleurs de bonne foi reconnaîtront avec moi qu'il est impossible de ne pas se tromper, et qu'aucune des traductions connues n'est absolument à l'abri de la critique. C'est une conséquence inévitable de l'état encore incomplet de la grammaire et du dictionnaire.

La conclusion que je prétends tirer de ces observations, c'est que, pendant quelque temps, les travaux ayant pour objet l'accroissement de nos connaissances philologiques , doivent de préférence attirer l'attention des égyptologues. Aux progrès faits dans celte direction sont subordonnés tous les autres, et nous ne pouvons guère essayer de construire une histoire d'Égypte digne de ce nom avant d'être capables d'utiliser tous les renseignements épars dans les inscriptions et dans les papyrus.

Il ne faut pas du reste s'imaginer que cette étude analytique de la langue soit rebutante; de même que toutes les recherches fructueuses , elle présente au contraire un irrésistible attrait. Il ne s'agit pas en effet de suivre des sentiers battus et d'arriver par des efforts pénibles à un point déjà occupé par d'autres. Loin de là; nous avons un champ immense, une mine féconde, où abondent les filons encore inexploités; où de nombreux ouvriers, travaillant à l'aise , peuvent , sans empiéter les uns sur les autres , mettre au jour des richesses entièrement nouvelles.

Il y a réellement lieu de s'étonner que cette étude séduisante ne compte encore qu'un bien petit nombre d'adeptes. J'en vois le principal motif dans les difficultés

ENCOURAGEMENTS A L'ÉTt'DE.

inséparables du début. Mais ces diilicullés ont été bien amoindries par quelques publications récentes. Une seconde cause d'éloignement consiste dans l'opinion exagérée qu'on se fait généralement de Félrangeté et des complications du système hiéroglyphique.

Dans les inscriptions Monumentales, la langue égyptienne est d'une construction aussi simple que celle de l'hébreu ; l'emploi fréquent des aflixes . l'abondance des particules et la variété des formes îles conjugaisons, rendent un peu plus compliqué le style des papyrus. Quant aux bizarreries orthographiques dont j'ai signalé quelques exemples , elles sont de rare occurrence et ne doivent pas rebuter l'investigateur. Elles sont dues a un développement abusif de l'usurpation du rôle phonétique par les déterminatifs, et aussi, du rôle de déterminatifs par les signes phonétiques. Les scribes trouvaient peut-être, dans ces écarts, un moyen de faire briller leur habileté , en montrant l'aisance avec laquelle ils se jouaient des combinaisons de l'écriture. Ils nous ont ainsi préparé un certain nombre de rébus qui piquent notre curiosité, sans nous opposer un obstacle infranchissable.

La connaissance de toutes le> ressources de la langue hiéroglyphique supposait du reste une science étendue. L'artiste Iri-ti-sen, dont la stèle est au Louvre', personnage qui ne brille pas par la modestie, se vante , en premier lieu . de connaître les mystères de la langue sacrée :

Ainsi donc la connaissance approfondie du système

» LopsiUS, Ausw. I\

Page 1