ENCOURAGEMENTS A L,' ETUDE
hiéroglyphique constituait un mérite assez rare pour qu'on en pût tirer gloire.
Une éducation libérale était d'ailleurs la condition nécessaire de l'accession aux emplois publics. Par la science , les jeunes Égyptiens obtenaient une place dans les rangs des yrands . tandis que l'ignorance les réduisait à la condition des petits.
On pourrait encore voir un indice de la haute importance île la science, dans cette circonstance remarquable que le
verbe < 5 > , reh\ qui signifie savoir, représente également l'idée pmtroir. ,
Malgré ces avantages signalés , le labeur rebutait quelquefois la jeunesse, et les scribes avaient à multiplier leurs exhortations et leurs encouragements , dans lesquels , en même temps qu'ils font briller aux yeux de leurs disciples la richesse et le pouvoir comme récompense d'un travail assidu, ils ne négligent pas de rappeler les corrections immédiates qui attendent les récalcitrants. Nous apprenons par là qu'une discipline sévère régnait dans les écoles égyptiennes , et que la verge des surveillants y venait fréquemment en aide à l'éloquence du maître.
Je vais donner la traduction d'une de ces exhortations , que je regarde comme particulièrement intéressante :
« 0 scribe , ne te livre pas a la paresse , ou tu seras • châtié vertement ; n'abandonne pas ton cœur aux plai- « sirs, autrement tu laisseras s'échapper les livres de ta « main. Pratique l'élocution discute avec ceux qui sont « plus savants que toi ; accomplis les travaux de l'homme
• Lilt. : Agis de ta bouche.