LES PASTEUHS. — LA PESTE
par vil, méprisable, mais dont le vrai sens est succombant , défaillant , s' évanouissant : « Voyez , vous avez été lâches , « défaillants (h'esi) tous ensemble', » dit Hamsès II à ses généraux, qui l'avaient laissé seul au milieu de l'ennemi. Dans le conte des deux frères, Bata, après sa cruelle mutilation volontaire, s'affaisse (kenn) et tombe évanoui (h'es) 1 .
Ce sens d' évanouissement a fourni un euphémisme pour ridée mourir. C'est ainsi qu'il est dit de l'un des livres du papyrus médical de Berlin': « qu'il fut trouvé au temps du « roi Thoth , et qu'après que ce monarque eut succombé « (h' es), il passa au roi Snat. » Des exemples du même emploi se rencontrent encore dans les papyrus hiératiques de Leide.
Dans les groupes h'er et h'es, il faut donc voir l'expression la plus énergique de la perte des forces , de la débilité, c'est-à-dire l'injure la plus flétrissante qui pût être adressée au combattant ennemi.
Mais je distingue une idée toute différente dans le groupe aat - u , jusqu'à présent méconnu. Je l'ai rendu par barbares 1 ; M. Goodwin , par envahisseurs , révoltés *, et M. Brugseh, par rebelles, insurgés \ Mais ni les uns, ni les autres, nous n'avons entendu proposer ces expressions comme rendant le sens intime du mot aat-u. Ce groupe
I Pap. Sali III, pl. 6, l. (i.
a Pap. .lOrbiney, pl. m, I. 1.
a Étude sur le pap. Vrissv , p. <i.
* Hierat. Pap. p. 212.
f> zoitsch. n. m. ix . p. io» et pi. i.