‹ Mélanges égyptologiquesChapitre 16 sur 66 · DEPENDANT D'UN DOMAINE ROYAL · texte numérisé non relu

DEPENDANT D'UN DOMAINE ROYAL

Les pharaons possédaient des domaines qu’ils faisaient exploiter , administrer et surveiller par des fonctionnaires de divers ordres, et dont les produits entraient dans le trésor particulier du prince. A la suite de succès militaires ou en actions de grâces de quelques autres événements heureux, ils fondaient, agrandissaient ou embellissaient des temples, et pourvoyaient par des dotations et par l’affectation de certains revenus à l’entretien du sacerdoce de ces temples et aux frais du culte ; quelques revenus sont souvent expressément réservés pour les dépenses de fêtes de création nouvelle.

Les dotations des temples en propriétés , revenus , droits quelconques portaient le nom général de neter-

hatapou fiui signifie à la lettre offran-

des divines , et se dit aussi des oblations périodiquement présentées aux dieux. Quand un texte constate qu’un pharaon a pourvu au x neter-hatapou, c’est comme si l’on disait qu’il a pourvu aux besoins du culte.

VÉRIFICATION D’UN CELLIER

Presque tous les temples de la rive gauche du Nil , à Thèbes, avaient été construits en vue du culte à rendre aux pharaons , leurs fondateurs , après leur mort. Ceux qui ont cette destination spéciale sont souvent nommés temples des millions d’années ; ils devaient être éternels comme la tombe.

Le document qui fait l’objet de la présente étude concerne le temple funéraire du roi Séti-Méneptah II , successeur de Méneptah- Baïenra. Cet édifice est désigné dans le texte par le nom suivant :

C’est-à-dire : Le temple des millions d'années du roi de la haute et de la basse Égypte Ousor-Khcperoura-sotep-en-ra', v ie- santé- for ce , dans Diopolis (Thèbes).

Séti-Méneptah II ne nous a laissé qu’un seul monument de quelque importance : c’est le temple qui forme l’angle nord-ouest du groupe de Karnak à Thèbes et que ce pharaon avait consacré à Ammon. Il est probable que c’est de ce monument qu’il est question dans le texte que nous allons examiner.

Ce texte se rencontre au papyrus Anastasi IV, pl. G, lig. 10 , à pl. 7, lig. 9. Les pièces qui le précèdent et qui le suivent sur ce papyrus sont d’une nature tout-àfait différente ; nous n’aurons pas à nous en occuper.

t C’est le prénom royal.

Voici ce qu’on y lit :

« Autre [affaire] ' pour satisfaire mon maître :

« Je suis arrivé à la demeure de Ramsès-Mériamon \ « sur la rive du Petar \ avec la bari 4 de mon maître, et « le transport s les deux taureaux, du temple des millions « d’années du roi Ousorkheperoura-sotepenra dans Dios- « polis, pour recueillir les provisions6 des sommeliers « des celliers du temple des millions d’années du roi « Ousorkheperoura-sotepenra, dans ( Diospolis ) ” .

i Le mot parole, affaire est quelquefois sous-entendu. Voir cidevant , p. 28.

2 Le groupe

qui précède le cartouche doit être corrigé

en Nous allons trouver plus loin une autre étourderie du

même genre.

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pyrus :

JM

. La forme pleine se trouve dans le même pa-

AAAAAA AAAAAA 'T AAAAAA E i

, copte BApi , grec/3âptç.

. Voyez ci-devant , p. 71.

lieu où l’on dépose les produits d'un vignoble, cellier -, par extension : le vignoble, le fruitier; copte <r«)U , hortus, crue , custos vineœ , hortnlanus ; KOUApiTHC , vinitor, villicus.

8 ici un lapsus calami du scribe ; il a passé le nom d'Ammon.

VÉRIFICATION d’üN CELLIER.

« J’ai trouvé dans les celliers :

« Hommes 7

« Chefs de corvée ' 4

« (Titre illisible) 4

« Jeunes garçons 6

« Total têtes 21

« Note faisant connaître à mon maître les quantités « de vins que j'ai trouvées rassemblées chez le chef des

« celliers Batari ’ :

« Vins •. . mines 1500

« Shethou ( vin de liqueur). . . mines 50

« Poer {moût) mines 50

« Hanouhalmaa [grappes de raisins) . canistres 50

« Raisins en grains canistres 50

« (Figues) couffes 60

« Je les charge sur le transport les deux taureaux du « palais des millions d’années du roi Ousorkheperoura* « Sotepenamon dans Diospolis ; je pars de la ville de « Ramsès-Mériamon, la grande personnification de Phra- « Harmakhis ; je les livre aux vérificateurs du palais « des millions d’années du roi Ousorkheperoura-Sotepenra « dans Diospolis, et j’envoie pour en informer mon « maître. »

Il serait difficile de trouver un document commercial

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surveillants, chefs secondaires. Voir, ci-devant,

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