‹ Mélanges égyptologiquesChapitre 17 sur 66 · tome I, p · texte numérisé non relu

tome I, p

2 La première lettre de ce nom a disparu en partie.

de style plus simple et plus clair. Il présente toutefois quelques particularités intéressantes.

En premier lieu , nous y apprenons que le palais funéraire de Séti-Méneptah II à Thèbes comptait parmi ses domaines un vignoble situé tout près d’une ville de Ramsès, a laquelle on arrivait par le Nil et par l’un de ses canaux. Le grand Ramsès avait fondé ou agrandi plusieurs villes qui , même après sa mort, continuèrent pendant un certain temps à porter son nom. La plus célèbre de ces villes était Ramsès du Delta, que j’ai assimilée à Péluse ’. M. Brugsch a trouvé que le nom de demeure ou ville de Ramsès a été également donné à Tanis. Peut-être s’agit-il, dans notre texte, précisément de Tanis, ville à laquelle conviendrait aussi bien qu’à Péluse l’indication de sa situation sur le bord d’un lac ou d’un cours d’eau. Les textes qui parlent de la ville de Ramsès , à laquelle travaillèrent les Hébrenx s, ne mentionnent jamais cette particularité topographique. Il semble dès lors que nous ayons affaire ici à une autre ville de Ramsès. Nous resterons dans l’incertitude sur ce point jusqu’à la découverte de renseignements nousituation de , a**am=e.

V ^ AAAAAA

Vingt-un agents étaient chargés du travail et de l’administration de ce domaine, sous l’autorité d’un c=i, her, ou supérieur résidant aux celliers d’emmagasinage. C’est à ce fonctionnaire qu’incombait le devoir de faire annuel-

1 Études sur l'antiquité historique, p. 225.

2 Ramsès et Pithom , Mélanges égypt. II , p. 108.

VÉRIFICATION d’üN CELLIER. 83

lement à l’envoyé du temple la livraison du produit des récoltes.

Ce produit a consisté pour l’année à laquelle se réfère notre document :

l»»tAUU1 c

1° En 1500 men , de vin. La traduction

AAAAAA X

mine ne suppose aucune analogie de contenance entre la mesure égyptienne et la mine hébraïque. Le men égyptien servait à mesurer l’encens , le haq ou bière, d’autres liquides, le miel, et, d’après le papyrus médical, certaines substances végétales. Il est dès lors présumable qu’il y avait des men de contenances diverses, et que notamment le men de l’encens était moins grand que le men du vin. En général les mesures égyptiennes étaient de petite capacité.

2° En 50 men d’une boisson nommée shethou , qui , d’après sa place dans l’énumération ,

doit être une espèce de vin. On trouve le shethou fréquemment cité avec le vin. Le pays de Tsestsès

Page 1