V ^ est un ol3jet d’offrande le plus souvent déter
miné par le signe des substances pulvérulentes, par celui des fruits ou par celui des végétaux. On en faisait avec du froment. On pour-
rait y voir une espèce de pâtisserie ; comparez le copte Tuxre , cuire.
Pem*T; on trouve aussi l’orthographe Pe,,m*T- Le radical est l’égyptien ,
poi l ne , jeune.
manière vraiment convenable ; son divin symbole est tenu pur.
Pour le bonheur !
Envoi fait pour l’information de mon maître.
Autre objet pour satisfaire mon maître.
L’officier d’infanterie Netjem est venu à Pa-Ptah 1 * 3 ; il a fait amener une statue du pharaon et Pa fait entrer au temple de Pa-Ptah nefer-ho-neb-ankh-to '.
Je fais savoir à mon maître que l’Horus Ramsès- Mériamon est dans Pa-Ptah \
Page VIII.
Pour le bonheur.
Envoi fait pour l’information de mon maître.
Autre objet pour satisfaire mon maître.
Le scribe Kaouisar pour satisfaire son maître le scribe Bekenptah.
Pour le bonheur !
Envoi fait pour l’information de mon maître.
Autre objet pour satisfaire mon maître.
J’ai eu soin d’exécuter tous les ordres dont mon maître m’a chargé , convenablement, parfaitement, entièrement, complètement.
Je n’aurai pas .donné lieu à mon maître de me réprimander.
i La demeure de Plali. C’est le nom sacré de Memphis.
- La demeure de Ptah à la belle face, seigneur de Ankh-to. Ankhto ( la vie du monde ) est le nom d’un quartier de Memphis.
3 Cette dernière phrase est incomplète ; le sens en est rétabli conjecturalement.
MELANGES EGVPTOLOGIQUES.
Autre objet pour satisfaire mon maître.
Je suis venu de Parétou ' avec les deux barques * de pêche portant le poisson qui est pour la bari *, dans l’endroit où se trouve l’intendant des travaux Hornakht, et je suis retourné par le district le Tatan \ Je l’ai trouvée (la bari) au port d’Ousormara-Sotepenra ‘ , sous l’autorité du porte-enseigne Rekhi Kherpiromaou \
Alors je fis 7 convenablement. Je partirai pour
le lieu où sont les barques de transport du *,
1 Cp localité inconnue placée sur le bord d’un cours
d’eau ou d’un lac ; la syllabe initiale £p est effacée , mais le trait i se distingue encore.
2 Karo, barque de pêche, ci-devant, p. 76.
’fcl.
copte BApi , scapha.
1 ’aat Pi-talan. C’est la lecture la plus
probable. Cependant , si l’on considérait comme un trait de plume accidentel le crochet supérieur du groupe déterminé par l’eau , on serait tenté de lire : 1 ’aat de l’eau. Ce nom désigne un lieu où l’écrivain de la lettre a pu revenir en barque depuis Pa-Rétou. Nous sommes vraisemblablement dans les lagunes de la basse Égypte.
j 'fev. <=. s , aat , signifie quartier, localité ;
vs ■
l’aat d'Aker est l’occident. L’aat ou quartier de l’occident à Thèbes était aussi nommé Kheft-neb-es , la face de son seigneur. ( Voyez ci-devant, tome I , p. 105. )
5 Port nommé d’après le prénom de Ramsès II.
6 II n’est pas certain que les groupes Kherpiromaou soient un nom propre ; mais ils ne me suggèrent aucune autre idée.
7 Lacune.
8 Lacune.
Page IX.
et lorsque je serai devant ces barques je ferai embarquer la moisson du temple de Ptah qui est sous l’autorité de mon maître , afin de débarrasser les objets qui sont au port en les y plaçant selon la règle que m’a dite mon maître.
Autre objet pour satisfaire mon maître.
Le scribe Kaouisar pour satisfaire son maître le scribe Bekenptah.
Pour le bonheur !
Envoi fait pour l’information de mon maître.
J’ai obéi à tout ce que m’a mandé mon maître , à savoir : donne la nourriture des gazelles 1 et des oryx*, ainsi que des bestiaux qui sont à la métairie 3 , d’une manière convenable \
Ne t’en inquiète pas.
Pour le bonheur !
Envoi fait pour l’information de mon maître.
Ici finissent les lettres adressées par le scribe subor-
3, dorcas. La gazelle et le dorcas étaient deux animaux de sacrifice.
3 A Ür’n1’ KOT » mot fiui ne se rencontre Pas ailleurs ; l'écurie
est souvent désignée par le signe ou
ou
* Les mots d'une manière convenable se rapportent au commencement de la phrase : j’ai obéi.
donné à son supérieur ; il ne nous reste à traduire que la dernière pièce du papyrus ; c’est un ordre adressé par Bekenptah à son subordonné, et en même temps le document le* plus intéressant de la collection, en ce qu’il nous donne un tableau des emplois publics et des professions diverses chez les Égyptiens à l’époque des Ramessides. Il est fort regrettable que ce texte soit mutilé à son commencement et à sa fin , qui correspondent aux dernières lignes des pages IX et X du papyrus. Les lacunes nous font perdre l’indication de la localité à laquelle s’applique ce dénombrement, et rendent incomplète la liste des professions; mais ce document n’en est pas moins d’un grand intérêt. Les vastes palais ou temples de la ville de Thèbes formaient des agglomérations particulières , ayant une population souvent considérable et formant comme des villes distinctes. Ramsès III affecta au service du temple de Toum-Harmakhou , à Héliopolis, 12364 personnes. Il est probable que le recensement que nous allons traduire se rapporte au temple auquel était préposé Bekenptah, et ce pourrait être le grand temple de Ptah à Memphis.
Page IX , lig. 6.
Le scribe Bekenptah pour parler au scribe Kaouisar
On te porte cet écrit de correspondance. Lorsque ma lettre t’arrivera, tu feras le partage ’ de la ville.
t On voit que le supérieur se dispense des formules de politesse que le subordonné répète à satiété.
n <2. ^ A fl <=^
| ^ ^ /WW\A
les groupes suivants sont
Acquitte-toi de tout ce que tu auras à faire complètement, entièrement; avise à exécuter convenablement ce que tu as à faire pour la culture
Vois le nombre des domestiques ruraux ' , ayant grande attention de me faire connaître chaque homme par son nom :
Celui qui fait le dénombrement des travaux ;
Les lettrés 3 ;
Les ouvriers en bois et en métal 4 ;
Les corporations 5 6 faisant toute espèce d’ouvrage de culture \
effacés dans l’original ; quelques-uns ont été rétablis par le dessinateur, mais ces restitutions me paraissent au moins incertaines.
< Cette phrase est incomplète. J’y rétablis le groupe eAMMOVI
dont il va être question ci-après.
l , les Semtot. J’ai donné ci-devant, tome I,
p. $4, la véritable explication de ce titre dans lequel on a vu d'abord les Sémites, puis en dernier lieu les phylacites. Ce sont les manœuvres , les ouvriers chargés des ouvrages les plus grossiers. La magnifique publication deM. Mariette sur Abydos (tome I , 8, 88 ) , parle de Semtot employés sur les domaines territoriaux du temple et chargés d’y emmagasiner les produits.
mrr,
les Rekhis savants. Les
i i if
Rekhis sont la partie éclairée de la population ; mais les Rekhis savants désignent sans doute spécialement les individus ayant reçu une instruction supérieure, comme par exemple les lettrés en Chine.
5 XAUOT, familles, etc ; voir ci-devant , p. 116, G.
6 2AMMOYI La rac‘ne correspond à un grand nombre de radicaux qui ont laissé des traces dans
Les artistes ' faisant des ouvrages de précision 5 ; Les messagers pour les travaux ;
Les chefs qui président à la culture (zaiiiiovi) ; Le grand majordome ;
Le commandant des militaires3 ;
le copte : eeil , movere se ; emi , 2iou , accedere ; 2011, jubert-, 2 MAAT , vas, crater , instrumentuvi , res quœvis ■ 2110 , coluntas,
etc. En égyptien ?All ( $ ) est le nom de la pioche du
' A UMW ' •
cultivateur, et le verbe 2 A U MOT peut signiüer piocher , cultiver. 0 O p ^ o
x et X signifient trancher, couper, immoler.
Le sens cultiver, culture, cultivateur, est le seul vraisemblable quant à présent. Mais il n’est pas clairement démontré ; il existe un
groupe
2 AlJOTTi , qui a cette signification,
et ne paraît pas être une variante de 2AI1iiovi. Ce dernier mot revient plusieurs fois dans le texte, où il n’en existe pas d'autre pouvant se rapporter au détail important de la culture.
2 Je lis
/VWM
■ ( ( (, les experts de leurs mains.
ai
j ouvrages de justesse, d’exacti-
tude ; mais les signes rétablis par le dessinateur à la place de — laisseraient lire l’hiératique de , ce qui ferait songer à une autre
fonction, les
, On lirait dans ce cas : les artistes
qui font des ouvrages ; les porte-vérité , messagers pour les travaux. Mais ce dernier sens est moins naturel.
. Ce groupe se trouve avec Je déterminatif du
soldat d’infanterie dans l’inscription de Piankhi (Mariette: Monum.
div. , 1,8).
COHltESPONDANCE UES SCK1BES.
Les horoscopes rapportant à la connaissance du puissant ' ;
Le grand des appartements 2 ;
Le scribe de la table ;
Les vérificateurs ;
Le conducteur 3 du service ;
Le conducteur des messagers de la culture 4 ;
IP
Les gens
de l’heure dont il est ici question ne me paraissent pas devoir être confondus avec les prêtres nommés Horoscopes , et qui sont cités après les prophètes , les pères divins et les Khar-heb (Dümicben : IT Hist. lnschr. , 55, c. ). D’après l’explication donnée par le texte, qu'ils rapportent à la connaissance de l 'Ousor (le puissant, le dominateur ) , je suis incliné à supposer que ce sont des surveillants et surveillantes se remplaçant d’heure en heure et rendant compte au pharaon ou au maître.
ni
Dans l'inscription de Piankhi (Mariette: loc.
C’est le lieu où sont en-
laud. V , 103 ) , l’orthographe est
treposés les objets les plus précieux de la maison : on trouve aussi
ce mot. désignant l’endroit où un tribunal s’assemble ( pap . SallierU.
3 ^ .abréviation def
Ul'
Ce mot signifie porter ,
tenir , prendre , et aussi conduire, mener. Les corps d'état avaient tous un porte-bannière qui marchait à leur tête dans les cérémonies publiques et qui remplissait dans la corporation certaines fonctions, celle de conducteur , par exemple.
Le scribe Kaouisar doit inspecter tous les membres de certaines corporations ; mais pour quelques autres corporations il n'aura à s’occuper que de leur porte-bannière.
1 1 , ceux qui portent des
ordres aux cultivateurs.
MELANGES EGYPTOLOGIQl’ES.
Le conducteur de la pharmacie ’ ; Le boulanger’ ;
Le boucher3;
Le confiseur 4 ;
. Ce mot se rencontre au papyrus médical de
Berlin un grand nombre de fois : il désigne une opération qu'on pratiquait sur des substances de diverse nature, broyées, mélangées ou chauffées ensemble ; c’est quelque chose comme filtrer , clarifier ou diluer. J’ai traduit par le sens général pharmacie, préparation de remèdes.
•> 1 i aaaaaa p ^ ^uigneur de boeufs
* Le texte donne ^ JJ MWAA r ^ ; mais on voit que
le signe O est restitué sur une éraillure du papyrus. 11 faut certai-
nement lire
COT6UOT. Ce litre se rencontre dans
les papyrus hiératiques de Leide (pl 171, 172, 174), où je l’ai d’abord considéré comme une qualification bienveillante dérivée du
radical ^ 3| } CLUT6U , entendre , écouter, comprendre
obéir. Mais notre passage prouve que c'est une profession en rapport avec les fruits doux, et spécialement avec les produits du palmier.
Le groupe
J - ÿsi
signifie palme , copte E6I1N6 ; en égyptien
il comportait un r final et se prononçait banar ; au figuré banar
signifie doux, absolument comme^
> HG2CHU, copte I JOTIJ ,
suavis , dulcis , mitis . jucnndus ; le premier signe de ce dernier groupe est aussi une gousse végétale, qui peut l’exprimer à elle
seule ; ainsi '1 signifie iiexeu , doux
bai i Ap , doux, etc.
COHHESPONDANCE DES SCRIBES-
Le cuisinier 1 ;
Le conducteur des contrôleurs qui goûtent le vin 5 ; Le supérieur des travaux :
L’intendant des ouvrages sur bois et sur métal ; Les ouvriers en métal et en bois ;
Cette identité de sens est démontrée par la phrase :
, BAinvp-po IJ6X6U-2CT , suave
de bouche , doux de parole ( Greene : Fouilles à Thèbes ,11,1).
Le palmier-dattier était bien choisi comme symbole de la douceur du goût et des préparations de confiserie: indépendamment de son fruit, qui exige des soins particuliers et se présente sous plus de vingt variétés , on en utilise les feuilles et la substance médullaire ; on en extrait le vin de palmier. Avec les dattes on fabrique le délicieux miel de dattes , très-employé dans la pâtisserie des Arabes , et la farine de dattes , si facile à transporter et si utile dans les voyages lointains. Les anciens faisaient fermenter les dattes et en retiraient une liqueur pétillante , encore aujourd’hui en usage dans la Natolie.
La profession de banar ou de confiseur est citée dans une liste d'emplois donnée par les papyrus de Turin ( Pleyte et Rossi, pl. 36, 15) :
. Nous avons déjà parlé (ci-devant, p. 89) de
* — fl
moût liquoreux ou poer produit par les Sotemiou ou experts (ceux qui s'entendent a la confiserie ). Notre texte nous montre le maître confiseur entre le boucher et le cuisinier. t Littér. : le cuiseur de mets.
passage est décisif, d’abord pour la
prononciation abou déjà signalée (ci-devant , t. T, p. 167), puis pour la nature de la fonction. Dans la dissertation à laquelle nous venons de renvoyer, nous avons montré que les Abou sont des inspecteurs . des contrôleurs; leur action portait principalement sur les objets destinés à la table royale : notre texte parle ici de ceux qui sont chargés de goûter le vin .
Le grand officier ' ;
Le scribe de la fabrication 1 * * * 5 ;
Le conducteur de ceux qui manient les métaux 1 ; Les sculpteurs 6 ;
Le conducteur des tailleurs de pierre ;
Les démolisseurs6 ;
Le conducteur des conducteurs 7 * * * ;
i Le grand des Sennou.
www O /) t DP1!
est une variante
de
wvwa v\3i i . il y avait des Sennou d’infanterie et de cavalerie
/WVAAA J\ |
( Voyage d'un Égyptien, p. 211, 221) et des Sennou de localités. Le mot officier, chef d’office, convient bien pour rendre compte du groupe égyptien.
Le déterminatif est quelquefois , . Le sens
fondamental de
est former, modeler , fabriquer. On trouve
ce mot employé pour indiquer certains travaux décoratifs des édifices autres que la peinture. On pourrait traduire scribe dtt décor ; mais le sens scribe de la fabrication est plus général.
littéralement : le conducteur ou
porte-bannière de la main de bronze , c'est-à-dire des ouvriers en
métaux, qui sont ici mentionnés avant les sculpteurs et les tailleurs de pierre.
* Les akou. Voir ci-devant, p. 117.
5 Les kherti. Voir ci-devant, tome I , p. 199.
i , J)iUAor. Voir ci-devant, p. 10. Ceux-ci
paraissent être les aides des maçons, les manœuvres , les goujats.
Les conducteurs (voir ce que j’en ai dit
page 133, note 3 ) , formaient eux-mêmes une corporation ayant son
porte-bannière.
Les puisatiers ’ ;
Les barbiers * ;
Les cordonniers;
Les fabricants de corbeilles 3
En interrogeant de nouveaux textes on pourra peutêtre rectifier quelques-unes des interprétations que j’ai données des titres de fonctions et de professions , et obtenir des renseignements plus détaillés sur les attributions et les occupations y afférentes.
L’histoire de Joseph nous fait connaître un certain nombre de professions égyptiennes :
1° "Hlf, le sar des lueurs ; c’était, non
' 'nnnT 5 BAA ’ creuser’ fovil',er- 'oyez ci-devant