TE FAIRE ÊTRE UN DE MES
familiers. Le copte unie, unit , semble dériver de ce groupe.
2 Les maîtres étaient tenus de faire enregistrer tous leurs serviteurs. Voyez ci-devant , tome 1 , 242 , et Mélanges égyptol. , 1er série,
3 Littér. : Il m’a cajolée.
4 Ma copie donne ^ ^ * *1 faudrait
w Je n’ose pas affirmer que l’erreur n’est pas de mon fait.
Hormis mes pains, le confiseur n’a pas fait ce qu’il avait dit. Il y a avec lui une autre femme en sus de '
Lettre 14. — Le scribe Pinem pour satisfaire son maître le scribe Anhourrekh.
Pour le bonheur!
Envoi fait pour l’information de mon maître.
Autre objet pour satisfaire mon maître:
Je dis à Ammon ,
A Mau ,
A Khons,
A la Splendeur, qui est le cèdre aimé de la Thébaïde sur le chemin du fourneau
Page 1 1 .
d’Amenholepou ;
A la terrasse d’Amenhotepou ;
Au d’Hathor ;
Au perséa d’ Ammon d’Apet;
Aux huit singes qui sont à la terrasse d’Hathor résidant dans Thèbes;
A la grande porte du Serviteur;
A tous les dieux et à toutes les déesses de la ville ; Puisses-tu être fort! Puisses-tu vivre! Puisses-tu paraître fortifié!
J’ai le sein plein de toi.
i De même que la onzième, cette lettre forme deux lettres distinctes, adressées à deux personnes différentes, sans doute en relalions intimes. Elle contient quelques particularités intéressantes. J’en donne le texte sur la pl XI, 7 à 10 et 1 5.
Suis dans la faveur des dieux et des hommes! Porte-toi bien dans la demeure d’Ammon, roi des dieux.
Lettre 15. — Le scribe Pinem pour satisfaire son maître le scribe Anhourreckh.
Pour le bonheur !
Envoi fait pour rinformation de mon maître.
Autre objet pour satisfaire mon maître.
Ne plaisante pas1 ! Garde-toi de parler; observe le silence avec la gardienne de barque* qui reste dans la cabine; qu’on la laisse fréquenter l'ouvrier qui a travaillé pour toi5.
Pour le profit du scribe Anbourrekb.
Lettre 16. — Le supérieur gardien des écritures Hui, de l’infanterie, au colonel de cavalerie Pinahsi.
Pour le bonheur! avec les faveurs d’Ammon-Ra, roi des dieux.
Je dis à Phra-Harmakhou , à tous les dieux et à toutes les déesses de la ville de Ramsès-Mériamon ,
Page 12.
(qui est la grande personnification d’Harmakbou : )
3 Cette phrase est incertaine ; deux mots en sont illisibles. Le scribe Pinem met son correspondant en garde contre la fréquentation d’une femme. Mais les choses sont trop laconiquement rapportées. Le texte des deux lettres adressées à Anhourrekh est reproduit pi. XII.
Puisses-tu être fort ! Puisses-tu vivre ! Puisses-tu paraître fortifié !
Cette dernière lettre se compose de six lignes écrites au revers du papyrus , à chacune desquelles il manque l’espace représenté par les mots placés entre parenthèses ,
plus le groupe qui était inscrit à la suite du cartouche royal , c’est-à-dire un tiers de toute l’écriture. Cette lacune considérable ne nous permet pas de tenter une traduction. Mais nous voyons, dans les mentions conservées, qu’il est question de faire partir un ouaou' âgé pour les provinces du midi à la suite du prince
hériiier (^"üT t” j$fU=)- c’esl ioui ce que nous saurons jamais du contenu de la dernière lettre.
En résumant les renseignements épars dans cette correspondance familière nous nous apercevons qu’ils ne sont pas sans intérêt pour l’histoire. La lettre 5, qui nous parle des chevaux de la grande intendance de Ramsès II en même temps que de ceux de lagrande intendance de Méneptah I , nous montre que, lors de l’échange de ces lettres, les institutions du règne du premier de ces pharaons n’étaient point encore fondues dans celles de son successeur ; cette persistance du nom et des possessions d’un roi pendant un certain temps après sa mort a déjà été signalée dans la lettre d’affaires précédemment traduite. Nous en tirerions la conséquence que notre papyrus ne peut dater que des premières années du règne de Méneptah 1 , si ce fait n’était déjà parfaite-
1 Ras-officier.
ICO MÉLANGES ÉG Y PTO LOGIQUES.
ment établi par la date de l’an 8 de ce monarque inscrite à la fin du manuscrit.
L’activité politique se trouvait alors concentrée dans la basse Égypte. Memphis , Héliopolis et Ramsès sont les villes citées par nos lettres , Ramsès surtout, où , selon la lettre 7 , le scribe Mahou a dû se rendre avec des chars fabriqués tout exprès. Celte ville, que j’ai identifiée avec Péluse', possédait un temple principal dédié à Phra-Harmakhou (le Soleil Horus des deux horizons ); les dieux adorés dans ce temple sont fréquemment invoqués par nos scribes % ce qui indique généralement que leurs correspondants sont domiciliés ou de passage à Ramsès.
La ville de Ramsès était située sur l’extrême limite de l’Égypte et de la Syrie. C’est là que la prêtresse d’Ammon , Sherau-Ra, qui était en Syrie, se propose d’aller rejoindre le prêtre supérieur Piaï, attaché au service royal \
La lettre 8 nous parle d’un voyage que Méneptah 1 fit en Syrie , et au retour duquel il devait s’arrêter à Memphis ; ce voyage , qui tombe dans les premières années de ce règne , ne semble pas avoir été motivé patune guerre ; la Syrie n’avait pas encore essayé de secouer le joug que lui avait imposé Ramsès II. Des aventuriers égyptiens , tels que le Mohar du papyrus Anastasi I ,
* Études sur l'Antiquité , p. 225.
2 Voyez lettre il (deux exemples) et lettre 16.
3 Voir lettre 10. Un papyrus grec de la collection du Louvre contient une lettre familière dans laquelle l’égyptien Ammonios donne rendez-vous à Péluse, à sa sœur Tachnoumi. ( Notices et extraits des Manuscrits de la Bib. nat tome 18, p. 233 )
pouvaient la traverser dans toute son étendue sans courir de trop grands dangers.
Méneptah paraît avoir aimé les voyages et les réceptions brillantes; c’est de lui que parle l’une des lettres du papyrus Sallier I (pl. 8, lig. 7), dans laquelle le scribe Ameneman invite toute l’Égypte à se réjouir à propos du retour du pharaon. Au papyrus Anastasi III , une lettre, qui paraît être datée de l’an III, annonce aussi en termes pompeux une arrivée de Méneptal» I au lieu de sa naissance dans Héliopolis ’. C’est conséquemment il juste titre que les fonctionnaires se préoccupaient des préparatifs à faire pour recevoir dignement le monarque voyageur; il fallait disposer le cortège, orner les édifices , préparer les rafraîchissements , etc. , et, comme le dit le papyrus de Bologne, recourir aux marchands et s’entendre avec les confectionneurs de friandises.
Méneptah avait à Memphis un palais auquel
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notre huitième
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lettre $
donne le
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Son père Ramsès II y avait aussi élevé des édifices, entre autres un temple de Thoth :
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qu’on ne manquait pas
de visiter en passant à Memphis
1 Pap. Anastasi III , p. 7. lig. 2 à 11.
2 Fap. hiér. Turin, 160 . rev. ; Pleyte et Rossi , pl. XXI , lig. 2 et 6.
Un autre édifice de Memphis nous est connu par les textes ; c’est le palais construit par Thothmès I :
•ÿ1^"© | , que Séti I occupa momentanément
en l’an II de son règne Sans les renseignements écrits nous saurions peu de chose de cette ville jadis splendide, dont aujourd’hui les ruines sont à peine visibles sur le sol nivelé par les sables. Ptah était le dieu principal du nome, et la triade au temps des Kamessides était composée
de :
le grand de son Mur méridional ,
Sekhet, la très-aimée de Ptah ,
et
, Nofretoum, le soulagement des mondes.
Ce sont ces divinités qui sont invoquées dans la lettre 13.
Les premiers Ramsès avaient mis en honneur le culte de Set, dieu de la force, qui est, d’après la mythologie, l’adversaire et le meurtrier d’Osiris. Le nom de Séti que portèrent deux rois de la XIXe dynastie n’est autre que le nom même de ce dieu funeste , augmenté de la finale i qui en fait un adjectif. Ce nom est presque toujours graphiquement exprimé par la figure même de Set à face
bestiale (^). Set avait au surplus toujours occupé
une place dans le panthéon égyptien ; mais les honneurs particuliers qu’il reçut de la part des Ramsès constituent
i Pleyte : Les papyrus Rollin , c. 1885.
un fait caractéristique qui n’est pas encore suffisamment expliqué, et dont il faudra tenir compte. Notre neuvième lettre cite un temple de Set dont un personnage du nom de Phraemheb était prophète. Malheureusement il n'est pas question de la ville dans laquelle ce temple était situé. On voit seulement par les mentions du texte que les dieux principaux associés dans ce même temple étaient Phra-Harmakhou , Set et Nephthys ; le surplus des Osol «rJwaot est désigné en bloc comme :
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