‹ Mélanges égyptologiquesChapitre 59 sur 66 · VN · texte numérisé non relu

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l’inschiftion du tomueau d’amo.nkmheb.. 21KI

bassins de 1er et les vases garnis d’or qui firent partie du butin.

Les habitants d’Alep avaient des troupes de cavalerie au temps de Ramsès III, et certainement aussi à celui de Thothmès III. Notre document ne mentionne que des ânes parmi les prises.

(D). Je fis de nouveau des prises dans cette campagne au pags de Kairkamiasha.

Il s’agit ici de la ville de Karkemisb sur l’Euphrate, à propos de laquelle a disserté M. Maspero '. Des deux thèses que cet égyptologue habile a essayé de soutenir , la deuxième , à savoir que Carchemis est l’ancien nom de Bambyce ou Hiérapolis, reste incertaine, et cette identification est toujours fort problématique. Mais la première, qui tendait à prouver que Carchemis et Circesium sont deux villes différentes et fort distantes l’une de l’autre, me paraît devoir être définitivement acceptée. Notre texte* cite en effet Karkemisb après Naharin et Alep. Il est tou t-à-fai t invraisemblable que Thothmès III, qui devait poursuivre sa campagne jusqu'à Ninive, ait fait redescendre son armée le long de l’Euphrate jusqu’à Circesium , à l’embouchure du fleuve Khobar.

C’est à Karkemish que les armées égyptiennes traversaient l’Euphrate. Cette ville fut détruite et abandonnée à une époque que nous ne pouvons déterminer, et lorsque le passage du fleuve fut établi au confluent du Khobar,

' De Carchemis oppidi situ. Paris, 8". 187-2.

la nouvelle ville qui s’établit sur ce point de transit fut désignée par un nom à peu près semblable à celui de Karkemish.

Notre texte a perdu dans une lacune l’indication de la lace des prisonniers faits à Karkemish, mais il n’est pas douteux qu’ils ne fussent Amou. Le combat avait eu

lieu sur le bord de I eau de Naharin ,

tw a/wvna m

c’est-à-dire de l’Euphrate. Il résulte de l’ordre géographique suivi par notre texte que les Égyptiens donnaient ce nom de Naharin à la portion de la Syrie septentrionale qui comprenait Alep , mais il n’est pas certain qu’ils aient appelé ainsi le territoire situé sur la rive gauche de l’Euphrate, qui correspondrait mieux à V Aram naharaïm ( nitt) de la Bible. C’est à cette région que

s’applique le nom hiéroglyphique de Saenkar , qui représente assez bien le shinhar (“)V3fcO de l’Écriture. Sur les monuments égyptiens le pays de Saenkar est constamment associé à celui de Ruten et à Naharin '.

(E). Je vis encore les victoires du roi Tliothmès III dans le pays de Sentsar

Dans , Sentzar , je vois une orthographe

particulière de ^ , Saenkar. La forme

1 1 Æ oi\^ I

JL vxaaaa , , . r j

T? ^ | a cependant ete usitee aux temps de

Thothmès III, puisqu’elle se lit sur la muraille de

l Voir Lepsius : Denkm. III, 129, 140 , 145 et 175.

l’inscription du to.m h k ai; d’amonkmhkh.

Karnak dans la grande inscription des campagnes de ce pharaon ; mais sous Aménophis III on trouve encore la

forme Il n’y a d’autre différence que le

changement de a , o , k, r en | , x , ts, tj, et l’on sait que cette permutation s’est produite à toutes les époques. Les Égyptiens ont d’abord hésité pour rendre dans leur écriture l’articulation sémitique 7 dont nous avons fait nous-mêmes <j dans le nom de ”*7, Gaza. Sentzar est donc très certainement le même pays que Saenkar ou Senkar \ et Thothmès III , que nous allons retrouver à Ninive , ne s’est point encore éloigné du pays qu’il occupait précédemment.

Une lacune empêche de reconnaître le sens de la phrase qui. dans notre texte , suit la mention de Sentzar, on y lit :

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