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Fig. 10.
bliait un décret, «nommant le jeune La Vallée Poussin, descendant du célèbre Poussin, élève au lycée de Rouen ». Son frère était envoyé au lycée de Limoges.
SOA AE D IL AVYYAMCENTYANS. 139
Les jeunes gens ayant aussi perdu leur mère, eurent comme tuteur leur oncle, le colonel Jublin, alors au service de la Russie. Cet. officier possédait un pied-à-terre au faubourg Saint-Honoré, coin de la rue d'Anjou, et, quand il était en France, les jeunes lycéens venaient passer une partie de leurs vacances chez lui, tout proche cette rue Verte ou s'était écoulée leur joyeuse enfance.
j Le 23 février 1807, mon grand-père entrait comme élève à l'Ecole de Fontainebleau. La vie y est dure. Pas de feu et pas de capotes durant l'hiver. On se lève à 5 heures, on fait toutes les corvées comme de simples troupiers dans un régiment; la gamelle, le pain de munitions comme nourriture. Mais, tandis que les soldats, sortis de leur caserne, jouissent de leur liberté, les élèves ne peuvent quitter l'École, et il est interdit d'y recevoir des victuailles... Aussi, s'ingénient-ils à introduire, en fraude, quelques friandises, et le shako de mon grand-père lui servit, maintes fois, de garde-manger |
Les farces faites par les anciens aux nouveaux, les duels fréquents, l’« exercice » très en honneur, et les études plutôt négligées apparaissent dans la correspondance du jeune élève.
Le 7 juin 1808, l'École militaire est transférée de Fontainebleau à Saint-Cyr. Le surcroît de corvées et de fatigue, qui en résulta pour les élèves, fut considéré par eux comme une fête, tant sont prestigieux pour les jeunes gens le changement et le mouvement!
Le général Bellavene, qui commandait l'École, harangua à cette occasion ses pupilles, et leur offrit un « festin » où s’ajoutaient, à la gamelle et à la demi-bouteille de vin rouge ordinaire, un pâté de lapin, du fromage, un gâteau de Savoie et une ration de vin blanc.
Le 7 mars 1809, la solennité est plus imposante. L'Empereur visite l'École, examine les élèves; dix-huit d’entre eux font, devant lui, de l'équitation‘. Le maître est satisfait, et, le lendemain, il écrit à Clarke de donner des places de sous-lieutenant aux 64 meilleurs sujets de l'École. Mon grand-père était de leur nombre, et fut, par décret du 24 mars 1809, nommé sous-lieutenant au 8° régiment d'infanterie de ligne.
Les nouveaux officiers ont un congé pour s’équiper, avant de rejoindre leur corps. Mon grand-père s’installe à l'hôtel du Princede-Galles, faubourg Saint-Honoré, en face la rue de Marigny. « C'est un logis très cher, mais je suis officier, et dois faire honneur à nos