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LES THÉATRES DE LA PLACE DE LA CONCORDE

plus tenu de la payer que c'était une partie entre comédiens dont à la vérité 1l s'était rendu garant et dont chacun avait payé sa quotepart, évaluée à seize sols ».

La demande de Belnie fut rejetée.

En 1792 les deux théâtres subsistent encore et Froulé, avec sa bienveillance coutumière, les annonce en ces termes :

Théâtre de la place Louis XV, à l’entrée de la grande avenue des Champs-Élysées. — Prix des places depuis 2 sous jusqu’à 18.

Il y en a deux en face l’un de l’autre : on y bete Zaïre et Mahomet et l’on joue assez bien les petits chefs-d’œuvre de l’abbé de Boujon pour égayer les ouvriers du Pont de Louis XVI et les marchands de ptisanne du quai des Tuileries. Le Directeur qui joue les premiers rôles se présenta l’autre jour sur la scène et fit l’annonce en ces termes d’une voix enrhumée : Messieux et Dames, d'main drès les cinq heures du soir, j’aurons l’honneur que d’ vous bailler la Satyre ed’ Voltaire et les Fourberies d’ l’Escarpin d’ Moyère. »

De la lecture de cette réclame plutôt malveillante on peut conclure que Loyson donnait à son public les pièces de Voltaire et celles de Molière. Quant à l'abbé de Boujon, moins connu que ces deux hommes de génie, il mériterait une étude spéciale. Type de ces abbés du xvinr° siècle, qui n'avaient de religieux que le nom, ce pauvre diable comme Pellegrin, le fondateur de l'opéra français, déjeunait de l'autel et soupait du théâtre. Dans sa courte et misérable existence, l’abbé Bonnefoy de Boujon écrivit nombre de pièces surtout pour les comédiens italiens du roi : bien peu ont été imprimées.

Les curieux pourront cependant en trouver deux à la Bibliothèque Nationale « Lanlaire ou le Chaos, parodie de Tarare », la pièce bien connue de Beaumarchais, et « La Couronne de Fleurs, compliment en 1 acte et en vaudevilles » que les comédiens italiens ordinaires du roi donnérent le 20 avril 1789.

Au début de la Révolution Boujon fit imprimer en outre plusieurs motions en faveur des comédiens. Malgré son zèle réformateur, il fut massacré dans le jardin des Tuileries le 10 août, et son corps fut jeté sur la place Vendôme avec celui du journaliste Suleau.

En 1793, il paraît n'y avoir plus qu'un théâtre à l'entrée des

144 LUCIEN LAZARD.

Champs-Élysées : il est indiqué dans les « Affiches, annonces et avis divers » du 8 avril 1793 d’une façon moins ironique que dans l’Almanach de Froulé : «Il existe, à l’entrée de la grande allée des Champs-Élysées, un spectacle où l’on peut voir les plus belles tragédies de Corneille, Racine et même de nos meilleurs auteurs modernes, pour la modique somme de cinq sous. » C'est, à ma connaissance, en quelque sorte l’oraison funèbre de ce petit spectacle. Et si j'ai cru devoir en parler, c'est que, jusqu à présent, je pense, on n’en avait rien dit.

Puissent ces quelques notes donner à l’un des collaborateurs de la Société historique du vin°, disposant de loisirs que je n'ai pas, l’idée de poursuivre ces recherches et de faire revivre, mieux qu'il ne m'a été possible de le faire, ces prédécesseurs inconnus des Trente ans de théâtre, qui offraient pour cinq sous au public parisien du xvi® siècle des classiques et de l'opéra.

LUCIEN LAZARD,

Archiviste adjoint de la Seine.

Essai sur la Formation

du quartier de l’Europe

Paris, 15 avril 1916,

À Monsieur le docteur Maréchal, président de la Société Historique et Archéologique des VIIE et XVIF arrondissements de Paris.

Cher Monsieur le Maire,

Vous me faites l’honneur de me demander un article pour les Mélanges Le Senne. Je crois que je ne puis mieux faire que de résumer les notes que j'avais réunies sur la demande de notre bien regretté secrétaire général quand, le soir, au sortir de nos charmantes réunions de la mairie, je lui rappelais mes souvenirs sur le quartier de l'Europe, où j'ai eu l'occasion de passer une grande partie de mon enfance. Il me suppliait de mettre mes notes au net et de les réserver à notre Société.

Je considère donc comme un pieux devoir de les publier ici, et je suis sûr que vous partagerez ma manière de voir.

Un soir, dans une de nos réunions, un magistrat de la Cour d'appel de Caen nous a apporté un travail analogue, je me verrai obligé de le citer souvent

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el d'y faire de larges emprunts; j'en demande pardon à M. Dejamme dont la plaquette est rare et n'a pas été mise dans le commerce :.

J’ai dû laisser de côté les pièces justificatives qui devaient, logiquement, accompagner cette modeste étude, elles trouveront place dans les numéros suivants du Bulletin auxquels le lecteur devra se reporter.

Je remercie M. Barroux, archiviste du département de la Seine, M. l'abbé Jacquet, archiviste du diocèse de Paris, M. Coyecque, chef de la bibliothèque administrative et des bibliothèques municipales à la Préfecture de la Seine, MM. Dufour, Mahot de la Quérantonnais, et Sabot, nolaires, l'administration de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest en ligwidation, et en particulier M. Foulon, l’un des administrateurs, qui m'ont ouvert libéralement leurs archives, M. Cherrier, notaire honoraire, MM. Danloux-Dumesnuil et le baron de Vaufreland qui ont bien voulu rappeler leurs souvenirs et m'aider dans l'achèvement de mon petit travail.

Le mur d'enceinte des fermiers généraux avait divisé en deux parties la plaine Monceau, qui, naguère, séparait les deux grandes agglomérations de Villiers-la-Garenne, Neuilly, les Ternes et Île Roule, d’une part, et Clichy de l’autre. Par suite de sa construction, la partie qui se trouvait englobée dans Paris se composait d'un immense terrain vague, non construit, limité : au nord, par ce mur d'enceinte, à l’ouest, par les rues de Courcelles et de Chartres, au sud, par les rues de la Pépinière et Saint-Lazare, et à l'est, par la rue de Clichy. On peut se rendre compte, sur le plan cadastral dressé de 1807 à 1808, de ce qu'était cette vaste étendue de terrain, qui ne ressemble en rien au quartier de l’Europe actuel.

La rue du Rocher, et la rue d'Errancis qui en formait le prolongement, et qui n'étaient autres que l’ancien chemin de Paris à Argenteuil?, étaient alors les seules voies habitées du quartier. À droite, la campagne des Errancis et le fief de Montmoyen, coupés par le chemin de la Barrière de Clichy et par un autre chemin non dénommé qui se détachait du précédent pour aller rejoindre la rue du Rocher en face de ce qui fut plus tard la rue de la Bienfaisance. De ce côté s’élevaient au xvim° siècle plusieurs moulins. À gauche, la petité Pologne proprement dite, comprenait les rues

1. Le boulevard Malesherbes et le quartier de l'Europe, Montdidier, imprimerie Grou-

Radenez.

2. Voir Le Chemin d’Argenteuil et le pont Arcans, Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, t. XI, p. 28. M. Eude prépare une étude sur le même sujet,

de la Bienfaisance, des Grésillons, de la Voirie et de Miromesnil, véritables rues de faubourgs dans le genre des rues les plus éloignées des quartiers de Belleville et de la Villette où dominaient les cabarets et les guinguettes. Les Pendants des Errancis, les Grésillons, les Patinelles, lieux dits qui se trouvaient plus à l’ouest, formaient ce que le plan cadastral désigne sous la dénomination de Campagne de Monceau. Là, entre les rues de Valois, les ferrains de l’ancienne pépinière du Roi et la rue de Miromesnil se trouvaient plusieurs propriétés; l’une d’elles appartenait à M. Clair-Louis-Étienne Bouret de Vézelay, fils de l’ancien trésorier général alternatif de l'artillerie et du génie‘. L'entrée se trouvait au n° 67 de la rue de Miromesnil. À sa mort (10 janvier 1848) la propriété tomba entre les mains de sa - fille Me Wilkinson, les terrains en bordure de la rue de Miromesnil furent vendus et l'entrée reportée rue de Lisbonne 30 (vers le 28 actuel). À cette époque, le quartier était tellement éloigné que M"° Wilkinson, ayant donné une soirée, fut obligée de mobiliser un certain nombre de rabatteurs munis de torches, le long de la rue de la Pépinière, pour montrer la route aux invités. En 1863, le sol de la rue ayant été abaissé, les terrains furent vendus et 1l ne resta plus rien de cette belle propriété. Quant à l’ancienne avenue qui servait d'entrée sur la rue de Valois, M" Wilkinson en vendit le terrain pour former le passage Vézelay, composé de vingt-deux maisons d’assez pauvre apparence. En vertu d’un acte d'échange du 18 août 1862, passé entre la Ville et M” Wilkinson”, la nouvelle voie fut modifiée, et on reporta la rue qui conserve le même nom plus à l'est; elle se trouve en effet, actuellement, parallèle au boulevard Malesherbes. Ce nom de rue de Vézelay rappelle seul le souvenir de l'illustre financier. |

Ce vaste territoire était, comme je l'ai dit, limité à l’est par la rue de Clichy; à l'entrée de la rue, à gauche, se trouvait le Jardin de Tivoli, ancienne folie Boutin dont M. Gaston Capon a écrit l’histoire”; je n’y reviendrai donc pas; qu'il me suffise de dire que les héritiers de Montboissier et Boutin, propriétaires du terrain, le vendirent par acte dressé devant M° Deguingand, notaire à Monceaux,

1. Voir l’étude de M. Lucien Raulet sur Jacques-Louis-Guillaume Bouret de Vézelay, Bulletin de la Société historique et archéologique des VIII et XVII* arrondissements de Paris, 10° année, 1908, Pp. 127.

2. Le boulevard Malesherbes et le quartier de l'Europe. Montdidier, page 18.

3. Voir l’article intitulé: Les Tivolis (1796-1841), dans le Vieux-Montmartre, année 1901,

4° série, tome III, page 1.

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le 1" décembre 1821, moyennant le prix de 44o 000 francs’, soit 7 francs le mètre environ. Un terrain, situé à l'angle de la rue de Clichy et de la rue de Milan, s’est vendu en 1900 à raison de hoo francs.

M. Hagerman, banquier, avait à cette époque constitué une société avec Silvain Mignon, propriétaire de terrains dans la plaine, en vue de créer un nouveau quartier; la propriété y était, jusque-là, très divisée. Tous les contrats d'acquisition se trouvent consignés dans divers actes déposés en l'étude de M° Mahot de la Quérantonnais, qui a bien voulu m'autoriser à les consulter. Les deux principaux actes sont le procès-verbal de bornage, en date du 5 avril 1852 entre les héritiers Mignon et le sieur Hagerman, et la convention conclue entre eux le 14 février 1833.

Dès 1826, les sieurs Hagerman et Mignon, après avoir fait dresser un plan de lotissement intitulé : Plan du nouveau quartier de Tivoli, avaient été autorisés, en vertu d’une ordonnance royale du 2 février, à ouvrir un certain nombre de rues?. Ils devaient céder gratuitement le terrain nécessaire au prolongement du‘ boulevard Malesherbes, et soit par un acte de vente, soit par voie d'échange, les terrains nécessaires à la construction d’une église ou d’un marché, en outre établir, au milieu d’une place, qui devait porter le nom de place d'Europe, un jardin entouré de grilles dont ils conserveraient la propriété, mais dont ils ne pourraient jamais changer la destination. Comme on peut le voir sur le plan de lotissement, les premiers noms attribués aux voies publiques ne sont pas ceux qui ont été définitivement donnés; ils étaient plus conformes du reste à l'orientation générale : la rue de Londres devait porter le nom de rue de Paris, et la rue de Constantinople celui de rue de Londres. ,

Le projet d'église dut être abandonné dès que les travaux du chemin de fer de Saint-Germain (1835) furent commencés: en effet, on ouvrit une large tranchée qui fit disparaître l'emplacement de l'église, qui d’ailleurs avait été changé. Successivement cette église avait dû se trouver sur le chemin de ronde, puis être élevée sur une place à créer entre les rues projetées de Hambourg et de

1. Le jardin de Tivoli était loué 15 000 francs par les propriétaires aux sieurs Alexandre Joseph Domergue Durozet et Jean-Baptiste-Louis Fleury Houy. Le bail devait expirer le 1°"avril 1827.

2. Voir pièce justificative n° 1. (Sera publiée ultérieurement.)

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Bruxelles. Les voies qui devaient prendre plus tard le nom de rue de Londres et de Constantinople étaient pavées dès 1826, et une lettre du préfet de la Seine, en date du 16 janvier 1827, renvoyait à l'ingénieur en chef du pavé de Paris le projet présenté pour le nivellement et le pavage des voies, projet dont la dépense était évaluée à la somme de 673915 fr. 18, entièrement à la charge de la Compagnie propriétaire des terrains de l’entreprise.

En vertu d'un nouvel arrêté préfectoral en date du 21 octobre 1828, le pavage était mis à la charge de la Ville. C’est ainsi que peu à peu la plaine se trouvait sillonnée de voies publiques, ce qui tendait à faciliter la circulation; deux grandes artères, les rues de Londres et de Constantinople, donnaient accès de la Chausséed’Antin à la barrière de Monceau, pendant que les rues de Vienne et de Saint-Pétersbourg allaient de la rue du Rocher à la barrière de Clichy. Vers l’est, la rue de Berlin débouchait rue de Clichy, et vers l’ouest, la rue de Madrid, qui n avait que 104 mètres de long, venait buter contre la dernière des maisons de la rue du Rocher. Au centre se trouvait la place d'Europe ou de l'Europe qui n'était pas encore décorée du jardin prévu par l'ordonnance royale de 1826.

De la place de l'Europe au mur d'enceinte on avait ouvert la rue de Naples, qui prolongée au-delà de la place jusqu'à la rue de Stockholm, avait pris le nom de rue de Rome. Une question avait été soulevée dès 1829; l'ingénieur en chef directeur du pavé de Paris adressait le 15 janvier un rapport au préfet tendant à savoir si l'Administration ne donnerait pas suite au projet de prolongement de la rue de Rome jusqu'à la rue Saint-Lazare.

L'aqueduc de Ceinture, on le sait, commençait au bassin de la Villette pour venir se déverser dans les réservoirs de Monceau. Ces réservoirs, construits entre 1837 et 1840, en vertu d’une délibération du Conseil municipal en date du 28 juillet 1837, avaient coûté 150 000 francs, et servaient à alimenter une partie de la ville en eau de l'Ourcq. Ils étaient situées à l'angle du chemin de ronde et de la rue de Constantinople‘. En 1827, les sieurs Hagerman et Mignon voulaient établir un remblai sur lequel devait s'élever le boulevard de Tivoli, avec des immeubles de rapport. Une demande, adressée au

1. Le réservoir de Monceau a été mis en vente aux enchères publiques dans le courant de l’année 1898 (voir La Nature, n° du 14 mai 1898, Informations, page 93, article reproduit dans le Bulletin de la Société historique et archéologique du VIII arrondissement de Paris, t. 1, 1899, page 132. Pour sa construction {achevée en 1839), voir pièce justificative n° 2.

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préfet de la Seine était suivie d’une réponse, en date du 28 février 1827, déclarant que le travail ne pouvait être entrepris que s’il ne présentait pas d’inconvénient pour le service de distribution des eaux, et à condition que les riverains du côté de la ville y donnassent leur consentement. Les entrepreneurs devaient en outre se conformer aux repères tracés par les agents de l'administration, et l'on devait surseoir à l’exécution des travaux jusqu'à la reconstruction du mur d’enceinte, dont l’administration allait s’occuper.

Sur ces entrefaites, Silvain Mignon mourait le 27 novembre 1829, et sa veuve, Amable-Antoinette Beurier, ne tardait pas à le suivre dans la tombe (30 décembre 1830). Leur fille, M”° Riant, et leur fils Théophile Mignon devenaient propriétaires des terrains appartenant à leurs parents et ce dernier était chargé de continuer l'entreprise. Le 14 février 1833, intervenait entre les héritiers Mignon et le sieur Hagerman une convention de partage des terrains.

Cependant la loi concédant le chemin de fer de Paris à Saint- Germain n'allait pas tarder à transformer le quartier et à modifier les projets. La concession date du 9 juillet 1835; et la ligne était ouverte jusqu'au Pecq le 26 août 1837. Il avait fallu construire sur la rue de Stockholm un pont en bois et creuser un tunnel sous la place de l'Europe. La gare avait été établie rue de Stockholm et une sortie débouchait rue de Londres. Le bureau des bateaux à vapeur conduisant de Saint-Germain à Rouen se trouvait rue de Londres, à côté de la gare‘. 5 3E

Un rapport de l'ingénieur en chef, directeur du pavé de Paris, en date du 16 décembre 1845, décrit l’état des voies publiques à cette époque”.

On voit qu’en vingt ans, si ce n’est dans le voisinage de la rue de Clichy et de la rue Saint-Lazare, les terrains s’étaient peu vendus, et qu'il en restait beaucoup à construire ; c'est alors que d’un commun accord, la Ville et les propriétaires s’entendirent pour l'établissement du jardin, ainsi qu'on le voit par la délibération du Conseil municipal en date du 30 mai 1845 *. Ce jardin, dont la destination devait être maintenue à perpétuité, a duré exactement dix-neuf ans. La vue que je reproduis d'après une restitution conservée dans les archives de la Compagnie du Chemin de fer de

1. Voir pièce justificative n° 3 | 2. Voir pièce justificative n° 4. (Seront publiées ultérieurement. ) 3. Voir pièce justificative n° 5.

l'Ouest en donne une idée assez exacte. L'entrée exclusivement réservée aux porteurs d’une carte spéciale délivrée par la famille Riant, se trouvait en face de la rue de Londres; à droite était le pavillon du gardien; à côté se tenaient les bonnes d'enfants et les nourrices qui surveillaient les enfants confiés à leurs garde, ceux-ci, d'ordinaire, se livraient à leurs jeux dans la grande allée centrale.

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