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Fig. 12.
Les enfants qui prenaient leurs ébats dans ce jardin, ont vieilli ou sont morts; parmi eux se trouvaient le peintre Dubufe, Cordier de l'Institut, Magimel, Fernand de la Tombelle, le fameux Esterhazy, Bailleux de Marisy, et tant d’autres, dont plusieurs sont devenus célèbres.
En 1848, l'Administration municipale prit le parti, pour mettre les terrains au niveau des rues environnantes, de les faire déblayer : par les ateliers nationaux, aux frais des riverains à qui incombaient ces travaux en vertu des conventions.
La rue de Stockholm, l’une des plus importantes du groupe en raison de ce qu'elle conduisait du carrefour de Tivoli à la rue du Rocher et établissait une communication directe entre cette dernière voie et la rue de Clichy, avait été ouverte à la suite d’une délibération du Conseil municipal en date du 20 octobre 1830, et en vertu d'un décret du 24 juin 1831. En 1851, le pont sur lequel elle franchissait le chemin de fer n’ayant plus la longueur suffisante, on songea à le reconstruire. Ce pont, construit en charpente sur des
1. Ville de Paris, Recueil des Lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrélés préfecoraux concernant les voies publiques, p. 109.
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calées en maçonnerie avec chaussée bitumée, avait une longueur de 68 mètres '. Un procès relatif à ce projet de reconstruction allait s'engager, et la Compagnie, trouvant la dépense hors de proportion avec son utilité en raison du voisinage presque immédiat de la place de l'Europe, se refusait à l’entreprendre et faisait démolir ce qui en subsistait. Le chemin de fer de Saint-Germain, auquel étaient venus s’adjoindre successivement le chemin de fer de Versailles, rive droite, le chemin de fer d'Auteuil et les lignes de Normandie, prit peu à peu un développement de plus en plus grand; une loi, en date du 21 juin 1846, donnait à la Compagnie des Chemins de fer de l'Ouest la concession de la ligne de Paris à Cherbourg et constituait ainsi son réseau définitif. Le tunnel qui se trouvait sous la place de l'Europe étant insuffisant, il fallut en construire un second et élargir la tranchée qui était au delà de la place, le long de la rue de Naples, tranchée qu'on appelait tranchée des Docks en raison du voisinage des Docks Napoléon. En vertu d'un arrangement survenu entre la Compagnie et les Docks, la Compagnie cédait à ceuxci, pour une somme de 2329690 francs. une grande partie des terrains qu'elle n'utilisait pas et S’engageait à déblayer pour eux 4 à 600 000 mètres carrés de ces terrains.
Ces docks, institués en vertu d’un décret du 17 septembre 1852, devaient occuper l’emplacement compris entre la place de l'Europe et le mur d'enceinte d'une part, le chemin de fer et la rue de Saint- Pétersbourg d'autre part. MM. Cusin, Legendre et Duchène de Vère obtenaient l'autorisation de fonder à Paris une entreprise consistant à réunir en dépôt dans d'immenses magasins des marchandises dont on aurait mobilisé la valeur au moyen de warrants, sorte de récépissés négociables par voie de simple endossement. Le capital était de 25 millions; le Conseil d'administration, à la tête duquel on trouvait le prince Lucien Murat, était composé de notabilités commerciales, financières et industrielles ?.
L'entreprise ne réussit pas, un décret en date du 19 décembre 1895 révoquait celui du 17 septembre 1852, et la Compagnie de l'Ouest reprenait possession de ses terrains.
Par suite de l'élargissement de la tranchée des docks, il avait fallu, dès le 18 janvier 18/47, en vertu d'une décision du préfet de police, fermer la rue de Naples pour cause de sécurité publique.
1. Bournix, ltinéraire uu Chemin de fer de: Paris à Rouen, 1'° édition, p- ê. 2. L’[lustration, n° du 16 octobre 1852, p. 255. Pièce justificative n° G.
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