Elle fut transportée plus tard à Valençay
En somme, la partie habitée du VIT° actuel était sous le premier Empire d'environ la moitié de ce qu'elle est de nos jours. La population de Paris alors, avec ses douze arrondissements, n’était que de 600,000 âmes contre trois millions aujourd’hui dans l'enceinte de 1860 qui devient du reste trop petite, malgré le malencontreux décret présidentiel du 13 août 1902 qui permet de surélever les maisons en façade jusqu'à 17 et 20 mètres et autorise, contrairement à toutes les règles de l'esthétique et de l'hygiène, des bâtisses ainsi trop hautes, qui un peu partout déjà abîment, par leur nombre croissant, nos perspectives si raisonnables de jadis et surtout celles si bien ‘proportionnées d’Haussmann.
Qu'on regarde par exemple dans le VIII Ia maison nouvelle qui fait le coin du boulevard Haussmann et de la rue de Courcelles. A partir de la rue Balzac, sur l'avenue de Friedland, comme cette maison dépasse, en bénéficiant du décret de 1902, toute ses voisines, de deux étages, elle masque l’admirable vue qu'on avait sur tout ce parcours, du dôme de Saint-Augustin qu'on apercevait si bien auparavant. Ce décret est donc une chose déplorable, quil faudrait s’empresser de reviser.
Je pourrais faire la même remarque rue de la Boëtie dans la vieille partie entre les Champs-Élysées et Saint-Philippe-du-Roule; plus de vue du dôme de Saint-Augustin qu'on voyait très bien naguère, là aussi, avant l’intrusion des maisons nouvelles à sept étages.
Haussmann s'était plu en effet en artiste consommé qu il était (car outre homme d’affaires de premier ordre il était aussi artiste), Haussmann s'était toujours complu à rechercher pour nos rues et nos boulevards, surtout ceux percés de son temps, la perspective d'un monument. Et le décret de 1902 nous enlève peu à peu ces échappées charmantes. Tels pour notre VIII les deux exemples typiques qu'on vient de citer. Et cela peut faire dire, tant ce décret amasse de laideurs, qu'entre les champs de navets d'il y a cent ans et les gratte-ciel d'aujourd'hui, je préfère encore les champs de navets. Les fabricants d’ascenseurs seront seuls d’un avis contraire.
De la Commission municipale dm Vieux Paris.
PLAN DE LA PORTION DU JARDIN ET DES BATIMENTS DE MOUSSEAUX APP. AU CY DEVANT D’ORLÉANS, RÉCLAMÉS PAR LA CITOY® TREMOUILLE, DANS LESQUELS ELLE RENTRE EN POSSESSION PAR LA MORT DU DIT D'ORLÉANS, AUX TERMES DU BAIL A VIE DU 27 DÉCEMBRE 1773
« Par acte passé devant le Prévot d'Auteuil, le 27 décembre 1773, d'Orléans acquit à vue des sieur et dame Emery, le terrain teinté de jaune et celui teinté en rouge contenant en totalité environ 4 arpents, moyennant 8 500 # de pots de vins et 800 * de fermage, pour entrer en jouissance le 1°’ juin 1789. Le S' Dénis devant en jouir jusqu’à cette époque, en raison de son bail amphytéotique pour 18 années, commencées le 1°" juin 1771.
« Le S''Duchin, dit S'-Denis, étant tombé en déroute (sic), la propriété de 1700 toises fut saisie.'Le S' Gérant s’en rendit adjudicataire. Le 13 janvier 1779, le dit gérant devant M° Rouen, vendait à baïl à vie la dite partie de terrain, moyennant 10 000 liv.
s = L] « La partie teintée en rouge revenant à la Comtesse de la Trémouïille est marquée pour une contenance de 2 arpents 4 perches 7 toises. »
(Exposition de la Bibliothèque des Travaux historiques de la Ville de Paris, 1913.)
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