Communication due à l’obligeance de M. Vuañlart
Il est également fait mention de ces terres cuites dans le Catalogue de la vente Lalive de Jully, par Pierre Remy, vente du lundi 9 mars 1770 et Jours suivants. Paris 1770, n° 180, fol. 75.
« Terre cuite ». Deux morceaux en pendants représentants chacun un cheval fougueux retenu par un esclave. Ils ont été exécutés en marbre pour l’abreuvoir
de Marli. (B. Nat., Estampes Yd, n° 51.)
Le choix du marbre propice à l'exécution de ces groupes fut une affaire des plus importantes qui retint très longtemps l'attention du Directeur des Bâtiments du Roy et donna lieu à une correspondance considérable qui se trouve parmi les différents documents du temps.
Pour donner une idée des soins tout particuliers qui y furent apportés, nous publions ci-après quelques extraits de ces lettres, montrant la minutie des détails apportée à l'exécution de cette œuvre admirable
(Arch. Nat., o1 1099, F° 321 à 325).
À M. de Troy, Directeur de l’Académie de Peinture et de Sculpture, à Rome.
22 Novembre 1740.
Sur la lettre que vous aves écrite à M. Gabriel, le 14 du mois dernier, Monsieur, au sujet des blocs de marbres que je veux faire venir icy pour les deux groupes de Shevaux que le Sieur Coustou le père a fait en models dont M. Gabriel m’a rendu compte, et le Sieur Coustou le fils arrivé icy m’ayant assuré que le marbre statuaire que vous tirés pour Rome étoit convenable à ces sortes d’ouvrages et que vous en faisiés venir des blocs jusqu’à cinq ou six cents piés cubes, si cela est je me déterminerai bien volontiers à en prendre dans ces carrières de Carrare où le Sieur Monzoni, marbrier du pays, a un de ces deux blocs de la proportion qu'il le faudroit, lequel il vous assure ètre le plus beau qui ait été tiré depuis cexT ANNÉES et comme il est important de l’examiner et que personne ne peut le faire mieux que le Sieur Slodtz, sculpteur françois qui est à Rome, dont vous èles certain de la capacité et de la probité, j'aprouve la proposition que vous me faites de l’y envoyer; vous pouvés le disposer à partir et il commencera son examen non seulement dans la carrière du dit Monzoni mais encore dans les autres carrières qu'il jugera à propos et pour qu'il prenne bien ses mesures « j'y joins deux desseins que M. Coustou m'a remis avec les profils des blocs outre lesquels je vous envoyray deux models en bois pour les faire épaneler. »
Quels sont ces deux dessins? Que sont-ils devenus? Il existe aux Estampes deux dessins très anciens des Chevaux de Marly dont on ne paraît pas connaître l’origine. Leur maîtrise permet-elle de les identifier avec les dessins mentionnés dans la lettre ci-dessus ?
Un chercheur heureux pourrait peut-être avoir cette satisfaction.
La difficulté de rencontrer deux blocs de marbre blanc sans veines ni défauts, assez grands pour y tailler chaque groupe d'une seule pièce paraissant insurmontable, on avait proposé de rapporter lès jambes et les queues des chevaux, ce qui aurait considérablement simplifié la question. Le duc d’Antin s’ÿ opposa formellement dans une lettre dont nous extrayons le passage suivant :
(Arch. Nat., o1 1099, F° 316).
M. Tarbé, Contrôleur des Marbres 29 Octobre 1740.
Je ne veux absolument pas que l’on raporte les jambes et les queux des shevaux dans l’ouvrage du Sieur Coustou. Vous devés vous en expliquer netement sur ce ton avec Ancona ét avec Magnani. Au surplus, il faut abandonner l’idée de se servir des blocs d’Ancona, marqués le lui afin qu’il n’en soit plus question.
Je serai bien aise que l’on envoye du marbre ordinaire Chiaro pour en connoitre la qualité et en faire une épreuve.
J’aprouve que l’on accepte l'emplacement qu'offre M. d’'Héricourt et que l’on y fasse la dépense que propose Garavaque, montant à 500 livres. Je suis, Monsieur, etc., etc.
Slodtz pendant son séjour en Italie entretint une très longue correspondance avec les Bâtiments du Roi au sujet du choix et de la qualité des marbres, cette correspondance est conservée aux Archives Nationales. En voici quelques extraits :
(Arch. Nat., o1 1187 p. 55).
Journal des Ranvois et Décisions, année 1741. … du 29 Avril 1741.
Le Sieur Slodtz, par sa lettre du 12 Avril dernier, mande à Monseigneur qu'il a fait isoler les blocs du Comte Delmedico, où il a vu des fils qu’on a forcés et d’autres ouverts, en sorte qu’ils ne sont plus propres pour les grouppes proposés. Qu'il ne pense plus au marbre du Sieur Berté, ne voulant point les faire conduire à Marseille. Ajoute qu’il examine ceux du Sieur Magnany pour les purger des fils, étant d’ailleurs pareils pour le grain et la couleur, le peu de veines, qu'ils ont, n'étant pas obscurs et le prix du transport fort inférieur, n'étant que de 14 4oo livres, cependant ne passera pas de contrat que lorsqu'il ne s’y trouvera plus de défectuosité et l’obligera de les faire embarquer pour Marseille au commencement de Juillet. Ce marchand demande à toucher la moitié de la somme... ..
du 5 Mai 1741.
Monseigneur lui mande de s’en tenir aux deux blocs du Sieur Magnany sur le pié de 14 4oo livres rendus à Marseille, y faire travailler avec diligence, rester sur les lieux jusqu’à ce que l’épanelage soit achevé et les blocs descendus bien conditionnés prets à embarquer et alors qu’il fera donner 6 000 livres d’a-compte..….
Journal des Ranvois et Décisions, Année 1541 f° 69-70.
A2 peus é Me PARA à
HT LIN NS RENT Re ut Crhufhitse A Élus