‹ Mélanges en proseChapitre 10 sur 106 · XVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVI INTRODUCTION

avaient ménagé l'entrevue. Ils songèrent à tout, saut aux iioùts et aux aversions naturelles d'une àine pure, clélicale et désintéressée. A oublier l'idéal qu'il avait conçu, le « songe » dont il était épris, il parut au jeune homme qu'il consentirait à une sorte de déchéance. Il ne fut plus question du mariage. Mais tout n'était pas perdu : il avait vu Strasbourg; il y avait fait un pieux pèlerinage aux maisons (|u'avaient jadis habitées sa mère et ses grands-parents; il avait relevé en artiste toutes les curiosités, parcouru toutes les vieilles rues de la cité ; puis il avait poussé jusqu'à Baden-Baden, et nous eussions trouvé dans les Souvenirs la piquante peinture de celle aimable résidence, alors dans toute sa vogue; notre voyageur avait même noté quelques-unes des personnalités qu'il avait coudoyées et observées au salon de jeu : le chanteur Levassor, Arsène Houssaye, Aniédée Achard, le peintre Winterhalter et le chancelier de Xesselrode.

Mais le véritable intérêt de la vie privée du jeune professeur à cette époque, ce n'est pas dans ces menues aventures qu'il le faut chercher; c'est dans le travail de son esprit, dans les soucis sérieux du pédagogue, dans les projets d'avenir de l'écrivain.

Ici, à défaut des Souvenirs, nous avons, pour nous renseigner, les articles (ju'il écrivit dans le Conseiller de renseignement public (18.j2-18o7J, et, avec d'autres travaux de même nature, cette publication si neuve, et dont le succès scolaire fut considérable, La France, livre de lecture courante pour toutes les écoles, qu'il entreprit en collaboration avec le mari de sa sœur, M. Ernest Lévi-Alvares. Kt pourtant, ce seraient les Souvenirs encore, qui icnieltraienl ces travaux dans leur cadre, et, nous initiant aux soucis des universitaires de celle épociue,

Page 1