‹ Mélanges en proseChapitre 11 sur 106 · INTRODUCTION. XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XVII

lions en feraient goûter pleinement l'inspiration sérieuse et originale. L'histoire, nolaminent, du Coiiseiller de V enseignement n'eût pas laissé d'être instructive.

On était au lendemain de la loi de 1850. L'Université ne venait pas seulement de perdre son monopole; elle se savait surveillée, épiée sans bienveillance par les puissants amis de l'enseignement rival. On lui adressait volontiers, dès lors, les reproches qu'une opposition intéressée s'est efforcée de tout temps de faire résonner aux oreilles du public : on ne niait pas que ses professeurs fussent savants; on insinuait qu'ils n'étaient pas des éducateurs. C'est pour obvier à cette critique qu'une librairie scolaire, celle de Dezobry et Magdelaine, fonda, au mois d'août 1852, un journal strictement universitaire et pédagogique. Ce journal ne subsista que sept ans, et il faut reconnaître qu'il ne pouvait rivaliser en intérêt avec la brillante et toute littéraire Revue de L' histruction publique. Mais aussi se proposait-il un but beaucoup plus précis et pratique. Eugène Manuel qui, à la même époque, donnait à la librairie Dezobry son excellente édition de J.-B. Rousseau et quelques articles pour le dictionnaire de Dezobry et Bachelel, se trouva être, pour ainsi dire, le collaborateur naturel de la nouvelle publication. Quelques-uns de ses articles, purement techniques, sont anonymes. D'autres, d'un intérêt plus général, sont signés, et, parmi ceux-là, se distingueraient naturellement les onze chapitres dont la série forme un véiitable petit traité sur Za/)i.sci)o/ine dans V éducation . Nous n'avons pas ici à les juger; encore moins voulons-nous les surfaire. La gravité en est, à notre goût, un peu uniforme. On y souhaiterait, 4iujOurd'hui, quelque chose de plus souriant, de moins

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