‹ Mélanges en proseChapitre 13 sur 106 · INTRODUCTION. XIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XIX

Eugène Manuel avait conservé un très vif souvenir tie cette tentative, qu'il rappelle dans sa Lettre aitcc instituteurs^, et lorsque, dans les derniers mois de sa vie, il vit éclore ces entreprises d'affranchissement intellectuel et de solidarité sociale que voulurent être les « universités populaires », il y applaudit comme à la réalisation d'un des espoirs de sa jeunesse.

Mais tandis que son zèle de pédagogue et de moi*eliste se manifestait de tant de façons, Manuel ne perdait pas l'espoir de se distinguer aussi comme écrivain et comme poète. On se souvient de ses essais d'enfant. Collégien, candidat à l'École \ormale, il avait déjà pris l'habitude d'écrire, et surtout en vers. Kn 1842, la mort du duc d'Orléans lui avait inspiré une pièce à propos de laquelle la reine Amélie lui fit adresser des remerciements. Nous n'avons plus ces vers; mais Manuel a pris plaisir à en recueillir d'autres d'uR ton tout différent et qui sont de l'année suivante; il les a insérés dans son article sur la Mi^si^we à l'École Nor~ male'^. D'ailleurs les pièces des Pa^e* intimes qu'ilconsacra plus tard à la mémoire de son oncle témoignent de l'activité poétique qu'il dut déployer à cette époque, en écolier docile, sous la direction affectueuse de Jules Lovy3. A plus forte raison, une fois sorti de l'École Nor-

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