‹ Mélanges en proseChapitre 2 sur 106 · INTRODUCTION. III · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. III

décida pour la rnôdeciiie. et, ses études terminées, vint s'établir à Paris.

C'est là qu'il épousa, le 14 août 1822, la tille d'Israël I.ovy. II en eut (jualre enfants, une fille et trois fils, «lont l'un mourut en bas âge : c'est le « pauvre enfant» à la mémoire duquel est consacrée, dans les Pages intimes, la poésie du Rosier.

Kugène était l'aîné. Il naquit le 13 juillet 1823 et l'oncle Jules Lovy, le frère de la jeune mère, célébra riieureux événement dans de gaillards couplets à la mode du temps, que je puis lire encore en manuscrit sur un vieux cahier de papier à gros grain, qu'Eugène ^lanuel lui-même avait pieusement conservé. Malheureusement, le jeune ménage n'était pas riche, et, a mesure que la famille s'accrut, le médecin dut songer à étendre aussi sa clientèle, rechercher une installation dontil put espérer plus de profits.

Delà, après plusieursdéménagements(1823-1828), la résolution d'aller tenter la fortune hors de Paris : M. Manuel se fît médecin de campagne à Yerres, près de Villeneuve-Saint-Georges. Mais, soit que le succès n'eût pas répondu à ses espérances, soit que les événements lui fissent un devoir de rentrer à Paris, il revint, après la mort de son beau-père (1832), habiter la capitale.

Notre poète se remémorait aisément ces épisodes (le sa première enfance. Le séjour à Yerres surtout eut été, si j'en crois ses notes, l'objet, dans son livre, d'un chapitre très vivant et très coloré. Le voyage d'abord : une expédition ! On met aujourd'hui une demi-heure pour se rendre par le chemin de fer à Montgeron, d'où l'on parvient en quelques minutes a Yerres. Il fallait cinq heures en 1830 pour achever le trajet par la diligence (|u'on prenait rue Jean-

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