‹ Mélanges en proseChapitre 22 sur 106 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

Bonjour, bon an! (l*"" janvier 187<), Het^ri Regnault (27 janvier, 3 et o février 1871).

Au reste Manuel a expliqué tout cela d'une manière très vivante dans la préface du volume intitulé Pen~ dayit la guerre *. Mais on eût souhaité plus encore. Nul mieux que lui n'eût écrit, pour reprendre sa propre expression,'» l'histoire littéraire du siège de Paris», ou,, si l'on veut, l'histoire de ce que Legouvé, d'un mot excellent, appelait « l'alimentation morale pendant le siège ».

Il eût, si la destinée le lui eût permis, fait plus encore : il eût raconté, tels qu'il les vit ou qu'il en perrut les effets, les événements auxquels il assista pendant cette période extraordinaire. Très lié, dès la fin de l'Empire, avec Jules Simon, qui avait avec plaisir retrouvé dans le poète de La Robe et des Ouvriers son ancien élevé de l'Ecole Normale, il avait connu par lui plusieurs des hommes qui avaient maintenant une part dans le gouvernement de la France, les Ferry, les Dorian.

Il était chez Jules Simon lui-même pendant la soirée du 31 octobre, et quand, trois jours plus tard,, le gouvernement de la défense nationale demanda aux Parisiens, par une sorte de référendum, s'ils entendaient ou non lui maintenir ses pouvoirs, le « citoyen Eugène Manuel » fut de ceux que le ministre de l'intérieur (Jules Favre) et le maire de Paris (Etienne Arago) chargèrent de « surveiller l'affichage des placards et de prendre toutes les mesures relatives à la surveillance et à la régularité des opérations du scrutin dans le VIIl« arrondissement ». Il crut également de son devoir

1. Voir encore, sur le mèm<» sujet, le livre d'Edouard Thierry : l,a Comédie Française pendant les deux sièges, Paris, 1887.

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