‹ Mélanges en proseChapitre 30 sur 106 · XI- INÏHODUCTIOX · texte numérisé non relu

XI- INÏHODUCTIOX

même désir de substituer l'enseignement des cboses .» celui des mots et des formules, et, par-dessus tout, de la même probité dans l'accomplissement d'une tâche, et de toutes les parties d'une tache, que les circonstances faisaient exceptionnellement grave.

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Au reste, parmi tous les sujets (|ui sont traités dans les notes précédentes, il en est un qui mérite d'attirer particulièrement l'attention parce qu'il commençait alors à occuper sérieusement les efl'orts de l'administration universitaire : c'est l'enseignement secondaire des jeunes filles.

Certes, il importe de ne pas oublier que, des 1867, le ministre Duruy, efficacement soutenu par l'Empereur et l'Impératrice, avait, en dépit d'oppositions puissantes i, favorisé, à Paris et dans quarante-quatre villes de France, la création, pour les jeunes filles, de cours d'enseignement secondaire dirigés par des associations libres de professeurs universitaires. Mais ce n'étaient la après tout que des tentatives éparses et privées. La loi du 21 décembre 1880, complétée par celle du 26 juillet 1881, fît de l'instruction secondaire des jeunes filles une tâche nationale, un service public. Eugène Manuel, dans la note qu'on a lue plus haut, marque avec une netteté parfaite la portée et la conséquence de ce grand acte d'affranchissement intellectuel ; et nul, d'ailleurs, n'était mieux préparé que lui à s'intéresser à l'organisation d'un enseignement où rien n'était plus nécessaire que la délicatesse et l'esprit de modération.

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