es Ép/iét)ièrex, Lyon, in-M
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«laiis iiu sonnet célèbre plaisaient à Soulary, connue «lepuis à Sully-Prudlionune. Art savant, art de luxe, j'en conviens; travail reslreinl. (jui interdit l'inspiration abondante et veut la perl'ection ; art malaisé entre tous : car s'il se dérobe aux élans du lyrisme ou aux aventures épiques, il est tenu d'ai"river à la variété par l'infini détail, et doit, dans les «•onditions modernes du jjjenre, embrasser non seulement l'amour et loules ses fantaisies, mais mille sentiments, mille peintures dont les autres geni'cs lui l'ournissent la matière, et qu'il Taut condenser eu ((uelques vers par un jtrodige de virtuosité, (kud maître a surpass»'* Soulai-y dans ces innombrables métamorpboses du sonnet? La révélation faite par Janin des deux pièces célèbres ' qu'on a partout reproduites ou citées a fait tort au poète, comme il arrive souvent, pai' un«' publicit»'- répétée, mais exclusive. C'est le péril ties anlh<do£!^ies, mortelles à tout te qu'elles ne propaj;;ent point.
Par bonheur, Soulary s'est l'ail lire, et alors, quel élonnement ! Que n'a-t-il pas fait entrer dans l'étroite prison, depuis ses iliers paysages du Mugey, jusqu'aux rêves phibjsophiques des Ephémi'res et des Papillons noirs : depuis les grâces spirituelles de ses Mignardises et de ses Pastels jusqu'aux étranges impressions (pii se dégagent de L'Hydre aux sept têtes <m de la plupart des sonnets de sa Chasse aux mouches d'or! Ses visions et ses souvenirs, ses amours et ses cfdères. ses ironies et s(îs doutes, tous les combats de sa pensée troublée, toutes les tendresses de son àme compatissante, les plus navrantes mélancolies et les plus folles bou-