‹ Mélanges en proseChapitre 52 sur 106 · MKI.ANC.KS EN PROSE · texte numérisé non relu

MKI.ANC.KS EN PROSE

testament »? Quoi qu'il en soit, ce l)eau livre, qu'il consacre « à la poursuite obstinée de lidéal ». renferme toutes les fortes impressions, tous les souvenirs, tous les rêves, toutes les blessures et toutes les douleurs du poète et de l'homme durant tant d'années si pleines, depuis les plus gracieuses images de la joie et de l'amour, jusqu'aux cris les plus éloquents et les plus terribles du patriotisme blessé et vaincu. La plupart, du reste, de ces nouvelles poésies étaient déjà connues : elles avaient paru dans divers recueils ; elles étaient lues et Admirées, non seulement des intimes de Pittié, mais des poètes dont il était devenu l'ami, et qu'il ne perdait pas une occasion de rechercher, d'honorer quand ils étaient déjà eu possession de la renommée, ou de patronner et de servir quand ils étaient jeunes et à l'entrée de la carrière. Lui-même était plus heureux de ses succès poétiques que de l'éclat de sa situation oflicielle ; et il n'était jamais plus satisfait que lorsqu'il se trouvait parmi les artistes et les littérateurs de son temps, comme un pareil et le plus charmant des confrères.

Ce n'est pas ici la place d'une étude littéraire sur Francis Pittié, pas plus que sur Laurent-Pichat, qui l'ut son ami et le nôtre. Citons, du moins, le sonnet qui ouvre son dernier volume, et qui est bien fait aussi pour clore ce douloureux adieu :

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