‹ Mélanges en proseChapitre 53 sur 106 · LK «-.KNEKAL TU IIE. D · texte numérisé non relu

LK «-.KNEKAL TU IIE. D

Ma mère, le Iront ceiiil d'acanthe ou de verveine, A grandi, libre et chaste, au milieu d'un hameau ; Mon aïeul, fils de gueux et père de grimaud. Suça le maigre lait de la pùle déveine.

Mais si l'Armoriai ne connaît pas mon nom. Si les plis ondoyants de i^on obscur pennon, Ne llottent point aux murs de Solyrae conquise.

Pour léternel honneur du fils qui me naîtra. En ce vers sobre et franc j'exalte ma devise : Fais ce que dois toujours, advienne que pourra.

On trouve dans les œuvres de I*iltié des poèmes plus riches et de ])h)S vigoureuses peintures ; on n'y trouvera 'pas un morceau qui fasse plus d'honneur à notre glorieux et regretté camarade, ni qui le peigne mieux. On comprend que sa mort ait laissé un vide dans la société et dans le monde des lettres, qu'elle ait été un deuil public, et que la France lui ait lait, à Paris et à Toulon, de solennelles funérailles.

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