Voir Inlroduclion, note de la page xlvi
ment une lois tlonné, rien ne l'arrêta. De tous côtés, les travaux les plus iniporlants sur le judaïsme, sur les oriji^ines du christianisme, se multiplièrent. Feuilles savantes, commentaires critiques et philologiques, études magistrales, hypothèses hardies, tout parut a la lois. Ce fut un champ tout nouveau ouvert par l'exégèse à la discussion des croyances. On connut des langues nouvelles, de nouvelles Cormes religieuses ; vingt ans sulTirent pour tout remuer et rajeunir tous les i>ro]jlèmes. L'histoire des religions devenait un élément même des recherches de la métaphysique. Un esprit aussi curieux, aussi clairvoyant que M. Franck ne pouvait demeurei* étranger à des polémiques où tout devait l'intéresser. C'est alors que parurent successivement, dans le Journal des savants, dans les Débats et dans divers périodiques, les articles qui ont formé la partie déjà connue des Etudes Orientales. Ceux que M. Franck n'a pas eu le temps de réunir et de publier lui-même composent le présent volume*.
Ces P]tudes, qu'il eût été regrettable de laisser enfouies dans des collections qu'on oublie de consulter, ont un caractère que nous voudrions signaler en quelques mots, pour ne pas tromper l'attente des lecteurs, ni fausser non plus les intentions de M. Franck. Sa modestie eût souffert qu'on exagérât la portée de ses travaux et qu'on y voulût découvrir ce qu'il n'a pas prétendu y mettre. Tout savant et compétent qu'il était en ces matières, il n'a pas voulu faire œuvre originale. Il n'a pas, comme un Burnouf, un Molli, ou comme, plus récemment, notre jeune et regretté James Darmesteter -, creusé ou étendu le