‹ Mélanges en proseChapitre 69 sur 106 · ANNKK DU «:k,\ti;.\aiui;. lu · texte numérisé non relu

ANNKK DU «:k,\ti;.\aiui;. lu

lisrs dans Iriir lanatisnic laroiicln'. ne sachant plus, ne voulant plus ni se déculei'. ni progresser, ni penser, ni vivre. Après une enfance éveillée et charmante, tout s'arrête. Rêver, fumer, oublier. <lormir, mourir, voilà le lot qu'ils ont choisi euxmêmes. Savez-vous à quoi je les com^jarcrais encore ? Aux villes enfouies dans cette terre jadis romaine, à ces antiques cités détruites qui laissent apercevoir, dans la solitude, leurs ruines majestueuses : ou bien à cette Carthage dont je cherchais la place près de ces citernes retrouvées, et qui doi't, elle aussi, non loin d'un poi't nouveau, plein de navires européens.

Vous devinez, n'est-ce pas ? mes amis, où je vous <'onduis par ce long détour. — en vous épargnant la traversée. Revenu à Paris, ce que j'ai vu, vous le savez. Je n'ai pas à vous décrire le spectacle unique ' dont le monde demeure stupéfait, et qui consacre si dignement la plus mémorable date de notre histoire. Ce spectacle, c'est celui du travail, à tous ses degrés, .sous toutes ses fonnes, dans toute sa puissance et toutes ses grâces, dans toute sa variété et toutes ses audaces; du travail accumulé, transformé, fécondé, pour la sublime démonstration du génie humain. Et, perdus parmi ces merveilles, étonnés d'y figurer, s'expliquant à peine ces engins extraordinaires que la science a créés, j'ai retrouvé quelques-uns de mes Africains, les uns inoccupés encore, et servant simjdcment de personnages décoratifs, les autres dépliant leurs tapis et leurs étolfes pailletées, offrant leurs bijoux exotiques, vrais jouets d'enfants, dont on leur conteste mémo

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