I. Kxposilion univcrsclk' de Iss
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l'origine, et sétalant avec indolence dans leurs échoppes, comme à Constantine ou à Tunis !
A vous, jeunes élèves, de tirer les conséquences de ce parallèle. Oui, la puissance et la vertu du trevail, c'est là la suprême moralité qui se dégage de cette Exposition universelle, où la France triomphe î Oui, votre maître avait bien raison de vous dire tout à l'heure que « la paresse tue » et qu'il faut « agir ». Agir, produire, après avoir appris et pensé ! Oui. chacun se doit à tous : et, pouipayer un jour sa dette, nul ne saurait se préparer trop longtemps à l'avance, ni prétendre à ménager ses forces. Vos études sont l'apprentissage de la vie et l'école de la volonté. On commence avec l'alphabet et les chiffres : ou aboutit à toutes ces merveilles. Ce sera la grandeur de ce siècle d'avoir été le plus laborieux qu'on ait vu. et d'avoir préparé toutes les transformations qu'on peut prévoir encore.
Et c'est l'heure que l'on choisirait pour dire aux jeunes gens : « Vous travaillez trop! Nous voulons vous créer des loisirs ! On vous demande trop d'efforts, on vous impose trop de labeurs ! Si vous n'êtes pas des martyrs et des victimes, vous êtes des énervés et des malades ! »
Messieurs, expliquons-nous bien. Je n'ai jamais remonté aucun courant, et je ne suis pas de ceux qui craignent les nouveautés heureuses ou nécessaires. Je suis, au contraire, de ceux qui les ont pressenties et appelées. Mais l'air est plein de paradoxes et d'équivoques ; et tandis que des esprits excellents, des éducateurs inspirés par le bon sens et l'expérience parlent une langue, bon nombre de parents et d'écoliers en parlent une autre.