X:i INTRODUCTION
iiénéralions (|iii leur ont succédé, je vois ei?core Hatzfelcl — ((^et Hatzfeld rpie nous avons, nous autres, connu quelque peu difl'érent) — montant sur le poêle de lasalle de conférences etdéclamantZa.Sam/e^//iance def! petiples au milieu d'un cercle de camarades qui partageaient son admiration ». Et c'est ainsi qu'Eugène Manuel, s'il eut écrit tout au long ses souvenirs de l'École, eût fourni sans doute quelques agréables documents a l'histoire toujours amusante des révolutions du goût et des réputations littéraires.
Mais plus intéressants encore eussent été les souvenirs consacrés à ses maîtres. Il en était apprécié; il conservait avec reconnaissance la formule du jugement qu'ils avaient porté sur lui à la fin de sa seconde année d'Ecole ^ : « Dans une année, «lisaient-ils, où tous ont beaucoup travaillé, ce jeune homme s'est fait particulièrement remarquer par l'étendue et la distinction de ses travaux. »
A cette note flatteuse, il semble que nous puissions encore ajouter. On sait qu'Eugène Manuel conçut un instant ;i l'École le projet de se tourner vers la philosophie. Quelles que soient les raisons qui l'aient ensuite détourné de ce dessein, il avait gardé soigneusement parmi ses papiers le « travail de philosophie » f|u'en première année (février 1844) il avait composé pour la « conférence de M. Jules Simon ». Ce travail, nous avons cru bien faire en l'insérant dans le présent volume". Les hommes de notre métier trouveront peutêtre quelque intérêt ;i comparer aux mémoires si strictement scientifiques de nos étudiants d'aujourd'hui
\. Joiirnnl (jénrral de l'inslriirjion publique, 19 novembre i84î): Happorl sur les travaux dft l'École .Normale, par M. Yaclierol. 'lircclrur des éludes.
i. Voir à VAj)/iendice, page 2'd).