MUSIQUE ET MUSICIENS. U'J
monçait à (•(munvndn* ou [)lutôt ù devinci* Borlio/. C'est dans Thiver de i843 que ridée d'une constitution régulière de séances de musique se présenta tout naturellement à l'esprit, tant l'École se ti'ouvait pourvue en musiciens amateurs. Une cotisation volontaire de deux francs par an et par tête suffisait amplement à couvrir les frais qu'entraîneraient l'abonnement de musique, la location et l'accord <lu ])iano, etc. On avait, à ce moment-là, deux pianistes assez habiles, artistes dans l'àme, l'un. Riquier. longtemps proviseur à Limoges, et qui mourut aveugle : il avait aussi une voix très agréable, et chantait de la musique ancienne : ceux de son temps se souviennent de lui avoir entendu chanter un air de Xlphigénie de Piccini. chose rare! L'autre était Lissajous ' , un physicien encore, dont le nom est resté attaché à l'adoption du diapason normal, et dont les travaux sur les ondes sonores font autorité. Beaujean. le collaborateur futur de Littré -. violoniste soigneux et convaincu, avait quité l'École, eu qualité de grammairien ; mais il restait Hippolyte Rigault, <lont l'ai'chet. vm peu incorrect, avait autant d'esprit et de verve que la plume. Duchesne. enti'é cette année même à l'Ecole 3. jouait de la flûte avec courage et persévérance. Ribert'» lui donnait la réplique sur le même instrument. Pour le chant, la promotion de i843 nous a^ ait donné un ténor léger di primo cartello, l'étoile de nos concerts. Boissier. oui. Boissier. et un baryton d'inie belle prestance.