INTRODUCTION. III
de son côté, écrit dans l'une des notes mises, en 1866, au bas des pages du 11e volume de ses Causeries du Lundi : « Le spirituel critique parle là de Chapelle comme il ferait d'un M. de Tréville, d'un M. Joubert, ou d'un Doudan, d'un de ces esprits délicats nés sublimes, nés du moins pour tout concevoir, et à qui la force seule et la patience ont manqué... » Telle est la mémoire qu'une main pieuse voudrait disputer aujourd'hui à l'oubli « qui pousse si vite les pauvres morts dans l'obscurité. »
J'ai trop aimé M. Doudan pour qu'il me soit possible d'en parler sans trouble et de juger avec une liberté suffisante d'esprit le petit nombre des œuvres qu'il a laissées. Ces œuvres elles-mêmes m'ont été à peine connues. C'était son habitude de se refuser obstinément à la curiosité des amis qui, après avoir profité pour leurs propres écrits de ses excellents avis, auraient tant aimé à pouvoir savourer ce qui avait jadis échappé à la plume d'un expert aussi consommé dans toutes les matières d'art et de littérature. Cette constante