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NOTICES. XXV

entraînait à sa suite. Nous y aurions entraîné M. Doudan. La place qu'il aurait prise dans la critique, le petit nombre d'articles qui ont paru de lui dans les journaux et dans les revues, et auxquels une publicacation nouvelle va bientôt donner une nouvelle vie, le font assez connaître. L'abondance et le choix exquis des idées, le tour ingénieux du style toujours pur et toujours limpide comme l'eau d'une fraîche fontaine, la richesse heureuse des métaphores, en rendent la lecture délicieuse. Mais que n'aurait pas fait dans la polémique M. Doudan, s'il s'en était mêlé? Et il s'en serait mêlé, soyez-en sûr, pour défendre avec la liberté qu'il aimait ces principes d'ordre et d'éternel bon sens, sans lesquels un gouvernement, quelque beau nom qu'il se donne, n'est que la tyrannie du mal sur le bien et l'oppression de tout ce qu'il y a d'honnête et d'éclairé dans un pays par le fanatisme qui ne recule devant rien ei l'ignorance qui s'égare. Cette vie dévorante du journalisme, M. Dcudan l'aurait-il longtemps supportée? Voilà le point douteux. Peut-être sa santé, quoique moins fragile qu'il ne le croyait, en auraitelle trop souffert. Peut-être sa susceptibilité d'esprit et de cœur n'aurait-elle pas résisté à ces luttes de gladiateur, et se serait-il lassé bien vite de réfuter d'impertinents sophismes et de recommencer tous les jours à prouver que deux et deux ne font pas cinq. La Providence a mieux choisi pour lui que nous ne l'aurions fait. En lui ouvrant la maison de Broglie, elle l'a précisément placé dans le milieu où il devait trouver, et où il a trouvé en effet, tout ce que la condition humaine comporte de bonheur.

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