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NOTICES. XLV

interdisait les rudes labeurs, les inquiètes poursuites, les mécomptes douloureux, les ambitions persévérantes qui conduisent aux grandes renommées. Non qu'il fût de tempérament maladif; il était de moyenne taille, le corps élégant et sain ; mais, très-jeune encore, son imagination avait été éveillée plus que de raison sur la faiblesse de sa nature pbysique, et il s'en était préoccupé plus qu'il ne fallait. Plus tard, dans ses dernières années, il s'était fait une loi de ne plus quitter Paris, renonçant ainsi, pour ne pas s'éloigner d'un médecin qui avait sa confiance, aux occasions de grand air, de promenades à ciel ouvert, de magnifiques ombrages et de vastes horizons qui lui étaient offertes à Broglie, à Coppet, à Gurcy, dans tous ces beaux lieux, habités par ses plus chers amis et où son souvenir seul demeurait. Était-ce — je n'ose le décider — timidité de son esprit, ou calcul de sa raison, secrètement éclairée sur le péril de sa fragilité?... « C'est plus tôt fait, lui disait un sage, de céder à la nature et de craindre la mort, que de faire de continuels efforts, s'armer de raison et de réflexion , et être continuellement aux prises avec soi-même pour ne pas la craindre '. » Doudan suivait-il ce conseil et s'arrangeait-il pour n'être pas trop surpris ?

En dépit de son imagination tristement prévoyante, Doudan avait Târne ferme. Resté à Paris pendant l'hiver de 1870 à 1871, il avait subi cette agonie du siège par laquelle tant de nous ont passé. 11 aurait pu l'épargner à sa faiblesse et à son âge. Pendant le règne

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