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VIII INTRODUCTION

retiré des affaires, en 1836, M. Doudan qui avait été nommé maître des requêtes en service extraordinaire, fut mis en avant pour entrer dans le service actif du conseil d'État. A diverses reprises on lui offrit des fonctions publiques qu'il ne voulut jamais accepter. Après la mort de la duchesse de Broglie (septembre 1838), il devint évident que jamais il ne consentirait à se séparer de l'intérieur où un tel vide venait de se produire et dans lequel ses affections étaient désormais à peu près concentrées.

Il serait difficile, à qui n'en a pas été témoin, de se figurer la place occupée par M. Doudan dans la société qui fréquentait habituellement le salon du duc de Broglie. S'il n'en était pas l'âme, il était, à coup sûr, l'un de ses charmes les plus attirants. Ceux-là mêmes qui n'ont fait que le traverser, ont dû y remarquer, non sans curiosité, la physionomie singulièrement aimable et spirituelle de ce commensal si discret, mais si entouré, dont les visiteurs les plus illustres s'appliquaient à rechercher l'entretien particulier. Rien dans sa figure n'indiquait un âge

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