‹ Mélanges et penséesChapitre 3 sur 13 · PREVOST-PARADOL · texte numérisé non relu

PREVOST-PARADOL

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SUR M. EUGÈNE GERUZEZ.

Geruzez (Eugène) est né à Reims le 6 janvier 1799. Après avoir fait de brillantes études au lycée de cette ville, sous la direction de son oncle, ancien génovéfain et professeur distingué de cet établissement, Eugène Geruzez devint en 1819 élève de l’École normale supérieure. C’est là que nous l’avons connu, aimé, apprécié ; et depuis cette époque, c’est-à-dire depuis près d’un demi-siècle, nous ne l’avons jamais perdu de vue. Rapprochés par de communes études, partageant les mêmes travaux, soumis à la même discipline, nous nous'sommes liés étroitement, et cette liaison formée dans la première jeunesse n’a jamais subi la moindre atteinte. La mort même n’a pu la rompre, tant est vif et profond le souvenir de ce charmant esprit qui était en même temps le meilleur des hommes.

Déjà, à l’Ecole normale, nous pouvions pressentir ce qu’Eugène Geruzez deviendrait un jour. Nul parmi nous (et certes il avait des rivaux qui n’é-

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taient pas à dédaigner) ne déployait une facilité plus ingénieuse et plus élégante. Ses rédactions du cours de M. Patin, notre vénérable maître, étaient des modèles que nous conservions avec un soin religieux. Naturellement porté à la causticité, nous ne pouvions que rire de ses saillies plus spirituelles que mordantes. On sentait d’ailleurs qu’elles étaient toujours assaisonnées de bonté et de bienveillance. Ces deux qualités dominaient, chez lui, môme l’esprit qui était cependant d’une finesse bien rare. Lui aussi, homme né en pleine Champagne, a fait mentir le proverbe.

Frappé comme nous tous par le licenciement de 1822 , il était trop libéral et trop indépendant pour obtenir un emploi à cette époque de réaction aveugle, quoiqu’il eût accompli toutes les conditions exigées d’un élève de l’Ecole normale, quoique ses doctrines philosophiques et littéraires lûssent irréprochables, ainsi qu’il l’a prouvé depuis. Privé de son élat, il attendit des temps meilleurs et s'empressa de rentrer dans l’Université par la porte honorable de l’agrégation qui ne lui lut ouverte qu’en 1828 . De 1822 à 1828 , Eugène Geruzez s'est préparé, par de nombreux travaux, à la brillante carrière de critique littéraire qu’il a si heureusement parcourue. Son nom commençait déjà à percer la foule; il a été un des collaborateurs du Globe que nous lisions avec avidité, et qui était comme le refuge de tous les persécutés de la Restauration, phalange littéraire et philosophique qui a été l’honneur de l’Université, quand l’Université a bien voulu se montrer plus équitable. Mais, au milieu des préoccupations qui assiégeaient un jeune homme dont la plume était la

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seule fortune, jamais Eugène Geruzez n’a oublié ses amis dans la détresse. L’auteur de cette notice se souviendra toujours avec reconnaissance qu’à son retour à Paris, en 1825, la première personne sur laquelle il pût s’appuyer, ce fut Eugène Geruzez.

Quelle foule se réunirait autour de son nom, si tous ceux qu’il a obligés, dans les temps les plus mauvais comme dans les temps les plus prospères, pouvaient accourir! Car sa bienveillance était inépuisable; faire le bien était chez lui une habitude de nature et jamais il n’a su dire non, s’oubliant constamment lui-même, et n’épargnant ni soins ni peines pour autrui.

Doué d’un cœur aimant, Eugène Geruzez ne pouvait vivre dans l’isolement. Les affections de famille devaient seules satisfaire cette âme tendre et pure. Eugène Geruzez contracta en 1830 une union qui assura son bonheur en lui donnant des enfants dont il avait le droit d’être fier. Cette belle famille aujourd’hui désolée se groupait avec orgueil autour de son chef. Notre ami a pu la voir grandir et embrasser / même sa petite-fille qui, nous l’espérons, se souviendra, malgré son jeune âge, du grand-père qu’elle n'a plus.

Livré à toutes les préoccupations du père de famille, Eugène Geruzez n’a jamais cessé d’avoir pour ses parents, tant qu’il les a conservés, la plus extrême déférence. N’a-t-il pas été le meilleur des frères, le plus dévoué des gendres? Son jeune frère est mort dans ses bras; il a reçu les derniers soupirs de sa belle-mère et de son beau-père. C’est encore lui qui a été le tuteur des enfants de son beaufrère. Il leur a servi de père, ajoutant ainsi, sans

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trop calculer l’avenir, une tâche de plus à celles que Dieu lui avait imposées. On a dit que l’homme était essentiellement égoïste, que l’amour était encore de l’égoïsme, mais à deux, qu’une union féconde était toujours de l’égoïsme, à trois, à quatre, à cinq. Telle n’était pas l’opinion d’Eugène Geruzez. Tout père de famille qu’il était, il croyait qu’il devait toujours s’occuper des autres et négliger les calculs mesquins de la prudence humaine qui certes ne sont pas agréés là-haut.

C’est en 1833 qu’Eugène Geruzez, après avoir modestement milité en qualité d’agrégé, dans les lycées de Paris, entra à la Faculté des lettres. M. Villemaineut la main assez heureuse pour le choisir comme suppléant de son cours d’éloquence française. Les jeunes gens de l’époque qui sont aujourd’hui des vieillards, se souviennent encore de l'éclat retentissant de cet enseignement de la Sorbonne qui attirait toute la capitale, triumvirat prodigieux qu’on ne reverra plus, MM. Cousin, Guizot et Villemain. La Révolution de 1830 yenaitde les porter au pouvoir ou à la chambre des pairs avec leurs amis triomphants. M. Villemain, cherchant autour de lui l’homme qui pouvait, sinon le faire oublier, du moins tenir sa place, devina tout ce qu’il y avait de lin, de délicat, de pénétrant dans l’esprit d’Eugène Geruzez. Il avait reconnu en lui quelques-unes des qualités dont la réunion fait la gloire de cet illustre maître et le célèbre critique, le professeur éloquent qui était devenu un homme d’Etat, crut se survivre à lui-même dans la chaire de la Sorbonne en la confiant à notre ami.

Eugène Geruzez avait en elfet trouvé sa voie. Prenant pour modèle le titulaire qu’il suppléait, il allia

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toujours dans ses savantes leçons, au goût le plus pur l’émotion qui lui donne tout son prix. « Il nous enseignait, dit M. Prévost-Paradol dans la dernière allocution qu’il adressa à son maître bien-aimé, il nous enseignait les lettres françaises avec les meilleures qualités de l’esprit français. Ses leçons n’étaient pas seulement savantes; il portait un sens exquis dans ses jugements, une grâce simple et naturelle dans son langage, et l’on sentait dans toutes ses paroles une douceur mêlée de finesse bien propre à nous rappeler qu’il était le concitoyen de la Fontaine. »

Pendant dix-neuf ans, Eugène Geruzez a porté avec un grand succès cet écrasant fardeau, pour nous servir d’une expression que nous empruntons à M. Gandar, son collègue à la Sorbonne et aussi son élève.

Il était naturel de penser qu’un suppléant pour ainsi dire émérite deviendrait enfin titulaire, lorsque la chaire d’éloquence française serait définitivement vacante. Elle le fut en 1852 , et ce n’est pas Eugène Geruzez qui y fut nommé. Cruelle déception pour ses amis, pour sa famille, pour ses auditeurs et pour luimême 1 II s’en est plaint quelquefois, mais sans amertume, quoique la blessure fût profonde et que le ' chagrin qu’il en éprouva eût peut-être contribué à abréger ses jours. Cette criante injustice a été consommée cependant , malgré les pressantes réclamations de ses amis, malgré le bon droit , malgré l’équité la plus vulgaire. Eugène Geruzez était docteur ès lettres depuis 1836 , agrégé de là Faculté depuis 1840 , maître de conférence à l’École normale. Un enseignement irréprochable de dix-neuf ans, des ouvrages honorés quelquefois des distinctions de l’A-

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cadémie française et répanduspartout, tous ces titres ont été méconnus.

Le ministre assez malheureux pour céder à des préoccupations personnelles, ne voulut pas néanmoins séparer complètement Eugène Geruzez du théâtre de sa renommée. 11 le rattacha pour toujours à la Faculté des lettres par un emploi de secrétaire qui lui permit de rester au milieu de ceux dont il avait été si longtemps le collègue. Comme secrétaire de la Faculté, Eugène Geruzez se trouva en rapport avec les innombrables candidats au baccalauréat ès lettres, c’est-à-dire avec la fleur de la jeunesse française^ C’était encore pour lui comme une autre famille qu’il aidait de ses conseils, qu’il consolait assez souvent, qu’il réconfortait et protégeait. Les professeurs ses anciens collègues écoutaient volontiers cet excellent homme dont l’opinion était toujours à leurs yeux du plus grand prix. De quels égards ils l’entouraient ! Par quelle sincère affection ils cherchaient à lui prouver qu’il était toujours de la maison ! Le vénérable et savant doyen qu’ils viennent de perdre se distinguait entre tous par cette sorte de protestation muette contre un acte inqualifiable.

Malgré son titre officiel, Eugène Geruzez n’avait jamais cessé d’être tout autre chose qu’un administrateur. Dès 1833, il avait publié chez Delalain le père, qui fut son premier éditeur, un cours élémentaire de philosophie, qui a eu plusieurs éditions. La seconde édition de cet ouvrage, faite en 1834, est dédiée à M. Villemain qui n’était alors que vice-président du conseil royal de l’instruction publique et pair de France, mais qu’Eugène Geruzez

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regardait avec raison comme son maître le plus illustre, et qui s’est peut-être décidé à le choisir pour son suppléant parce qu’il reconnaissait en lui un esprit philosophique, nous voulons dire spiritualiste, élevé et tout à fait capable de traiter les questions littéraires avec profondeur. Ce modeste livre qui n’est, d’après l’auteur lui-même, qu’un résumé des doctrines philosophiques les plus pures du dix-neuvième siècle, était destiné aux futurs bacheliers ès lettres qu’il devait guider dans une étude trop souvent aride et dangereuse.

Il s’est fait autour de ce petit manuel beaucoup plus de bruit que ne le supposait Eugène Geruzez lui-même. Il a été l’occasion d’un procès commencé en 1844 et qui s’est terminé en 1845 par un succès judiciaire dont notre ami avait le droit d’être lier. G’est à TUniversité même qu’on s’attaquait dans sa personne. Quoiqu’il fût d’humeur essentiellement pacifique, il ne crut pas devoir tolérer des attaques dirigées principalement contre une institution qui lui était chère et demanda aux tribunaux réparation des calomnies odieuses qu’il méritait moins que personne. Secondé par l’éloquence désintéressée du plus célèbre avocat du temps, de M* Bethmont, Eugène Geruzez sortit triomphant de ce combat judiciaire où les brochures abondèrent et où notre ami ne s'épargna pas non plus. Nous avons conservé comme une relique un de ces factums signés de lui, qui est un modèle de fine plaisanterie et de raisonnement. On n’attendait pas moins de l’auteur d’un cours de philosophie, d’un professeur d’éloquence française à la Sorbonne, un peu plus fort et beaucoup plus modéré que ses adversaires qui se trompaient d’époque.

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Dans cette année 1 845, Eugène Geruzez publiait, chez le même éditeur Delalain , un manuel de littérature, destiné également au baccalauréat ès lettres et qui répondait parfaitement au nouveau programme promulgué par M. Cousin, lorsqu’il était ministre de l’instruction publique, manuel que notre ami a complété un peu plus tard (1849) par des études littéraires sur les ouvrages français prescrits pour l’examen du baccalauréat. Ces deux ouvrages élémentaires ont obtenu un légitime succès et ont été réédités presque tous les ans ; car ils sont d’un maître et portent l’empreinte d’un enseignement plus élevé.

Eugène Geruzez l’exposait avec autorité devant l’auditoire sympathique de la- Sorbonne, qui remplissait jusqu’au comble la salle du rez-de-chaussée, et où nous l’avons entendu souvent nous -même. Ces précieuses leçons semées d’aperçus si ingénieux et qui étaient non-seulement un cours de littérature, mais aussi un cours de morale , auraient pu s’évanouir comme la parole du maître. Dieu merci, il n’en a pas été ainsi ; elles revivent dans les livres d’Eugène Geruzez et ne périront pas. Dès 1837, il publiait une histoire de l’éloquence politique et religieuse en France, depuis le quatorzième jusqu’au seizième siècle, histoire qui résumait ses leçons précédentes, sans les reproduire textuellement; car il comprenait parfaitement que la parole écrite doit différer beaucoup de la parole improvisée. En 1845, nouveaux essais d’histoire littéraire qui complétaient l’histoire de 1837 et qui obtinrent en l'846 les prix Gobert et Bordin, et plus tard, de l’Acadé/nie française, un des prix Montyon. Presque

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chaque année, depuis cetle époque, c’est-à-dire, en 1847 , en 1848 , en 1849 , en 1850 , Eugène Geruzez s’occupa de populariser les chefs-d’œuvre de notre langue et de les mettre à la portée de la jeunesse de nos écoles par des épurations scrupuleuses et par un commentaire dont les hommes d’un âge mûr peuvent aussi faire leur profit. C’est ainsi que ses excellentes études sur Boileau, sur les fables de la Fontaine, sur le théâtre de Corneille, de Racine, de Voltaire, sont devenues classiques, tant on a rendu justice à ses appréciations si sûres, à ses notices d’un goût si irréprochable, et grâce âussi à cet habile propagateur de bons livres qu’on appelle L. Hachette. Au moment même où notre ami était arrivé à la maturité de son talent, où son nom faisait autorité, il est arraché de sa chaire d’éloquence française et exilé dans un bureau de comptabilité. Mais le professeur, le littérateur éminent ne se laissa pas submerger dans cet amas de paperasses et d'argent. Quoique sa comptabilité fût un modèle d’exactitude et de clarté, et qu’il s’en occupât avec cette conscience qu’il apportait à l’accomplissement de tous ses devoirs , il revenait passionnément aux chères études de sa jeunesse; il développait dans le silence de la méditation, il améliorait , refondait , transformait complètement les ouvrages qu’il avait déjà publiés. C’est à ces révisions sévères que nous devons ses Essais d'histoire littéraire en deux volumes qui ont paru en 1853 , son Histoire de la littérature française pendant la révolution ( 1856 ) , une nouvelle édition de la Littérature française ou plutôt une bis- ' toire tout à lait nouvelle de cette littérature en deux volumes ( 1861 ).

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Mais le poids des années commençait à se faire sentir. Les nobles traits de notre ami s’altéraient visiblement. Sesyeux s’affaiblissaient; ce travailcontinu de méditation et de cabinet achevait d’épuiser ses forces. 11 voulut mettre un intervalle entre l’affranchissement définitif de tout devoir officiel et la mort. Il demanda et obtint sa retraite il y a quelques mois seulement. M. Duruy s’est honoré à jamais auprès des amis de l’Université en conférant à Eugène Geruzez le titre de professeur honoraire de la Faculté des lettres, titre qu’il avait si bien mérité et qui a pu le consoler de l’injuste disgrâce dont il a été frappé.

Si Eugène Geruzez avait pris sa retraite, il était loin de la considérer comme un temps de repos. L’amour des lettres est une passion qui n’a d’autre terme que celui de la vie. On peut dire que c’est un livre à la main qu’il est mort. Nous l’avons fréquemment visité dans sa studieuse retraite et nous n'avons pas tardé à nous convaincre que le cœur ne vieillit pas, non plus que l’esprit. Quelle bienveillance! quelle charmante conversation ! quel feu roulant d’épigrammes gans fiel ! car c’était surtout dans l’intimité qu’il se laissait aller à son esprit naturel. Les indifférents le rendaient silencieux ; il avait un air morose en public. Mais qu’un vieil ami ou le fils d’un vieil ami survînt, ce n’était plus le môme homme. Le voilà tout à coup transfiguré. Tel il était encore, lorsqu’il entrevoyait un de ses enfants. Comme il savait se faire petit avec sa petite-fille 1 comme il savait adoucir son ton magistral en l’embrassant d’un regard paternel 1

Malgré la fatigue trop visible qui courbait sa taille,

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malgré un,e certaine lourdeur qui l’envahissait, sans qu’il s’en aperçût, Eugène Geruzez restait fidèle aux habitudes littéraires de toute sa vie. Presque chaque semaine un article brillant de verve allait enrichir quelque recueil périodique. Notre ami ne reculait mémo pas devant un travail de plus longue haleine et s’était engagé à publier une édition nouvelle des œuvres de Boileau en plusieurs volumes, avec un commentaire et des notes qui auraient fait oublier l’édition de Brossette. N’avait-il pas rassemblé déjà d’innombrables matériaux? C’étaitl’objet de sa constante préoccupation. Que de fois ne nous a-t-il pas entretenu de ce projet qui aurait été le digne couronnement de sa vieillesse? Hélas ! la mort ne lui a pas permis de l’achever et l’œuvre est restée à l’état d’ébauche. Le mal inexplicable dont Eugène Geruzez était atteint, s’aggravait de jour en jour. La décomposition fut bien lente, mais continue , tant cette nature était énergique. En vain, toutes les ressources de l’art , toutes les délicatesses de l’affection la plus dévouée et la plus ingénieuse furent déployées. Il fallut se résigner à celte grande perte. Le malade nous donnait l’exemple du courage, et ne voyait dans les maux qu’il souffrait qu’une nouvelle preuve de l’affection dont il était environné. Il expira dans les bras de sa digne compagne et de ses enfants en pleurs, le 29 mai 1865 .

Nous l’avons tous accompagné à sa dernière demeure, ses amis d’enfance , M. Andouillet, M. Paulin Paris, ses condisciples de l’École normale, M.L.Quicherat, M. Augustin Cournot, M. Barbet, avecles représentants les plus illustres de la Faculté des lettres et de la littérature, avec ses anciens élèves, cortège

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