‹ MélangesChapitre 65 sur 80 · ASSOCIATION DE SAINT- JOSEPH · texte numérisé non relu

ASSOCIATION DE SAINT- JOSEPH

tuitement pendant plusieurs jours. On le place ensuite, selon l'état qu'il veut embrasser, chez des personnes sûres, où il n'entend que de bonjj cliscours , où il ne reçoit que de bons exemples et d'utiles conseils , où le repos du jour saint est observé inviolablement. Ce n'est pas assez, il faut encore qu'après les heures du travail les jeunes apprentis soient préservés des dangers qu'ils rencontreraient dans les lieux où ils logent et où ils prennent leurs repas. On y parvient en leur désignant , dans les difFérens quartiers de Paris, des auberges tenues par des gens religieux, et d'où l'exactitude même avec laquelle on y garde les lois de l'Eglise, et spécialement celle de l'abstinence, écarte les ouvriers dont la fréquentation serait à craindre. Enfin, M. le préfet de Paris , empressé de concourir à une œuvre si importante, a mis à la disposition des missionnaires un vaste local, dans lequel les jeunes gens, qui sont l'objet de leur sollicitude, se réunissent les dimanches et les fêtes, et assistent à l'office divin , que suit toujours une instruction appropriée à leurs besoins. Ces pieux exercices terminés, ils sortent dans les cours où divers amuse mens leur ont été préparés. Comme autrefois au Paraguay , le missionnaire préside aux jeux qu'une gaieté innocente anime. C'est ainsi qu'on rend les hommes bons , heureux , et heureux par leur bonté même, parcequ'ils connaissent et remplissent des devoirs. C'est ainsi qu'on sert tout ensemble la religion , l'état , les familles.

DE l'aVENIH. 289

Il n'est pas un homme de bien, pas un chrétien, qui ne doive prendre un vif intérêt à \ Association de Saint-Joseph y et désirer qu'elle s'affermisse et s'accroisse de plus en plus. Mais on comprend qu'une pareille œuvre ne saurait se soutenir sans des frais considérables. Ceux qui l'ont fondée en attendent une récompense qui n'est pas de ce monde ; ceux qui contribueront à la perpétuer auront part à cette récompense , et aux touchantes bénédictions d'une jeunesse jusqu'ici abandonnée , et qui leur devra le plus grand bienfait que l'homme puisse devoir à l'homme , la conservation de sa foi et de ses mœurs.

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