UNE VICTIME DE HENRI IV
ET
Christofle de Harlay, comte de Beaumont, était fils de Achille de Harlay, premier président au Parlement de Paris. Nommé ambassadeur en Angleterre, il y partit en 1602 avec sa femmcv Anne Rabot d'IUins (1), d'une famille de Dauphiné, et une de ses proches parentes, M'^® de La Haye, ou plutôt des Essarts (2), fille naturelle de Charlotte de Harlay (qui avait épousé, en premières noces, Jean de la Rivière, Sieur de Cheny ou Ceny), et de François des Essarts, Sieur de Sautour en Champagne. M'^^ de La Haj-e devint bientôt la maîtresse de Christofle de Harlay et le resta pendant tout son séjour à Londres. Sa réputation de grande beauté qui Pavait précédée à son retour en France, en 1607, avec M. de Beaumont, attira l'attention de Henri IV. Le Vert-Galant eut aussitôt la pensée d'ajouter ce nouveau fleuron à sa couronne d'amant toujours heureux, et M"* de La Haye se garda bien de lui opposer la moindre résistance. Elle usa même de sa faveur pour nuire à M. de Beaumont, qui fut promptement disgracié. Dans une longue ode à M. des Yveteaux (elle n'est pas sans mérite), M.
(1) Le contrat de mariage de Christofle de Beaumont et d Anne Rabot, insinué le 13 juin 1599, se trouve aux Archives nationales : Insinuations du Châtelet, Y 139, f, 284'.
(2) M"* Des Essarts, après sa rupture avec Henry IV, dont elle eut deux filles, fut la maîtresse de Louis de Lorraine, devenu cardinal de Guise, qui lui donna également plusieurs enfants; enfin, elle épousa, le 4 novembre 1630, le maréchal de L'Hospital, et mourut en 1651.
de Beaumont semble avoir assez noblement accepté les conséquences (le la méchante humeur de son maître (1).
Je n'ay point d'un fol attentat,
Conspiré contre son Estât
Ny troublé ses peuples tranquilles ;
D'effecl ny de consentement,
Je n'ay jamais perfidement
Ouvert à l'Espagne ses villes...
Seulement, et c'est mon regret, Je ne fus pas assez discret Et ne pus tenir mon courage, Me monstrant, contre mon devoir.
Quasi sans m'en apercevoir, Beaucoup plus sensible que sage.
Mais l'honneur, mon second soleil.
De l'homme est tendre comme l'œil.
Ayant les qualitez esgales :
Il faut mourir ou le sauver, Et tout ainsi le conserver Qu'on faisoit le feu des Vestales.
Si donc ce prompt ressentiment
M'a faict sans dessein, franchement,
Parler avec trop d'innocence.
Le Roy, jugeant la vérité.
Et ma grande sincérité,
Ne doit garder aucune offence.
Cependant, goustant les plaisirs Des champs, et bornant mes désirs Dans ma famille bien heureuse, J'espère de m'y porter mieux Que parmy les bruicts envieux De la cour légère et trompeuse.
Désormais je veux nuicl et jour.
Exempt des tourmens de l'Amour,
(1) Il est question de celte ode dans un passage de Pierre de L'Estoile, du 21 juin 16(>7 : « M. Despinelle m'a donné des vers françois assez bien faits sur la disgrâce du conate de Beaumont à cause de La Haye, favorite de Sa Majesté ». Despinelle était grand amateur de poésie. C'est ù lui que l'on doit le recueil collectif : Les Muse* françaises Ralliées de Diverses Paris, Ijîtl», IGOO. 1G03, etc. L'Ode à Cléomède (Des Yveteaux) a paru pour la première fois dans Le Temple d'Apollon, 1611.
Sacrifier au bon Génie, Et surmontant les passions Qui troublent nos affections M'exempter de leur tyrannie...
Mais ce dont il ne parle pas, et ce à quoy Des Yveteaux fait allusion dans sa réponse (1) :
Les Princes ont divers objects Pour s'offencer de leurs subjects, Il ne faut qu'une jalousie Pour leur colère deslier ; Nous les voyons tout oublier Quand ils en ont l'âme saisie.
Si nostre honneur est un soleil.
Le leur est tendre comme l'œil.
L'image d'un dessein les blesse.
Et s'opposer à leur ardeur C'est les piquer sur la grandeur :
Les sages fuyent ceste presse. . .
c'est au motif de cette méchante humeur et au procédé assez peu chevaleresque dont il s'était servi dans l'espérance de compromettre à son tour M"* de La Haye : il avait mis sous les yeux du roi les lettres passionnées qu'elle lui avait écrites, et peut-être trois sonnets dont nous parlerons plus loin. Henri IV ne se faisait aucune illusion sur la vertu passée de sa nouvelle favorite ; mais cette communication amena un refroidissement sensible entre les deux amoureux, refroidissement qui aboutit bientôt à une rupture. M. de Beaumont ne reconquit jamais complètement les bonnes grâces royales et mourut, avant son père, en 1616.
Les manuscrits de la Bibliothèque de la Chambre des Députés, 1232 (2), et de la Bibliothèque Nationale, 10.329, fonds latin,
(1) Responce aux vers du courtisan disgracié, par le sieur Des Yveteaux : C'est bien faict de ne s'étonner. (^Cabinet Satyrique, 1618.)
(2) Le Ms. de la Bibliothèque de la Chambre des Députés est l'œuvre du fils de Christofle de Harlay, il y a recueilli, en dehors des pièces de son père, nombre d'autres appartenant à des auteurs du xvii' siècle, dont un assez grand nombre sont inédites.
f. 216, renferment les sonnets que le comte de Beaumont avait adressés à M"' de La Haye, avec trois réponses de cette dernière. Il est facile de préciser la date de ces sonnets : les premiers ont été écrits cinq années après que le cœur de M. de Beaumont « avait été enflammé », c'est-à-dire en 1607, à la veille du jour où sa maîtresse allait passer de ses bras dans ceux de Henri lY !
Beaumont-Harlay exhale les doléances ordinaires des amoureux : Ils se plaignent d'abord des cruautés de leur dame et finissent toujours par déclarer qu'ils sont contents de leur
sort !
J'ay pensé de dépit me deslier mes fers, Et contre mon humeur désirer d'estre libre, Pour m'oster du martyre où l'Amour me fait vivre Par l'esprit inconstant de celle que je sers.
Mon courage disoit : « Ha ! dépit, tu me pers, Je m'en repentiray, bien que tu me délivre. » Mais mon cœur combatist et ne le voulust suyvre, Détestant le dessein d'un acte sy pervers.
Fut-ce Amour, sa beauté ou ma foy trop constante
Qui retinst du depil la rage violente?
Non, c'est mon pur Destin qui l'a seul arresté,
Et m'a de sy longtemps réduit en servitude, Qu'ainsy qu'un vieil Esclave ayant fait habitude De mes fers, je les ayrae et hay ma liberté.
Le dépit en amour qui naist de jalousie Ou d'offence, ou souvent d'imagination, Est mauvais médecin pour une affection Qu'on a longtemps gardée dedans sa fantaisie.
Par sa rage, il nous fait entrer en frénésie Plus que non pas l'Amour avecque sa passion. Et celuy qui s'y donne avecque intention D'en guérir, il ressent son âme plus saysie.
C'est changement de mal et non pas guarison, Sy bien que qui aura tant soit peu de rayson, Fuyra ce faulx remède, et quand la destinée
N'eust ordonné mes fers pour les porter tousjours, Plustost que pour les rompre esprouver son secours, . Je verrois à jamais mon àme estre enchaynée.
Puisqu'il fault qu'à la fin ne pouvant plus souffrir Tant d'injures et d'affronts de cette âme infidelle, Forcé par le dépit, je me départs d'elle Pour sauver mon honneur qu'elle me veult ravyr.
J'ayme plustost me mettre en danger de mourir, Souffrant un tel effort que la honte cruelle De veoir, m'ayant promis une amour éternelle, Que par d'autres Amans elle se fait servir.
Dieux ! faittes-moy justice, ou me donnez courage Pour me pouvoir venger d'un sy cruel outrage. Car le cœur me deffault ; mon âme et tous les sens
Me veulent tous quitter plustost que je la quitte ! Las, quelle trahison ! 0 Dieux ! je vous dépite Si vous ne me vengez du tort que je ressens.
Mlle de La Haye était fort coquette ; le comte de Beaumont ne respire que vengeance. Est-ce déjà la silhouette de Henri IV qui se dessine à Thorizon sous le nom de Grand Jupiter?
Quand je pense souvent que je sers une dame,
La plus belle aujourd'huy qui soit dessoubs les Cieux,
Je croy par ce bonheur de surpasser les Dieux,
Et pour le conserver j'hasarderois mon âme.
Mais quand pour trop l'aymer la Jalousie entame Mon cœur de mille traits et me rend furieux, Craintif et défilant et par trop curieux, Sans plaisir, sans repos, je dépite ma flame,
De sorte que voyant ma peyne surpasser,
Mon bonheur, je voudrois ou la pouvoir laisser.
Ou d'estre moins heureux, ou qu'elle feust moins belle;
Car c'est assez d'avoir peu cinq ans l'arrester, Et la sauver des mains de ce Grand Juppiter. La garde des Beautez enfin est infidelle.
Le pauvre Beaumont-Harlay est négligé ; pour ramener sa
maîtresse il lui fait remettre un sonnet, dans lequel il se lamente de ne plus la posséder qu'en songe :
Les songes sont trompeurs, je l'expériraentay L'autre Nuict en dormant, mais lors ils peuvent plaire Quand en charmant les sens, ils viennent à nous faire Jouyr de quelque object dont l'esprit est tenté :
Je songeois fermement de me veoir transporté Avecque ma Maistresse en un bois solitaire. Mais las ! avec douleur je cogneus le contraire Me trouvant dans mon lict de regret tourmenté.
Touttefois j'eus plaisir en cette tromperie
De parler, de baiser, et en ma resverie
De me mettre en humeur de passer plus avant ;
Mais enfin je m'esveille et feus, plein de tristesse, Semblable à Yxion qui, croyant sa maistresse Junon entre ses bras, n'embrassa que du vent.
Et il lui rappelle leurs amours passées :
Tout ainsy que l'on voit mille et mille estincelles Bluettcr dans ce feu de bois vert allumé. Je ressens de mon cœur par l'Amour animé Sortir mille pensers et mille ardeurs nouvelles,
Dieux ! ayant esprouvc tant de chaud en mes moiielles Depuis cinq ans entiers que je suis enflamme, Comment mon corps n'est-il tout à fait consommé ? Suis-je prédestiné aux flammes éternelles ?
Un démon me respond : « Hé quoy ! ne sçais-tu pas Ingrat que ce beau feu, dont tu brusle icy bas. Est conceu dans les yeux d'une belle Caritc !
O fiebvreux insensé ! ô bienheureux Amant !
De brusler dans un feu continuellement
Où Jupin brusleroit avecque trop de mérite ! ».
M^'^ de La Haye lui répond, le prenant sur un ton de dignité offensée et presque menaçant; Henri IV a passé par là!
Je suis fort obligé à ce gentil Démon Qui ayant eu là hault parfaite cognoissance De ma rare beauté, comme de ma naissance, T'a si bien respondu, malheureux Caleron.
Hé quoy ! c'est donc ainsy qu'avecques trahison Tu te plains de tes feiuc, et vantes ta constance ! O fiehvreux insensé ! souviens-toy de l'offence Que tu fais maintenant, j'en auray la rayson.
Je veux que désormais tu changes de langage. Et redoublant tes feux, comme aussy ton servage, Te faire ressentir que c'est que d'irriter
Une Divinité, qui s'est bien voulu rendre
Humaine, et du liault Ciel en ton Beaumont descendre
Pour de là mespriser le puissant Juppiter.
Le comte de Beaumont ne demandait qu'à être battu... et content. Il fait amende honorable :
Pardonnez à ma fîebvre, ou bien accusez-vous De luy avoir donné sur moy trop de puissance, Car comme un Astre saint avec vostre influence Vous pouvez destourner le mal qui vient sur nous.
La fiebvre a fait sur moy l'effort commun à tous Me troublant mon esprit avec sa violence, Sy j'ay donc blasphémé, c'est par pure innocence Et, pour ce, je mérite un chastiment plus doux.
Tant que j'auray d'esprit et de sang dans mes veynes, J'adoreray tousjours vos beautez plus qu'humaines Et ne me lasseray jamais en vous aymant.
Néantmoings vengez-vous, ce me sera délice D'embrasser chèrement de vos mains mon supplice, Et veoir croistre mes feux, mes fers et mon tourment !
La réplique est celle d'une reine (elle l'était déjà de la main gauche) qui consent à pardonner et même à oublier :
Celuy qui par rencontre ou par témérité Toucha tant seulement le sceptre d' Alexandre , Comme un vray Criminel soudain feust mené pendre Pour monstrer le respect deub h la Majesté.
Ainsy les insensez, qui par simplicité Vont mesdisant des Roys quand on vient à les prendre. Sont punis pour l'exemple afin de faire apprendre Au Peuple à n'offencer en rien la Royaulté.
Donc comme une Déesse, avec plus de Justice, Je te pourvois punir, mais au lieu du supplice Je te donne ta grâce, et te jure ma foy
Que jamais je n'auray contre toy de vengeance, Et puisque tu me sers avec tant de constance Que jamais icy-bas je n'aymeray que toy.
Le pardon tombe sur un amant fatigué... qui ose le dire ! Ce n'était pas l'attitude qui convenait dans la circonstance ; l'aveu de M. de Beaumont prouve sa naïveté, et... combien maladroite !
Mon cœur vostre dessein est remply de courage De vouloir promptement par vos yeux me guérir, Et d'envyer le Ciel et ne pouvoir souflVir Qu'autre seuUe que vous aye cet advanlage.
Car la gloire en est deiie à vostre beau visage Et à ses beaux Soleilz qui font vivre et mourir, Et comme Scorpions peuvent soudain servir Eux-mesmes à guérir leur piqueure et leur rage.
Je les crois pouvoir tout, ne doutant nullement De leur grande vertu, mais je crains seulement Que mon mal, ayant pris sy profonde racyne,
Aist sy fort affaibly mes membres languissans
Que quand bien je verrois vos beaux yeux tout puissans,
Je ne peusse esprouver leur douce médecine.
La fatigue si opportune de M. de Beaumont incite M^i^ de La Haye à se montrer généreuse ; elle veut l'être à un tel degré qu'on peut douter de sa sincérité :
Prends courage ma vye et ne laisse pourtant D' esprouver mon remède à ton mal salutaire, Et me donne l' honneur de t'en pouvoir de/faire Contre le Ciel cruel qui nous va tourmentant.
Quand bien ton mal iroit tous les jours augmentant, J'arrestcray son cours malgré le sort contraire, Et sy la grand' rigueur de ta fiebvre a peu faire Ton sang plus refroidy et ton corps moins puissant,
Je te reschaufferay , et ta force perdue
Te sera par mes yeux tout à l'instant rendue
Quand tu les reverras. Guéry-toy donc mon cœur.
Et prends en mon amour parfaitte confiance. Et fais que mon courage enfin reste vainqueur Du Ciel et de ta fiebvre et de ta deffiance.
Le pauvre Beaumont n'était-il pas convaincu ? Il insiste sur sa fièvre et sur son amour :
Au plus fort de ma fiebvre, ô ma belle Déesse ! J'invoque ton beau nom et me vay figurant Ton visage et tes yeux, puis en les adorant Je souspire et je pleure et me fonds en tristesse.
Mais, certes, je mourrois enragé de détresse Sy la mort par surprise alloit me retirant. Sans que je peusse au moins partir en respirant L'amour et la beauté de ma chère Maistresse.
C'est pourquoy pour m'oster d'un sj»^ grand désespoir Je te prie, mon cœur, que je te puisse veoir Une fois seullement paravant que je meure.
Car autrement tu sçais quelle est ma passion,
Et que pour trop aymer de pure affection
Je mesprise la vie et meurs cent fois par heure.
Mlle de La Haye ne pouvait mieux faire que de mourir en vers avec Beaumont pour revivre en réalité avec Henri IV. Le bon Henri a dû bien rire de la crédulité de son ex-ambassadeur en Angleterre, quand celui-ci, pour se venger de sa disgrâce, à la suite des méchants propos de son ancienne amie, lui a remis les lettres passionnées et les sonnets brûlants qu'il avait gardés précieusement !
Quand je pense à ton mal, mon Caleron fidelle.
Je souffre comme toy la mesme passion,
Je souspire, je pleure, et par compassion
Qu Amour fait naistre en moy, fort souvent je t'appelle.
Je mourrois de regret sy la mort trop cruelle T'emportoit sans me veoir, et mon affliction Suivroit bien tost ta mort, car l'appréhension Seullement me tourmente et fait penser à elle.
Mais, mon Cœur, il fault vivre et ne fault plus penser A mourir, c'est par trop follement m' offenser Puisque j'ay dans ma main les Destins de ta vie.
Mon Cœur, vivez pour moy, et fermement croyez Que je meurs comme vous, mais que sy vous mouriez Tout à fait, je n'aurois de vivre plus d'envie.
Voici la liste des pièces qui composent l'œuvre poétique du comte de Beaumont-Harlay, et qui ont été recueillies par son fils dans le manuscrit 1232 de la Bibliothèque de la Chambre des Députés, en dehors des neuf sonnets ci-dessus :
Ff. 1 à 8. Histoire des Amours de Léandre et de Héro, par M. le comte de Bcaumont, mon père estant fort jeune (468 vers environ) : Muse, raconte-moi, ce clair flambeau tesmoing.
F. ll'^^. Responce de M"* d'Entragues au marquis de Bréval, faite par le comte de Beaumont (136 v.) : Bréval, je ne sçays pourquoy.
F. 12^'. Ode du comte de Beaumont au duc de Bellegarde, Grand escuyer de France (48 st. de 10 v.) : Astre qui luys dedans la Cour.
F. 15^'. Stances de M. le comte de Beaumont, mon père, pendant qu'il avoit la fièvre quarte (18 st. de 6 v.) : Seigneur, entends la voùi: de mon humble prière.
F. 16*. Première lettre que mon père escrivit avant d'espouser feue ma mère (en prose) (1).
F. 17. Regrets sur une absence, par le comte de Beaumont, mon père (11 st. de 4 v.) : Dis-moy comment se peut-il faire.
A ces pièces, il faut ajouter L'Ode à Clcomède (Des Yveteaux), qui a paru pour la première fois dans Le Temple d'Apollon (1611).
(1) « Mademoiselle, je vous envoyé ce gentilhomme pour vous baiser les mains attendant que j aye l'honneur de vous rendre ce debvoir raoy-raesme. Il vous tesmoignera combien j'honore la réputation de vostre mérite et de quelle afTeclion je souhaitte vostre bonne grAce. J'espère estre bienlost à Grenoble pour vous en asseurer davantage et me donner à vostre service y engageant dès maintenant mes noms (?) et mes désirs pour n'en plus disposer que par vostre commandement comme vostre...
Signé : Beaumont. »
IMONTCHRÉTIEN