‹ MélangesChapitre 74 sur 92 · LIGNIÈRES ET SON BEAU-FRERE TROUILLART · texte numérisé non relu

LIGNIÈRES ET SON BEAU-FRERE TROUILLART

Que le pendart raourroit de faim.

C'est une chose avantageuse, Mais quelquefois un peu fâcheuse D'avoir un Prince pour voisin, A moins qu'on ne soit son cousin.

Pour revenir à mon affaire, Je te dirai que mon beau-frère Vouloit aller voir ton Colbert, Qui très utilement te sert.

Par ton Colbert il est facile De deviner que c'est Gourville.

Ces deux gros hommes autrefois Se sont vus en quelques endroits ; Et je n'ai garde de te taire Que Gourville qui t'a su plaire, Par son extrême jugement, A baisé vigoureusement Une tante de mon beau-frère !

Si dans ton auguste Palais Ce gros pifre paroît jamais Pour te faire la révérence, Je te fais savoir par avance Que tu te divertiras bien De la figure et de la pance De cet homme assez grand terrien.

Mais je te veux encore écrire, Que tu ne peux au nez lui rire, Parcequ'il a perdu le sien Dans un combat vénérien.

Condé, si ce que je demande Avec une humilité grande, Tiroit à conséquence un peu.

Tu prendras ce que je te mande Pour des chansons et pour un jeu.

Cette requête fut-elle accueillie par Condé? C'est proljable.

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