‹ Mélanges Godefroid KurthChapitre 67 sur 91 · Un autre coupe sa main droite poar le même motif · texte numérisé non relu

Un autre coupe sa main droite poar le même motif

5. Le Dieu incarné (Krsna) lave les pieds de ses serviteurs. Or, dans le Mahabliarata, c'est à des brahmanes que Krsna lave les pieds.

(') Ce qui rend la question difficile, c'est que la date de la Bhagavadgita reste, malgré bien des efforts, incertaine. M. Hoj)kins la croit postérieure au clîîstianisme, comme aussi M. Grierson, comme plusieurs autres. Les tenants de l'opinion contraire sont nombreux.

(2) Il me parait raisonnable, si on écarte rhyi)othèse de l'importation chrétienne (le la « dévotion », — hypothèse bien lourde, — d'en chercher les origines dans le culte des Bouddhas, non i)as dans le ])aganisme hindou.

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leuv souffrance, je me résous à cette souffrance ; je la supporte ; je ne m'y soustrais pas; je n'en ai pas peur... Ne faut-il pas que je porte le fardeau de toutes les créatures ? Ce n'est donc pas chez moi acte de bon plaisir, car j'ai fait le vœu de sauver toutes les ci'éatures » (').

Louis DE LA Yallke Poussin.

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Cj X'ajriuUivajasutra, ou « livre de l'éleiidard du diamant », cité dans ('iksasaniuccava, \). 280. — Cette doctrine qu'on j)uisse souffrir à la i)lace d'autrui, constitue, au point de vue du Bouddhisme orthodoxe, comme au point de vue hindou en général, une monstruosité : chacun, en effet, récollera ce (ju'il a semé, mangera le fruit de ses (vuvres. — Il faut ajouter que si le futur Bouddlia rèye de i)rcndre sur lui la souffrance et le ])éché d'autrui, en fait, il est à l'abri de toute souffrance et de tout péché. Il sauve les ilaninés par rai)i)licati()n de son méviie (jniiiyapurinamuna).

La Transi a fi o S. Mercnrii Bcnerenltim

Le récit de la translation de S. Mercure à Bénévent, en 768, est un document fort curieux et de quelque importance pour l'histoire de l'Italie sous la domination lombarde S'il a été souvent cité, il s'en faut que la critique ait dit son dernier mot sur la valeur historique du morceau. Waitz l'a réimprimé parmi les Scriptores rerum Langobardicariini (') sans juger nécessaire de le caractériser ou d'en démêler les sources, et nous en sommes restés, pour l'apprécier, aux dissertations érudites et abondantes de Giovardi (^) et de Borgia ('). Je ne veux point contester le mérite, très réel, de ces savants ; mais ils ne tenaient jjoint tous les éléments du problème. Faute d'avoir remarqué un texte, perdu dans une vaste compilation, ils n'ont point su fixer la portée véritable du document. Nous croyons qu'une étude attentive de l'ensemble de la pièce peut conduire à des résultats nouveaux.

La Translatio S. Mercnrii nous est pai'venue en trois rédactions. Celle qui paraît la plus ancienne (') n'a été conservée que dans un manuscrit incomplet. La seconde rédaction (■"') et surtout le i-écit métrique (•') qui se rapproche davantage de la première, suffisent à

(') M. G., Scr. rerum langob., pp. 57()-r)8o.

(^) Acln Piissionin et 'rriinsliitionis saiicloriuii ntartyriim Mercnrii oc XII fratrum. Romae, i-j'io.

(•'*) Memoria istoriche délia ponti/iciit ciltà di Benevenlu. Roma, 170^!. t. I, ]). 207-232.

(■*) Dibliotheca hiiffiogr. lalitui, u. r)<)"{l).

(:') B. H. L., u. öl).'};.

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