CHEVALIERS
Il n'y a, dans les Chevaliers, qu'un seul stasimon (v. 973-996), après la première parabase. Cléon et le Charcutier se sont retirés pour aller chercher leurs oracles; la scène est vide. Les choreutes échangent des plaisanteries sur Cléon. Le stasimon est composé de deux strophes de douze vers glyconiens. Dans la première strophe (973-984) il est question de la violence de Cléon, que l'on compare à un pilon; dans la seconde (985-996) on raille en un calembour spirituel sa vénalité. Dans la première strophe l'interlocuteur raconte ce qu'il ἃ entendu dire de Cléon (ἤχουσ᾽ ἀντιλεγόντων) ; l'interlocuteur de la deuxième strophe semble se distinguer de celui de la première dès les premiers mots :
Ce vers marque nettement la distinction des deux strophes, et le mot ἔγωγε ne s'explique clairement que si la première strophe est attribuée à un demi-chœur, et la seconde à l’autre demi-chæur
qui donne la réplique au premier.