OISEAUX
C'est encore un mariage, le mariage de Pithétère et de Basileïa, qui sert de prétexte à l'exode des Oiseaux, et le chant d'hyménée en est encore la partie centrale. Mais la composition de l’ensemble du morceau n'est plus la même.
Un messager vient annoncer (v.1706-1719) l'arrivée des deux époux. Le coryphée, représentant le chœur, accueille cette nouvelle par un couplet rapide et enthousiaste. Il engage le chœur à chanter l'hyménée. Le chant d'hyménée qui répond à cette invitation du coryphée est divisé en deux strophes semblables (v. 1731-1736 — 1737-1742). Quelques manuscrits portent en note, aux vers 1720 et 1751, la mention #uy. Cette mention ne saurait être exacte pour le premier cas. L'invitation à chanter ne peut être dite ni par le chœur, puisqu'on y parle à la deuxième personne, ni par un demi-chœur, puisque le couplet n'a pas de correspondant. C'est donc le coryphée qui s'adresse au chœur. Au contraire les deux strophes 1731-1742 peuvent ètre chantées par chaque demi-chœur; elles sont opposées l’une à l’autre et séparées par la conjonction δέ. On serail tenté d'objecter, il est vrai, qu'en réalité ces deux strophes ne forment pas un groupe indépendant, qu’elles se relient à la strophe 1748-1754 consacrée à Zeus et terminée, comme les précédentes, par le refrain traditionnel, et que ces trois strophes, bien qu'inégales, forment un seul chant. C'est ainsi que, dans les Thesmophoriazousat et dans les Grenouilles le chœur répond par ses chants aux appels du coryphée, puis de Pithétère. Néanmoins l'attestation des manuscrits peut être considérée comme exacte, en ce qui concerne les deux strophes appariées. Après les avoir chantées tour à tour, les deux demi-
ME τὰ Foie TE LED Sr Pur. Lt = « PT NI R2S
ns ue ts δ "SM Dies ΟΝ .,
ILE, lat
pre
θέ A. COUAT
chœurs pouvaient se réunir pour chanter ensemble, sur un autre mètre, le souverain de l'Olympe, Zeus.
Après ce chant, Pithétère invite le chœur à le suivre, et celui-ci quitte l’orchestre en poussant, comme dansles Acharniens, le cride victoire τένελλα χαλλίνικος, qu'accompagnaient peut-être d'autres chants.